<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290</atom:id><lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 14:09:59 +0000</lastBuildDate><title>Epitre de Paul aux Romains</title><description>Le but de ce blog est de partager avec vous les richesses de l'épître de Paul aux Romains !</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/</link><managingEditor>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>16</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-61192239545889861</guid><pubDate>Sat, 02 Aug 2008 13:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T15:30:22.882+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 15,14 à 16,27</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;CONCLUSION DE L’EPITRE AUX ROMAINS&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1) Communications personnelles de Paul : Ch 15,14 à 33&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Raisons de son épître : v14 à 17&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bien que persuadé que les chrétiens de Rome étaient assez mûrs pour s’édifier dans la foi, la connaissance et l’amour entre eux : v 14, Paul explique ici les raisons qui l’ont poussé à écrire cette épître si complète et si pleine d’exhortations :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;1ère raison : le ministère que Dieu lui a confié&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : v 16a&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La mission que Paul a reçu de Dieu est d’être au service de Jésus-Christ pour les non-juifs. Il considère donc, conformément à l’ordre donné par le Seigneur avant Son départ : Matthieu 28,19-20, que la planète entière fait partie de son champ d’action. Comme il le dit au début de sa lettre, il se sent redevable envers tous les peuples d’annoncer l’Evangile par lequel il a été sauvé : Rom 1,14-15. Paul est, après l’apôtre Pierre, la 2ème grande figure du christianisme primitif, l’un pour les juifs, l’autre pour les païens : Galates 2,8&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;2ème raison : l’objectif de son ministère parmi les païens&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 16b&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le service auquel il se sent appelé auprès des païens, la pensée de Paul ne se limite pas à l’annonce du salut en Jésus-Christ. Son objectif est non seulement que les païens soient sauvés, mais qu’ils deviennent pour Dieu une offrande qui Lui soit agréable. Le ministère d’apôtre ne se limite pas à celui d’évangéliste. Il est aussi d’être enseignant, modèle et formateur auprès de ceux que Dieu lui confie : Col 1,28. C’est pour cette raison que, même sans connaître directement l’église de Rome, Paul se sent redevable de communiquer à ses frères en Christ la richesse de la connaissance que Dieu lui a donné par l’Esprit Saint : Rom 1,11 ; Ephés 3,1 à 3. Ce faisant, ce ne sont pas seulement les croyants de Rome, mais toutes les générations de croyants qui bénéficieront de son enseignement. L’ambition de Paul n’est pas seulement de s’acquitter du ministère que Dieu lui a confié, mais de bien le remplir et d’être, au jour de Jésus-Christ, fier de ce qui aura pu être fait à travers lui parmi les païens : v 17 ; Rom 14,10 à 12 ; 2 Tim 4,5. Cela devrait aussi être notre motivation à tous dans ce que Dieu nous confie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) Méthodes de travail : v 18 à 21&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après avoir expliqué les raisons qui l’ont poussé à écrire son épître à ses frères de Rome, Paul s’emploie maintenant à leur décrire de quelle manière il travaille pour s’acquitter du service qui lui a été confié. A ce sujet, il parle :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;du but qu’il vise : v 18 : l’obéissance &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;L’Evangile qui n’a pas pour objectif d’amener les croyants à l’obéissance est un faux évangile : Rom 1,5. Le péché étant entré dans le monde par la désobéissance, la réconciliation avec Dieu n’a de sens que si elle aboutit à l’obéissance. Seul celui qui fait la volonté de Dieu est connu par Lui : Mat 7,21 à 23&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;des moyens qu’il a à sa disposition : v 19a :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;L’œuvre de Dieu à travers Paul s’est faite de 3 manières :&lt;br /&gt;. par sa parole : prédication, enseignement : Actes 14,12 ; 20,7 à 9 ; 28,30 –31&lt;br /&gt;. par ses œuvres : 2 Cor 11,27 ; 1 Thes 2,9 ; 2 Thes 3,8 ; 2 Tim 3,10-11&lt;br /&gt;. par les miracles et les prodiges : guérisons : Actes 14,8 à 10 ; 19,11-12&lt;br /&gt;la même puissance, celle de l’Esprit- Saint étant à l’œuvre dans tous les cas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;de sa méthode de travail : v 19b à 21&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Partant de Jérusalem, comme le Seigneur l’avait ordonné : Actes 1,8, Paul, au cours de plusieurs voyages alla jusqu’en Illyrie (l’Albanie et la Yougoslavie actuelles), annonçant partout l’Evangile, laissant sur son passage d’innombrables églises naissantes. Deux soucis l’habitaient dans le ministère qu’il accomplissait ainsi au service de Jésus-Christ :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;annoncer l’Evangile là où Christ n’était pas connu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : v 20. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Paul se faisait un point d’honneur de ne pas marcher sur les plates bandes d’autrui, contrairement à d’autres qui ne se gênaient pour, après son départ, le discréditer et prendre sa place dans les églises qu’il avait implanté : 2 Cor 10,13 à 16 ; Actes 20,29. Bien qu’étant sans doute l’apôtre clé de l’évangélisation parmi les païens, Paul sait qu’il n’est pas le seul engagé dans cette tâche. Respecter l’œuvre de Dieu, c’est aussi pour lui respecter le travail fait par ses autres frères dans cette même œuvre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;obéir à la parole de Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; qui vise comme cible première de l’évangélisation les peuples encore non-atteints : v 21.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) Projets de Paul pour l’avenir : Rom 15,22 à 33&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Considérant sa mission achevée en Orient, Paul a maintenant le projet de se rendre en Occident, à Rome d’abord, puis en Espagne : v 23. Nous ne savons pas si ce projet pour l’Espagne put se réaliser. Paul nous révèle un autre aspect de ce qu’est l’esprit et la vocation missionnaires : l’esprit de conquête permanent. Un véritable missionnaire ne considère jamais sa mission finie. Un champ terminé, il en a immédiatement à l’esprit un nouveau. Il sait, comme Jésus l’a dit, que le défi missionnaire lancé au moment de Sa première venue ne sera pas entièrement relevé au moment de Son retour : Mat 10,23 ; 24,14. C’est pourquoi le vrai missionnaire ne peut, jusqu’à son dernier souffle, déposer les armes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le projet de Paul de se rendre à Rome puis en Espagne inclut plusieurs raisons :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Rencontrer personnellement les chrétiens de Rome, qu’il ne connaît que par ouï-dire. Un désir qu’il a depuis longtemps, mais dont la réalisation jusqu’à présent n’a pu se faire : v 23. Parti de Jérusalem, la capitale juive et le centre du christianisme naissant, Paul considérait comme primordial pour lui d’atteindre l’objectif d’annoncer l’Evangile dans ce qui était la capitale païenne de l’époque : Rome.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Faire de Rome sa base d’opération pour son projet en Espagne : v 24, 28&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans l’attente de la réalisation de ce projet, Paul a devant lui une autre mission. Il a en effet été chargé par les églises de Macédoine et de l’Achaïe (deux régions de la Grèce actuelle), d’apporter aux croyants de Jérusalem le fruit d’une collecte organisée pour les soutenir dans la famine qui les avait atteints : Actes 11,27 à 30 ; 1 Cor 16,1 à 4. Le fait que Paul, le grand apôtre des païens dont la passion première est d’annoncer l’Evangile là où il n’est pas connu, ait été prêt de se charger d’une telle mission auprès de croyants juifs, nous enseigne plusieurs leçons :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Bien qu’apôtre des païens, Paul n’a pas oublié ses racines juives. Il le rappellera souvent au cours de ses écrits : Rom 9,3 ; Phil 3,4 à 6. Il aura à cœur en même temps, partout où il passera de commencer l’évangélisation des juifs de la nouvelle région atteinte : Actes 13,14 ; 14,1 ; 17,1-2 et de rappeler aux chrétiens non-juifs tout ce que, dans leur foi, ils doivent à ce peuple : Rom 9,1 à 5. Paul considérait comme un juste retour des choses que les croyants d’origine païenne soutiennent dans la difficulté leurs frères juifs éprouvés : Rom 15,27&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Bien qu’ayant une mission prioritaire, annoncer l’Evangile à ceux qui ne l’avaient pas encore entendu, Paul ne considérait pas comme un détour le fait, chaque fois qu’il le pouvait, de servir ses frères et de leur faire du bien. La mission d’un apôtre ou d’un évangéliste ne peut se résumer à une seule tâche. Comme Jésus, l’apôtre est appelé à aller de lieu en lieu pour annoncer la Parole, délivrer les captifs et faire tout le bien qui lui est possible de faire : Actes 10,38. Dans tous ses déplacements, Paul a mis plus d’une fois un point d’honneur à remplir le contrat qui lui avait été donné par les autres apôtres en faveur des pauvres : Galates 2,6 à 10.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Bien qu’ayant une mission prioritaire, Paul ne considère pas comme peu de choses de travailler à l’unité et au renforcement pratique des relations entre les croyants d’origine diverse. Plus que tout autre peut-être, il avait dans l’esprit l’idée que l’Eglise est un Corps dont les membres sont interdépendants : Ephés 1,22-23 ; 1 Cor 12,27. Il est juste et bon qu’une église locale dans un contexte favorisée s’inquiète et prenne part aux besoins d’une autre, d’une ethnie différente, vivant dans des conditions spirituelles ou matérielles plus difficiles. Dieu désire faire de l’Eglise une société dans la société, un réseau de ramifications au travers desquelles Il peut manifester les bienfaits de Sa grâce à chaque membre du Corps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En vue de la réalisation de ce projet, Paul se recommande à la prière des chrétiens de Rome pour deux raisons :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Pour qu’ils soient délivrés des réfractaires de Judée : v 30. Paul savait que c’était parmi les croyants d’origine juive qu’il avait le plus d’opposants à son ministère parmi les païens : Actes 15,5. Bien que les apôtres lui aient donné la main d’association, l’idée que les juifs et les non-juifs étaient sur le même pied d’égalité dans la nouvelle alliance restait un concept qui avait du mal à faire son chemin dans tous les esprits : Galates 2,11-14. Beaucoup de croyants d’origine juive entretenaient en eux l’idée qu’ils conservaient un avantage certain sur ceux d’origine païenne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Pour que le fruit de la collecte soit bien accueilli des chrétiens de Jérusalem : v 32. Un tel sujet de prière peut étonner. Vu ce qui a été dit auparavant, il paraît cependant justifié. Il n’est facile pour personne qui se considère comme supérieur, de se trouver dans le besoin et l’obligation d’être soutenu par ceux que l’on tenait jusqu’à présent comme inférieurs. Les difficultés par lesquelles Dieu nous fait passer ont aussi parfois comme objectif de renverser les barrières de séparation naturelles qui nous coupent les uns des autres : Ephés 2,14 ; Gal 3,28&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En se recommandant à la prière de ses frères, Paul nous enseigne que, quelle que soit la tâche ou le service qui est devant nous, rien n’est simple ou automatique. Même dans les choses que nous pensons à notre portée, nous avons besoin de nous recommander à Dieu et nous dépendons toujours de Lui pour la réussite de nos entreprises. Que Dieu nous aide à nous en souvenir et à ne pas nourrir de fausses pensées présomptueuses quant à nos capacités réelles d’accomplir nos projet : Jacques 4,13 à 16&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;4) Salutations personnelles : Ch 16,1 à 16&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En terminant sa lettre, Paul tient à adresser ses salutations personnelles à plusieurs chrétiens qui habitent à Rome et qu’il connaît, pour certains, de longue date. Plusieurs enseignements peuvent être tirés de la façon avec laquelle Paul salue ses frères et sœurs dans le Christ :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Paul se plaît à souligner chez plusieurs leur valeur et ce qu’ils représentent pour lui :&lt;br /&gt;Phoebé : une femme de valeur qui a été une protectrice pour Paul et beaucoup d’autres : v 2&lt;br /&gt;Prisca et Aquilas : ses collaborateurs qui ont plusieurs fois exposé leurs vies pour lui : v 3 ; Actes 18,2.18.26 ;1 Cor 16,19 ; 2 Tim 4,19&lt;br /&gt;Marie, qui s’est donné beaucoup de peine : v 6&lt;br /&gt;Ampliatus, Stachys , Perside, des bien-aimés dans le Seigneur : v 8, 10, 12&lt;br /&gt;Andronicos et Junias qui furent ses compagnons de captivité : v 7&lt;br /&gt;Urbain, son collaborateur dans le Christ : v 9&lt;br /&gt;Apellès, qui a fait ses preuves dans le Christ : v 10&lt;br /&gt;Tryphène et Tryphose qui se sont donnés de la peine dans le Seigneur : v 12 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Paul se plaît ainsi à souligner dans la vie de ses frères les traits marquant de leur nouvelle identité en Christ. Quel trait nous apparaît spontanément lorsque nous pensons ou évoquons nos frères dans la foi ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un tiers au moins des personnes mentionnées sont des femmes. Paul souligne la valeur qu’a le service qu’elles apportent et donne des enseignements sur ce que peut être leur rôle dans l’église :&lt;br /&gt;- Phoebé : diaconesse ou ministre de l’église de Cenchrées : v 1&lt;br /&gt;- Prisca, Marie, Tryphène et Tryphose, Perside, la mère de Rufus, Julie, la sœur de Nérée&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs frères mentionnés sont des parents directs de l’apôtre, pour certains en Christ avant lui :&lt;br /&gt;Andronicos et Junias : v 7&lt;br /&gt;Hérodion : v 11&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’Eglise de Rome n’était pas une église centralisée, mais dispersée dans des maisons : v 5, 10, 11, 14, 15. Bien que se connaissant entre eux, les chrétiens avaient opté pour une organisation souple et légère qui leur permettaient de resserrer les liens de la communion fraternelle et, peut-être, d’échapper plus facilement à la persécution.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;5) Dernier avertissement et conclusion de l’épître : 16,17 à 27&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Le danger des diviseurs&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 17 à 20&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Même dans une église pleine de bonnes dispositions : 15,14 et d’obéissance : 16,19, le risque est là qu’ils s’y introduisent des hommes n’ayant pas le bien des autres ou la gloire de Dieu en tête, mais leurs propres intérêts. Dans plusieurs de ses épîtres, Paul, qui en a eu l’expérience, en avertit les croyants. La division est un des risques majeurs qui, sous l’impulsion d’hommes animés de mauvais motifs, guette l’église : 1 Cor 1,10 ; 11,18 ; 12,25 ; Tite 3,10. Derrière leur action se cache Satan , le grand diviseur : 16,20, celui qui par excellence aime séparer les frères et semer le trouble. Si nous avons la promesse de la victoire finale du Christ et de l’Eglise sur lui : 16,20, dans cette attente nous devons être particulièrement vigilants pour conserver l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix : Ephés 4,1 à 3&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Salutations des collaborateurs de Paul à l’église de Rome&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 21 à 23&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les dernières salutations mentionnées nous donne quelques renseignements sur l’entourage de Paul au moment où il écrit cette lettre à ses frères de Rome. Il se trouve ainsi entouré de plusieurs personnes qui lui sont proches et précieuses dans la foi :&lt;br /&gt;- Timothée, son enfant bien-aimé dans la foi : 1 Tim 1,2&lt;br /&gt;- Tertius, son secrétaire particulier : v 22. Souvenons-nous que Paul souffrait d’une affection des yeux : Galates 4,15&lt;br /&gt;- Plusieurs proches parents : Lucius, Jason , Sosipater : v 21&lt;br /&gt;- Gaïus chez qui Paul logeait, ce qui nous fait penser qu’il écrit depuis Corinthe : v 23 ; 1 Cor 1,15&lt;br /&gt;- Eraste, le trésorier de la ville et Quartus : v 23&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Doxologie finale&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : v 25 à 27&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Paul termine son épître par une dédicace. C’est à Dieu qu’Il veut rendre gloire pour l’Evangile dont il est le proclamateur, un Evangile qui a le pouvoir, non seulement de sauver, mais encore d’affermir dans la foi tous ceux qui y adhèrent. Il nous en rappelle pour conclure à la fois la teneur et la gloire. L’Evangile est pour lui :&lt;br /&gt;- la bonne nouvelle qui a pour centre la Personne de Jésus-Christ : v 25&lt;br /&gt;- la révélation d’un mystère caché depuis des siècles : v 25&lt;br /&gt;- le cœur même de toute l’Ecriture prophétique : v 26 ; Jean 5,39&lt;br /&gt;- le message universel à proclamer à toutes les nations : v 26&lt;br /&gt;-le moyen unique de restaurer la relation entre Dieu et l’homme rompue par le péché : l’obéissance de la foi : v 26 ; Rom 1,5&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A Dieu, seul sage, soit la gloire par Jésus-Christ pour toujours. Amen !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-61192239545889861?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/analyse-de-romains-1514-1627.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-4885546775782785300</guid><pubDate>Sat, 02 Aug 2008 13:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T15:17:33.688+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 15,14 à 16,27</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Texte biblique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Partage personnel de Paul&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi–même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres. Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite d’être ministre de Jésus–Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Evangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit–Saint. J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus–Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu. Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes, par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Evangile de Christ. Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Evangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit :  Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront. C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Projet de Paul&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous, j’espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j’aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous. Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints. Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem. Elles l’ont bien voulu, et elles le leur devaient ; car si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles. Dès que j’aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l’Espagne et passerai chez vous. Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai. Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus–Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de la Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints, en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos. Que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Salutations&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi–même. Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus–Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Eglises des païens.5  Saluez aussi l’Eglise qui est dans leur maison. Saluez Epaïnète, mon bien–aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie. Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous.  Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi. Saluez Amplias, mon bien–aimé dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien–aimé. Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule. Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur. Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien–aimée, qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur. Saluez Rufus, l’élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux. Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux. Saluez–vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les Eglises de Christ vous saluent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Avertissement&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Eloignez–vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples. Pour vous, votre obéissance est connue de tous ; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal. Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus–Christ soit avec vous ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Dernières salutations et conclusion&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Timothée, mon compagnon d’œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents. Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre. Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Eglise, vous salue. Eraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. Que la grâce de notre Seigneur Jésus–Christ soit avec vous tous ! Amen ! A celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus–Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles, mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi, à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus–Christ ! Amen !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-4885546775782785300?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/romains-1514-1627.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-4581805935511636554</guid><pubDate>Sat, 02 Aug 2008 09:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T11:31:08.159+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 12,1 à 15,13</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;LA VIE PAR LA FOI : PARTIE PRATIQUE&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;LES NOUVELLES RELATIONS DU CHRETIEN&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec le chapitre 12 de l’épître, Paul ouvre le 3ème grand volet de l’exposé qu’il fait aux chrétiens de Rome de son Evangile (l’Evangile qu’il prêche : Rom 2,16). Après avoir démontré, Bible en main, que la justice de Dieu ne pouvait s’obtenir que par la foi : Rom 5,1, que la vie de sainteté qui en découlait ne pouvait être vécue que par l’Esprit : Rom 8,1, Paul aborde le côté pratique des choses pour souligner comment cette vie nouvelle reçue de Dieu doit se manifester dans tous les niveaux de relations du croyant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1er niveau de relation : avec Dieu : v 1 et 2&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre de Dieu en nous ayant pour but d’affranchir nos membres de la domination du péché : Rom 5,12-13, c’est, en toute logique, par l’offrande de notre corps à son service que Dieu s’attend à ce que nous Lui rendions le culte d’adoration qui Lui est dû. Notre corps, autrefois instrument docile du péché, doit devenir instrument volontaire de la justice. Paul envisage ce don de notre corps à Dieu, en réponse au don du corps de Son Fils pour notre péché : cf Héb 10, 5, comme :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Un sacrifice :&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une offrande offerte à Dieu sans retenue. Dieu est ainsi bien plus intéressé par l’usage concret que je fais de mes membres dans la vie de tous les jours que par l’expression de mes belles prières n’exprimant que des intentions à Son égard. Maintes fois Jésus soulignera pour le disciple la nécessité d’être radicalement conséquent dans ces actes avec la conviction intérieure que donne l’Esprit : Mat 5,27 à 30. Paul souligne par ailleurs la portée catastrophique de certains péchés du corps pour la vie spirituelle : 1 Cor 6,12 à 20. Lèvres qui confessent Son nom : Hébr 13,15, pieds qui se hâtent de servir la cause de l’Evangile : Ephés 6,15 ; Rom 10,15, mains qui servent le Seigneur et les autres : Jean 13,12 à 15, nos membres sont les premiers outils au travers desquels l’adoration qui Lui est due peut-être rendue à Dieu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’Ancien Testament condamnait avec sévérité l’Israélite qui apportait à Dieu en sacrifice une bête blessée, mutilée ou imparfaite : Deut 17,1 ; 15,19 à 21. A combien plus forte raison était-il impensable d’apporter une bête déjà morte. Ces exigences ordonnées par la loi s’appliquent aussi à la lettre au croyant né de nouveau. Nous ne pouvons offrir à Dieu qu’un sacrifice :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- vivant : rien de l’ancienne nature marquée par la mort ne peut Lui être agréé : Rom 8,7 ; Col 2,13 ; Ephés 2,1 à 3&lt;br /&gt;- saint : nous ne pouvons à la fois pratiquer le péché dans nos corps et vouloir L’honorer dans nos vies. Dieu nous appelle à Le glorifier en vivant dans une sainte séparation du péché : 2 Cor 6,16-18.&lt;br /&gt;- agréable : tous les sacrifices offerts dans l’Ancien Testament devaient être de bonne odeur pour Dieu : Lév 1,9.13.17. La bonne odeur qui convient à Dieu est celle qui monte du sacrifice fait par amour : Jean 12,1 à 8. Dieu est plus attentif à la motivation qui est à la racine de nos actes qu’à leur contenu eux-mêmes : Marc 12,41 à 44 ; Actes 5,1 à 6&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Un sacrifice qui est le produit d’une intelligence renouvelée :&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si le péché et le diable obscurcissent l’intelligence : Ephés 4,18 ; 2 Cor 4,4 ; Rom 1,21, une des œuvres principales de l’Esprit est de l’éclairer de manière à ce que le croyant sache et comprenne tout ce qu’Il a reçu de Dieu par Sa grâce, mais aussi désormais tout ce qu’Il attend de Lui : Ephés 1,15 à 19 ; 5,17. Les standards auxquels se soumet le croyant dans sa vie pratique ne doivent plus être ceux qui sont dictés par l’esprit du monde : 1 Jean 2,15 à 17. Le croyant est appelé à vivre dans une nouvelle mentalité, celle que par l’Esprit et la Parole, Dieu veut modeler en Lui . Son mot d’ordre doit désormais être le même que celui de Jésus à Gethsémané : Père, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux : Mat 26,39.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2ème niveau de relation : entre frères : v 3 à 21 :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après notre relation avec Dieu, c’est essentiellement entre frères et sœurs en Christ que doit se révéler la portée de l’œuvre de la grâce dans nos vies. Jésus nous l’a rappelé par l’exemple concret de service le plus humble qu’Il a rendu à Ses disciples peu de temps avant Sa mort : Jean 13,1 à 5. Il a souligné pour chacun la nécessité, non seulement de L’appeler Seigneur, mais, en tant que tel, de Le suivre dans le rôle et la position de serviteur qu’Il a pris pour nous : Jean 13,14. Il a rappelé enfin que cet exemple qu’Il leur avait donné devait se transformer dans leurs vies en un commandement : Jean 13,34. Ce n’était qu’au prix de la pratique de ce commandement que, dit-Il, leur témoignage communautaire pourrait être crédible pour le monde : Jean 13,35.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’amour étant notre mot d’ordre dans nos relations fraternelles, comment concrètement pouvons-nous le vivre ? Paul nous donne ici plusieurs enseignements pratiques à ce sujet :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;Un principe de base : l’humilité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 12,3&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’humilité, c’est la juste appréciation de soi. Elle est ainsi à la fois le contraire de l’orgueil (l’élévation de soi) et de la dépréciation de soi. L’humble peut être ce qu’il est, non à cause de sa propre valeur, mais parce qu’il sait que c’est de Dieu qu’Il a reçu la place et les dons par lesquels il vit et fait ce qu’il fait : ex : Mat 3,13 à 15. L’humilité ne nous conduit jamais au refus des responsabilités, mais nous enseigne plutôt, dans ce cadre, à ne pas aller au-delà du rôle que Dieu nous a confié. L’homme humble n’a jamais comme ambition d’être le premier : 3 Jean 9 ou le plus important d’un groupe : Luc 22,24 à 27. S’il le devient, il sait qu’il le doit, non à lui-même, mais à la grâce de Dieu seule : 1 Cor 15,8-9. Pour lui, se considérant lui-même, il se voit plutôt digne de la dernière place que de la première : 1 Tim 1,15-16.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Une réalité à prendre en compte : la volonté divine de la diversité&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : Rom 12,4-6&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aussi doué et complet puisse paraître un homme, personne, dans le corps de Christ, ne peut prétendre à lui seul posséder tous les dons ou cumuler toutes les fonctions. Au contraire, dit Paul : Dieu a disposé le corps de manière à ce que ses parties les plus faibles soient nécessaires aux plus fortes : 1 Cor 12,21-22. Nous devons donc accepter la diversité, faite à la fois de complémentarité (tous n’ont pas la même fonction : v 4) et de dépendance à l’égard des autres (j’ai besoin d’eux : 1 Cor 12,21), pour la réalisation même des projets que Dieu nous met à cœur. C’est dans la pratique de cette réalité qu’apparaît le plus nettement dans l’Eglise la soumission de chacun au seul Chef et à la seule Tête possible : le Christ : Ephés 1,22 ; 4,15-16 ; 5,23 ; Col 1,18 ; 2,19.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Une volonté&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : celle d’être sérieux et appliqué dans l’exercice de ses responsabilités : Rom 12,6 à 8&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sept activités (la liste n’est pas exhaustive) sont énumérées ici pour illustrer le propos de l’apôtre. Pour chacune d’entre elles, Paul indique l’attitude qui doit présider au service rendu ou au ministère exercé. Son objectif au travers de ses exhortations est de montrer que l’on ne remplit bien son rôle et que l’on ne sert bien les autres qu’à condition d’être entier, sérieux, appliqué, fidèle dans la tâche qui nous est confiée. Pour être un bon serviteur :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;le prophète, celui qui parle au nom du Seigneur, doit être nourri de la connaissance de la Parole et de la pensée de Dieu. Plus que tout autre, il doit savoir ce qu’est la saine doctrine : 1 Tim 4,6 ; 6,3 ; 2 Tim 4,3 ; Tite 2,1, le sain enseignement que Jésus, par le Saint-Esprit, a laissé aux Siens pour qu’il soit cru : Jean 16,13 à 15.&lt;br /&gt;le serviteur doit être consacré (tout entier) à son service&lt;br /&gt;celui qui enseigne à son enseignement&lt;br /&gt;celui qui encourage à l’encouragement&lt;br /&gt;celui qui donne doit le faire avec générosité&lt;br /&gt;celui qui dirige avec empressement&lt;br /&gt;celui qui exerce la compassion avec joie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour Dieu la qualité du service que nous accomplissons est plus importante que le service lui-même.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Les attitudes inspirées par l’amour&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 9 à 21&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’amour étant, avons-nous dit, le mot d’ordre principal laissé par le Seigneur aux Siens, Paul décline, par ce florilège d’exhortations, tous les tons et toutes les nuances qu’il peut prendre selon le public auquel il est appelé à se manifester :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- envers les frères : c’est là qu’il révèle le mieux la multiplicité de ses facettes :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;°l’authenticité : v 9 : les relations entre frères doivent dépasser le stade des convenances. Notre affection pour eux doit les porter, dans notre cœur, au-dessus des sentiments que nous éprouvons même pour nos plus proches, s’ils sont incroyants : Mat 12,46 à 50. Un amour si fort qu’il n’échappe pas également au devoir de vérité, si nécessaire : Prov 17,17 ;27,6.&lt;br /&gt;°l’horreur du mal et sa manifestation positive : l’attachement fort au bien : v 9&lt;br /&gt;°l’affection, la tendresse fraternelle : v 10a&lt;br /&gt;°la considération mutuelle : v 10b : l’amour se réjouit quand les autres sont reconnus et honorés&lt;br /&gt;°le zèle et l’enthousiasme : v 11a : l’amour de Dieu ne connaît pas de demi-mesure. Il est toujours entier dans son expression pour les autres.&lt;br /&gt;°la ferveur d’esprit : v 11b : l’amour fait toujours preuve de motivation profonde&lt;br /&gt;°le service volontaire : v 11c : en servant nos frères, c’est en fait le Seigneur auquel ils appartiennent que nous servons.&lt;br /&gt;°la joie de l’espérance : v 12 a : le fruit de l’Esprit, c’est l’amour puis la joie… : Gal 5,22&lt;br /&gt;°l’endurance dans l’épreuve : v 12b : l’amour supporte tout : 1 Cor 13,7&lt;br /&gt;°la persévérance dans la prière : v 12c&lt;br /&gt;°la solidarité, la générosité pratique, l’hospitalité : v 13 : un cœur ouvert, c’est aussi souvent une maison et une main ouvertes aux besoins des autres&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- dans la vie sociale :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;°face aux ennemis : v 14, 17 à 21 : l’amour ne se venge pas ou ne souhaite pas le mal. Il ne peut que souhaiter le bien : Luc 23,34. Utiliser les mêmes armes que nos adversaires, ce serait manifester que, comme eux, nous ne sommes pas capables de triompher du mal. C’est pourquoi, laissant la vengeance à Dieu qui, seul, est habilité à l’exercer : v 19, le croyant, loin de rester passif, s’attachera à renverser le cours des choses pour détruire dans le cœur de son ennemi la raison même de son hostilité envers lui. Comme l’a dit très justement quelqu’un :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Rendre le bien pour le bien, c’est humain&lt;br /&gt;Rendre le mal pour le mal, c’est bestial&lt;br /&gt;Rendre le mal pour le bien, c’est diabolique&lt;br /&gt;Rendre le bien pour le mal, c’est divin. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;- face aux heureux et malheureux de la terre : v 15 et 16&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’amour n’étant pas égocentrique sait s’associer aux joies et aux souffrances des autres. Cette sympathie pour ce que vivent les autres et les affecte était une des marques les plus saillantes du caractère du Christ : Luc 7,13 ; 10,33 ; Mat 9,36. Une qualité que Paul associe également à l’humilité. Ne se baisse pour compatir et soulager la misère des autres que celui en qui l’orgueil n’a pas cours. " L’amour est l’épi mûr qui se courbe et rejoint ainsi l’autre : C-L de Benoît. "&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3ème niveau de relation : les autorités représentatives de l’Etat : 13,1 à 7 :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le Christ étant devenu le Seigneur à qui le croyant se soumet, est-ce à dire que celui-ci n’ait plus à se soumettre à aucun autre pouvoir, en particulier à ceux qui sont à la tête de l’Etat ou des gouvernements humains ? Non ! L’apôtre réfute cette idée pour 3 raisons :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;L’autorité est un principe qui existe en Dieu :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’autorité de Dieu est le principe par lequel Il exerce Son pouvoir et Sa domination sur les êtres : Mat 6,13 ; Daniel 4,31 ; Psaume 145,13. C’est parce que Dieu a tout créé, qu’Il est l’origine et la tête de tout, qu’Il a aussi droit d’autorité sur tout : Apoc 4,9 à 11. L’autorité dans la Bible tient d’abord à la position et à la place qu’on occupe. C’est celui qui est à la tête d’une chose qui a l’autorité première sur elle : Col 1,18 ; Ephés 5,23 ; Mat 8,5 à 9 (Jésus loue le centenier pour sa compréhension et l’application dans sa vie du principe d’autorité) ; Rom 5,12 ; 1 Cor 4,15. Ce principe d’autorité n’est pas vécu par Dieu seulement dans ses relations avec les êtres créés, mais à l’intérieur même de la Divinité : 1 Cor 15,24 à 28. L’harmonie du monde ne sera rétablie que lorsque le principe d’autorité de Dieu sera de nouveau reconnu par tous les êtres.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;Toutes les autorités qui existent ont été instituées par Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 13,1&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les anges le savent et ne se permettent pas d’injurier les autorités célestes déchues : Jude v 8 et 9. David le comprit et refusa, bien qu’il en avait la possibilité, d’attenter à la vie de Saül, l’élu déchu de Dieu : 1 Samuel 24,1 à 13. Jésus lui-même reconnaîtra ce fait en payant les impôts dus à l’Etat romain et en incitant Ses compatriotes à le faire : Mat 17,24 à 27 ; 22,15 à 22 ; cf Jean 19,8 à 11. Il est notoire que, malgré les droits légitimes que lui conférait Son autorité de Fils de Dieu, Jésus n’ait jamais pris part à une quelconque rébellion contre les autorités en place.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;Les autorités en place sont représentatives de l’autorité de Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 13,2 à 5 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’autorité, même si elle est imparfaite, est représentative du bien : v 3. En nous soumettant à l’autorité, ce n’est pas à l’homme qui la représente que nous nous soumettons, mais au principe du bien que défend l’institution de l’autorité dans la société. Le respect de l’autorité est le fondement d’une vie sociale harmonieuse. La rébellion organisée contre l’autorité est l’œuvre du diable dont le produit humain final sera l’Antichrist ou le Sans-loi : 2 Thes 2,8.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;L’autorité, même si elle est imparfaite, est représentative de la justice&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 4. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle exprime déjà de manière partielle la colère de Dieu contre le mal et invite à la crainte. Absente dans la période qui précédait le déluge, c’est à l’initiative de Dieu pour limiter les progrès du mal que l’on doit l’institution du système judiciaire dans le monde entier : Genèse : 9,5-6. La désobéissance civile n’est permise dans la Bible que lorsque les lois humaines contraignent à la désobéissance à la loi de Dieu qui lui est supérieure : Actes 4,18-19&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’obéissance à l’autorité humaine ne doit pas être chez le chrétien forcée, mais volontaire. Elle est une affaire de conscience et d’obéissance, non d’abord aux hommes, mais à Dieu : v 5.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bien que citoyens du ciel : Phil 3,20, les chrétiens devraient être parmi les meilleurs citoyens de la terre, s’acquittant de leurs devoirs envers l’Etat avec honnêteté, intégrité et manifestant envers les autorités le respect dû à leur rang : v 6 ; Actes 23,1 à 5. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;Devoirs et perspectives du chrétien dans ce monde&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 13,8 à 14 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans le thème de la vie que le chrétien est appelé à mener dans le monde, l’apôtre Paul exprime ici les deux principes qui doivent marquer sa conduite au cours de son pèlerinage parmi les hommes et sur la terre :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;1er principe&lt;/span&gt; : le devoir de l’amour envers tous : v 8 à 10&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est le niveau minimal requis par Dieu et par la loi. L’amour n’est pas dans la vie du croyant né de nouveau une option, mais un commandement et une dette. Ayant été aimé par Dieu au point que, alors que nous étions encore Ses ennemis, Il ait sacrifié Son Fils : Rom 5,8, Dieu considère que le minimum que le chrétien puisse faire pour rendre aux autres cet amour reçu est de les aimer au moins autant qu’il s’aime lui-même. La règle d’or de la conduite chrétienne a été formulée par Jésus Lui-même à Ses disciples : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le pour eux : c’est là la Loi et les prophètes : Mat 7,12. Dans la pensée de Paul ce commandement d’aimer passe par la nécessité première d’annoncer l’Evangile du salut à tout homme : Rom 1,14-15 ; 1 Cor 9,16&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;2ème principe&lt;/span&gt; : vivre dans l’attente du retour prochain du Christ : v 11 à 14&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce devoir d’amour envers tous, dit Paul, est d’autant plus urgent que le temps du retour du Christ s’approchera. Ce temps sera aussi le temps où les ténèbres dans l’humanité seront à leur apogée : v 12, temps où l’amour du plus grand nombre sera refroidi : Mat 24,12. Dans cette perspective, le chrétien est appelé à un double mouvement complémentaire :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- se dépouiller de toutes les œuvres des ténèbres et de la chair : v 12 et 13. Il doit ainsi couper radicalement avec ce qui, de plus en plus autour de lui, constitue le seul passe-temps et la seule préoccupation de ses contemporains : 2 Tim 3,13 ; 2 Pierre 2 : la satisfaction de tous les désirs et de toutes les convoitises humaines.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- revêtir le Seigneur Jésus-Christ et les armes de la lumière : v 13 et 14. Le mot d’ordre du chrétien doit être de vivre comme en plein jour et dans la lumière. Il doit rejeter tout ce qui est honteux et que les hommes mauvais font en se cachant : 2 Cor 4,2 ; Rom 6,21. Il doit viser à ne rien faire qui, dans sa vie, ne puisse supporter le regard du Saint ou celui des autres : Ephés 1,4 ; Phil 1,10 ;2,15 ; 1 Thes 3,13. Sa norme comportementale à laquelle il doit tendre doit être, non le correct, mais l’irréprochable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;De manière pratique, l’apôtre indique le chemin d’accès du croyant à une telle vie. En toutes circonstances, à tout moment, il doit appliquer le principe de refus de prise en compte des désirs de la chair. Plus le chrétien se concentre sur le mal qui est en lui, soit pour le combattre, soit pour s’y complaire, plus celui-ci le domine. Etant mort avec Christ, le chrétien doit faire mourir (ne pas tenir compte, cesser de se préoccuper) les désirs et les aspirations de la chair : Col 3,3 à 7. Il doit refuser de donner vie à ce que Dieu considère et déclare en lui déjà mort par Jésus-Christ : Gal 5,24.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Les forts et les faibles dans l’Eglise : Rom 14,1 à 15,13&lt;/span&gt; :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Paul revient dans cette section aux relations nouvelles que les chrétiens doivent apprendre à développer entre eux, en abordant un sujet qui, s’il n’est pas bien traité, risque d’être l’un de ceux qui peut être le plus porteur d’incompréhensions, de jugements mutuels hâtifs et de divisions dans l’Eglise : la questions des forts et des faibles dans la foi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Les faibles et les forts : identités :&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’étant unis sur les questions relatives à leur salut (Ch 1 à 5) et la nécessité de la marche par le Saint-Esprit pour vivre la vie chrétienne (Ch 6 à 8), les chrétiens peuvent avoir des divergences d’opinions : v 1, sur des points secondaires de la vie liés au comportement. Ces différences font que les croyants d’une même église, unis sur le fond et l’essentiel, peuvent cependant se séparer en deux groupes : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;1er groupe : les faibles dans la foi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : ce sont, selon Paul, des chrétiens :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- scrupuleux sur le plan de la conscience : voir 1 Cor 8,12. Façonnés par un arrière-plan religieux ou culturel différent des autres, certains chrétiens de Rome, sans doute d'origine juive, n’arrivaient pas à se libérer entièrement des obligations de la loi à laquelle, en Christ, ils n’étaient plus obligés d’être soumis. Ils continuaient donc à considérer certains jours comme sacrés (les jours de fêtes juives, le jour du sabbat…) et ne mangeaient que des légumes, la viande leur apparaissant comme un aliment impur (bien que la loi ne tienne pas ce langage).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- limités dans leur liberté : v 2b : ne mange que… Vivant sous le joug de certains interdits qu’ils s’imposaient dans leur désir de plaire à Dieu, les chrétiens faibles de Rome se trouvaient séparés de leurs frères en la foi plus libres qu’eux dans leurs consciences.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;2ème groupe : les forts dans la foi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : ce sont, selon Paul, des chrétiens :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- qui n’ont pas de scrupule de conscience pour les questions qui bloquent leurs frères faibles. Dans les faits, Paul leur donne raison : 14,14. Les scrupules de conscience qu’un chrétien peut avoir dans un domaine qui ne peut être, par nature, défini comme mauvais, ne concernent que lui. Dans le Christ, rien de ce que Dieu nous donne dans la nature n’est mauvais en soi : 1 Tim 6,17 ; Tite 1,15. Le chrétien fort correspond donc, dans la pensée de Paul, à celui qui est normal (qui vit selon la norme voulue par Jésus-Christ).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- qui jouissent d’une liberté totale dans les domaines qui limitent leurs frères faibles : v 2a : mange de tout… Les chrétiens forts ont su faire la juste part des choses entre ce qui était réellement mauvais et dont ils devaient s’abstenir et le reste qui, dans une certaine culture ou à cause d’un certain arrière-plan, pouvait passer pour mauvais sans l’être en réalité.&lt;br /&gt;Différente dans la forme, la question des divergences d’opinions entre chrétiens sur des choses secondaires pouvant entraîner un risque de divisions, est toujours d’actualité. Elle peut apparaître dans le domaine :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;. de la nourriture : les convictions végétariennes existent toujours chez certains chrétiens ; ou la question du porc chez d’anciens musulmans&lt;br /&gt;. vestimentaire : la question du voile dans les églises et chez les chrétiennes d’origine musulmane, mais aussi dans la vie de tous les jours ou dans des moments de loisirs : piscine, bord de mer…&lt;br /&gt;. des loisirs : un chrétien peut-il avoir la télé, une grosse voiture, être propriétaire, une maison secondaire, partir en vacances d’hiver ou d’été, écouter telle ou telle musique, avoir telle ou telle passion…&lt;br /&gt;. de l’expression corporelle : la place du mime, de la danse, du théâtre, le fait de frapper les mains dans l’église…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Notons que s’il y a des faibles et des forts dans l’église, il existe surtout des domaines dans lesquels les uns seront plus faibles et les autres plus forts et vice-versa.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Les faibles et les forts : le risque :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après avoir posé le problème séparant les chrétiens entre faibles et forts, Paul en vient à la question qui, au-delà des faits, est la cause majeure du risque de division entre les deux parties : l’attitude de chaque groupe à l’égard de l’autre :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;les faibles dans la foi&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : convaincus du bien-fondé de leur rigidité et de leur capacité de renoncement plus grande, les chrétiens faibles courent le risque de se poser en juges de la liberté de leurs frères qu’ils estiment alors moins spirituels qu’eux : v 3b. Venant des faibles, le risque de division se produit lorsque, dépassant le cadre du domaine privé et personnel, ils en viennent à mesurer la spiritualité des autres à leur liberté sur les questions secondaires sur lesquelles ils sont sensibles.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Notons que si quelque chose nous paraît excessif dans l’usage qu’un frère fait de sa liberté, nous devons avoir toute la liberté de lui poser nos questions, ou lui faire part de nos craintes ou points de vue. Le respect des autres passe par le refus du jugement, pas par celui du souci de leur bonne marche spirituelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;les forts dans la foi&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : convaincus du non-sens des scrupules de leurs frères plus faibles, les chrétiens forts dans la foi courent le risque de pécher en méprisant leurs frères plus étroits qu’eux dans l’exercice de leur liberté : v 3a. Venant des forts, le risque de division se produit lorsque, ne respectant pas la sensibilité des autres, ils agissent à leur égard comme si leurs scrupules n’étaient que de l’étroitesse d’esprit et non un réel cas de conscience pour eux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Les faibles et les forts : traitement :&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sans donner raison à l’un ou l’autre des partis, Paul donne ici de multiples directives, inspirées par l’amour, pour aider les chrétiens forts à vivre avec les faibles et vice-versa :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;1ère directive : l’accueil réciproque&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : 14,1 ; 15,7 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Derrière la personne qui pense autrement que moi dans un domaine secondaire de la vie chrétienne, il y a un frère ou une sœur en Christ. Ce caractère fort de notre identité commune doit passer, dans ma manière d’accueillir l’autre, avant toute autre considération. Où serait la diversité que Dieu a voulu dans l’Eglise et comment les incroyants pourraient-ils voir que les chrétiens s’aiment vraiment si, dans une assemblée, la pensée des chrétiens et leur comportement sont uniformes dans tous les domaines : Jean 13,35 ; Ephés 3,10.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;2ème directive : le refus de la polémique&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : 14,1 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Reconnaissant à mon frère ou ma sœur le droit de penser autrement, Paul engage les croyants à ne pas entrer dans des discussions vaines et des disputes de mots qui ne font qu’aggraver entre frères le sentiment de différence existant : 2 Tim 2,14. Parce que basée sur le raisonnement seulement, la discussion ne peut que conduire à ériger des murs de plus en plus grands entre les uns et les autres : cf 2 Cor 10,5. Celle-ci est d’autant plus nocive que les uns ou les autres trouveront toujours dans la Parole de Dieu des textes pour appuyer leurs points de vue particuliers, au risque d’en tordre le sens : 2 Pier 1,20 ; 3,16. A la place de la discussion motivée par le désir d’avoir raison contre son frère, Paul préconise une autre attitude, inspirée par l’amour :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;3ème directive : la tolérance mutuelle&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : 14,2 à 12 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Autant le chrétien fort doit bannir le mépris envers son frère faible, autant le frère faible doit se garder de juger son frère fort : v 3, v 10. Ceci pour 3 raisons au moins :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas d’abord à leurs frères que les croyants ont à rendre compte, mais à Dieu à qui ils appartiennent : v 4. Qui sommes-nous pour juger de la spiritualité des autres ? Si mon frère doit être affermi dans un domaine, n’est-ce pas d’abord au Seigneur, à qui il appartient, qu’il revient de le faire ? Gardons-nous de vouloir en toutes choses être la conscience des autres (limite est donnée par la Parole elle-même à cette application : 1 Cor 5,1 à 5.9 à 13).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant le comportement, ce qui compte pour Dieu est la motivation qui est à la racine de nos actes : v 5 à 8. Si l’homme regarde à l’apparence et à ce qui frappe les yeux, l’Eternel regarde au cœur : 1 Sam 16,7. Dieu ne voit aucun mal à la conduite d’un homme qui se prive volontairement de quelque chose par amour pour Lui. De même, Il se réjouit lorsqu’un croyant, Le bénissant et Le remerciant, jouit d’une liberté qu’Il lui octroie. L’important est que chacun dans ce qu’il fait soit pleinement convaincu : v 2 et 23 et n’agisse pas par simple copie ou imitation des autres : Gal 2,11 à 14, mais qu’il le fasse dans l’optique d’obéir ou de plaire au Seigneur : v 6 à 8.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Fort ou faible, nous aurons tous un jour à rendre compte de notre conduite dans la chair devant le tribunal de Dieu : v 10. C’est à cette perspective que chacun doit se préparer, plutôt qu’à celle de plaire à son frère, sachant que chacun devra rendre compte pour lui-même de sa vie : cf 1 Cor 3,10 à 15.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;4ème directive : la recherche prioritaire de ce qui construit&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : 14,13 à 22 ; 15,1-2&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si le fort doit être soucieux du faible, cela doit l’être pour son bien. Dans son amour pour lui, étant plus fort, il fera l’effort :&lt;br /&gt;- de ne rien faire qui puisse causer la chute de son frère faible : v 13.20b&lt;br /&gt;- de renoncer à ses convictions bibliquement justes : v 14.20a&lt;br /&gt;- pour ne pas attrister, gêner, mettre mal à l’aise son frère plus faible : v 15.21&lt;br /&gt;- se souvenir que, pour le royaume de Dieu, ce qui est essentiel est la qualité de notre relation avec Dieu et les autres plus que des détails de la vie courante d’ordre secondaire : v 17 et 18&lt;br /&gt;- de veiller à garder pour le cadre privé le plein exercice de sa liberté : v 22.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;5ème directive : s’inspirer de l’exemple du serviteur parfait : Christ&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : 15,2 à 12 : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si quelqu’un était fort dans l’Esprit, c’était bien le Christ. Pourtant Jésus ici-bas n’a rien fait qui puisse servir en premier Ses intérêts :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- au service de Dieu, Il a pris sur Lui les coups et les insultes que les hommes, dans leur rébellion, Lui destinaient : v 3.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- au service des hommes, Il a accompli les promesses faites aux pères pour tout Israël : v 8, en même temps qu’Il ouvrait, par sa grâce, la porte du salut aux nations : v 9 à 12.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il a, par Son incarnation et Son sacrifice, établi la paix avec Dieu pour ceux qui étaient loin (les païens) et pour ceux qui étaient près (les juifs) : Ephés 2,14 à 18. Il est allé aussi loin qu’Il le fallait pour, par Son amour, gagner tous à Dieu ! Pour cela, Il dut accepter de faire, non ce qui Lui plaisait, mais ce qui était utile au dessein de Dieu et constructif pour chacun : 15,2-3. C’est Son exemple d’amour que nous sommes appelés à imiter dans nos relations fraternelles entre forts (ce que le Christ était) et faibles (ce que nous étions).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-4581805935511636554?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/analyse-de-romains-121-1513.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-3295470893168604305</guid><pubDate>Sat, 02 Aug 2008 08:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T11:03:25.629+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 12,1 à 15,13</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Texte biblique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;em&gt;La consécration du chrétien&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.  Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Un parmi d'autres&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui–même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;L'amour en action&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez–vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez–vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez–vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez–vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; s’il a soif, donne–lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.21  Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Attitude envers les autorités civiles&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux–mêmes. Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux–tu ne pas craindre l’autorité ? Fais–le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.  Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Amour et lumière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi–même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons–nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.1 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.  Mais revêtez–vous du Seigneur Jésus–Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;Faibles et forts&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. Qui es–tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. En effet, nul de nous ne vit pour lui–même, et nul ne meurt pour lui–même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. Mais toi, pourquoi juges–tu ton frère ? ou toi, pourquoi méprises–tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.  Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui–même. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Rechercher la paix, le bien de l'autre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure. Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour : ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint–Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. Cette foi que tu as, garde–la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui–même dans ce qu’il approuve !2 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous–mêmes. Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;L'exemple du Christ&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car Christ ne s’est point complu en lui–même, mais, selon qu’il est écrit : Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi. Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus–Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus–Christ.  Accueillez–vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.  Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères, tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit : C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore : Nations, réjouissez–vous avec son peuple !  Et encore : Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez–le, vous tous les peuples !  Esaïe dit aussi : Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations ; Les nations espéreront en lui.1 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint–Esprit !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-3295470893168604305?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/romains-121-1513.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-6467825712714040347</guid><pubDate>Fri, 01 Aug 2008 19:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-01T21:28:55.568+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 9,1 à 11,36</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;LE SALUT SUR LE PLAN COLLECTIF ET UNIVERSEL&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Après avoir répondu dans les huit premiers chapitres à la question : Comment le Dieu saint peut-Il être juste tout en justifiant les pécheurs ? l’apôtre Paul dans les chapitres 9 à 11, aborde une autre question, brûlante pour lui,  touchant à la justice de Dieu : Comment ce plan de salut universel de Dieu est-il compatible avec le rejet d’Israël ? L’Evangile, a dit Paul, est destiné premièrement aux Juifs : Rom 1,16 ;  Mat 10,6 ;15,24. Le rejet du Christ par Son propre peuple a-t-il anéanti pour jamais sa participation au salut ? Sinon, quel avenir pour Israël ? C’est à toutes ses questions que l’apôtre va tenter de répondre dans cette section de son épître en abordant :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;le passé d’Israël&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : les conditions de son élection comme peuple de Dieu parmi les nations&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;le présent d’Israël&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : la cause de sa mise à l’écart actuelle du plan de Dieu&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;l’avenir d’Israël&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : sa restauration nationale et sa réintégration dans le plan de Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;A)  L’élection d’Israël : ses conditions : CH 9,1 à 29&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1)  Le fardeau de Paul pour son peuple : v 1 à 5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le fardeau et la tristesse que ressent Paul, au vu de la situation spirituelle de son peuple depuis la venue de Christ, ont une triple raison :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Paul lui-même est juif&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. Les juifs dans leur ensemble sont donc ses frères de sang, ses parents selon la chair : v 3. De plus, pourrait-on dire, il n’est pas n’importe quel juif ; il fut, parmi eux, l’un des plus zélés pour la tradition de ses pères : Phil 3,4 à 6. Sa conversion à Christ, loin de diminuer son amour pour son peuple, l’a au contraire amplifié. Paul souffre ainsi tellement de les voir séparés de Christ que, s’il le pouvait, il ferait le choix d’être lui-même perdu pour qu’ils puissent eux être sauvés : v 3. Souhait insensé ? Mais n’est-ce pas là, d’une certaine manière, ce que Jésus Lui-même a vécu pour nous et pour eux : Gal 3,13.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Paul, en tant qu’apôtre des païens&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, voyait ceux-ci se tourner en masse vers le Christ-Jésus rejeté par son peuple : Rom 11,13 ; Gal 2,8 ; Actes 13,46 à 48. Paul, comme Jésus avant lui, supportait difficilement la haine qu’excitait ce, qu’avec tant d’amour, il essayait par ailleurs de leur apporter : Actes 21,28 ;24,5.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Paul connaissait tous les avantages&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; et les privilèges qu’Israël, en tant que peuple élu de Dieu, avait reçu. A cause de leurs positions, les Israélites étaient les mieux préparés à comprendre le message du salut incarné par le Christ, eux qui avaient reçu de Dieu :&lt;br /&gt;- l’adoption : Exode 4,22 ; Deut 14,1-2 ; 1 Sam 12,12b&lt;br /&gt;- la gloire dans laquelle Dieu Lui-même apparaissait : Exode 16,10 ;40,34 ; 2 Chr 5,13-14&lt;br /&gt;- les alliances avec Abraham : Gen 15,18 ;17,7.13, Moïse : Exode 24,8, David : 2 Sam 23,5 ; 2 Chr 13,5&lt;br /&gt;- la loi : Deut 33,2&lt;br /&gt;- le culte : toutes les ordonnances qui y sont relatives : Hébr 9,1&lt;br /&gt;- les promesses : Hébr 7,6 ;11,9.11&lt;br /&gt;- les patriarches : Abraham, Isaac, Jacob, Joseph : Deut 10,15&lt;br /&gt;- le Christ qui est, au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement : Michée 5,1 : Esaïe 9,5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) Le principe de l’élection : Ch 9,6 à 13&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;a)  un principe de base : v 6 :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit l’impression que les choses nous donnent, la Parole de Dieu, qui est l’expression de Ses engagements, n’est jamais une parole pour rien. Esaïe l’affirme également dans un autre contexte : Esaïe 55,11. L’apôtre exprime de manière indirecte ici ce qui va être ensuite au cœur de son développement sur l’histoire d’Israël en relation avec Dieu : le rejet d’Israël, en tant que témoin de Dieu ici-bas, est temporaire et non définitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;b) les deux Israël : v 7 à 9 :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se fondant sur l’histoire des fils d’Abraham, Paul rappelle une vérité maintes fois soulignée dans l’Ecriture : il ne suffit pas de descendre physiquement d’Abraham pour faire partie de la lignée de la promesse. Ismaël comme Isaac furent circoncis, bénéficiaires donc de l’alliance que Dieu avait faite avec leur père : Genèse 17,23 ; 21,4. Mais à Isaac seul fut donné des promesses de bénédiction qui s’étendaient aux générations à venir : Genèse 17,16 à 19. La différence entre les deux fils est explicite : l’un est le fils de la chair, de la décision et de l’initiative de l’homme : Ismaël : Genèse 16,1 à 3 ; l’autre est le fils de la promesse : Genèse 18, 1 à 14. Les vrais fils d’Abraham sont, non d’abord ceux qui sont physiquement nés de lui, mais ceux qui ont la même foi que lui : Galates 3,6-7.29.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention ! La même réalité est applicable à nous, peuple de la nouvelle alliance, qu’aux enfants d’Israël. Ni le fait d’être né dans une famille ou une nation chrétienne, ni celui d’être physiquement membre d’une église ou de connaître avec exactitude la parole de Dieu ne sont des privilèges suffisants pour assurer le salut. La foi personnelle reste la condition de base pour une telle assurance : Jean 3,36.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;c)  l’élection de Jacob : le mystère de la souveraineté de Dieu : v 10 à 13 :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élection de Dieu ne relève cependant pas uniquement du domaine de la foi, mais encore de Sa prescience : 1 Pier 1,2 et de Sa souveraineté. Si Isaac et Ismaël étaient tous deux fils d’Abraham, l’un était, par Sara, son fils légitime (Isaac) et l’autre, par la servante Agar, illégitime (Ismaël). Cette différence, qui pourrait jouer dans la raison de l’élection d’Isaac, n’existe plus dans le cas d’Esaü et Jacob, tous deux fils de Rébecca. Deux paroles départagent le sort réservé à l’un et à l’autre devant Dieu, et cela avant même qu’ils soient nés et aient accompli quoi que ce soit :&lt;br /&gt;-  à contresens du droit d’aînesse, Dieu favorise Jacob aux dépens d’Esaü : Genèse 25,23&lt;br /&gt;-  sans raison apparente, Dieu exprime qu’Il aime Jacob et déteste Esaü : Malachie 1,2&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le choix de l’élection de Dieu dépend donc non seulement de la foi de celui qui en est l’objet, mais encore de la volonté souveraine de Celui qui appelle : v 12. Le sort des hommes est-il pour autant lié aux décisions d'un Dieu arbitraire ? C’est toute la réflexion qu’une telle pensée suggère dont Paul va débattre maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) Notre attitude face à la souveraineté de Dieu : v 14 à 29&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;a)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;1er argument&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Il n’y a pas et n’y aura jamais d’injustice en Dieu : v 14 à 18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée majeure que Paul défend dans ces versets est que, quelle que soit l’attitude des hommes à Son égard, Il est dans le juste droit de Dieu d’agir envers eux comme Il l’entend. Paul ne cherche pas à justifier Dieu pour l’usage qu’Il fait de Sa liberté : Il l’affirme comme un droit légitime qui Lui appartient en Sa qualité de Souverain. Ainsi, au-delà de la révélation, les histoires qui sont dans la Bible y figurent aussi à titre d’exemples. « Seigneur et gouverneur de l’univers, Dieu distribue comme Il veut les figures de l’échiquier de l’histoire humaine. Il n’impose pas la foi au croyant, ni l’incrédulité aux incroyants. Il laisse à chacun la liberté et l’auto détermination (ex : Mat 23,37 ; Apoc 22,17). Mais du milieu des méchants, Il choisit tel méchant (comme le Pharaon d’Egypte) afin de montrer en lui Son pouvoir de jugement ; tandis que du milieu des croyants, Il choisit tel croyant pour souligner à travers Lui toute l’étendue de Sa bonté (Erich Sauer). » Nul ne peut légitimement demander des comptes à Dieu sur Sa manière d’agir, dans un sens comme dans l’autre : cf Luc 15,25 à 32. Souvenons-nous cependant, en toutes situations, du caractère de Dieu, tel que Lui-même le révèle dans l’Ecriture : Exode 34,6-7.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;2ème argument&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Qui est l’homme pour oser demander à Dieu de rendre compte de Ses actes : v 19 à 29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée majeure que Paul défend ici est, qu’en tant qu’homme, nous devons accepter de laisser à Dieu certaines prérogatives sans vouloir absolument les comprendre et discuter avec Lui sur le bien-fondé de ces avantages. L’obéissance qui plaît à Dieu est celle qui résulte, non de la raison, mais de la confiance. « Lorsque Dieu exerce Son autorité, Il n’a nul besoin de vous consulter ou de recevoir votre approbation. Il vous demande simplement d’obéir à Son autorité et de reconnaître que si cela vient de Dieu, c’est donc bon… Pour quelle raison êtes-vous sauvés ? L’avez-vous vraiment cherché ? Avez-vous tout fait pour être avec Dieu ? Cependant vous êtes sauvés. C’est la chose la plus belle, et pourtant la moins raisonnable, qui vous soit arrivée… Dieu ne discute jamais. Il fait simplement ce qu’Il a décidé… Il n’a de comptes à rendre à personne, car Ses voies sont bien au-dessus de nos voies : W Nee. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul nous remet donc à notre place. A l’aide d’une illustration, il nous rappelle qui nous sommes et qui est Dieu :&lt;br /&gt;- v 20 : nous ne sommes que de l’argile, de la poussière à qui Dieu a bien voulu donner forme, consistance et vie : Gen 2,7&lt;br /&gt;- v 21 : Il est le Potier qui a toute liberté de faire avec cet argile ce qu’Il veut, en vue de l’accomplissement de Ses desseins .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette liberté de Dieu, Paul l’applique à ce qui est arrivé, à la fois aux juifs et aux païens :&lt;br /&gt;- v 22 : si Dieu voulait donner libre cours immédiatement à Sa colère, cela fait longtemps, bien avant que Jésus soit là et meurt, que le peuple juif aurait été rejeté. C’est à Sa patience seule qu’il a dû, au contraire, de pouvoir subsister si longtemps : 1 Thes 2,15-16 ; Rom 2,1 à 5&lt;br /&gt;- v 23 : par contraste, Il manifestera à l’égard des Juifs comme des païens qui ont cru, toute l’étendue de Sa miséricorde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est arrivé, par Jésus-Christ, aux juifs comme aux païens n’est finalement rien d’autre que ce que les prophètes eux-mêmes avaient prédit : Rom 9,25 à 29. Le nouveau peuple de Dieu est constitué du reste des Juifs et du grand nombre des païens qui ont cru à la grâce qui leur était annoncée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;B) Le rejet d’Israël : ses causes : Rom 9,30 à 10,21&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1) Une chute sur la pierre d’achoppement : 9,30 à 33&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La principale cause de rejet des juifs et de leur exclusion temporaire de Son plan est, dit Paul, l’attitude qu’ils ont démontré à l’égard du Christ. Au regard de ce qui s’est passé dans le monde païen et de la façon avec laquelle les juifs ont réagi à l’Evangile, on se trouve dans une configuration des plus étranges :&lt;br /&gt;-  v 30 : des païens, qui ne s’inquiétaient nullement d’être justes devant Dieu, se trouvent, par leur foi en Christ, déclarés comme tels.&lt;br /&gt;-  v 31 : Israël qui, par la loi, s’efforce constamment de plaire à Dieu et de Lui être agréé, n’y parvient pas. Il passe donc à côté du but et de la raison d’être même de cette loi à laquelle il s’efforce constamment d’obéir : obtenir, par cette obéissance, d’être considéré comme juste aux yeux de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière la réussite des païens et l’échec d’Israël, c’est le principe même de la recherche des uns et des autres qui est cause de leur séparation :&lt;br /&gt;-  v 32a : les païens, conscients de leur disqualification naturelle à faire partie du peuple élu de Dieu, ont pu saisir la Bonne Nouvelle que représentait le message de la justice de Dieu offerte gratuitement en Christ. La foi se présenta dès lors pour eux comme la réponse évidente et le moyen logique et unique d’accéder au salut : Ephés 2,8.&lt;br /&gt;-  v 32b et 33 : Israël, accoutumé dès l’origine à être un peuple choisi, eut beaucoup plus de mal à accepter en Christ l’idée de sa disqualification toute aussi totale pour le salut. S’appuyant sur la validité de ses œuvres et de ses efforts, il se heurta à Christ, la Norme par excellence de la justice de Dieu : Mat 5,20. Le passage de la mentalité issue de la loi, faite toute d’efforts et de pratiques pour être juste, à la simple acceptation par la foi d’une justice gratuite et entièrement offerte, fut un pas trop difficile à franchir pour la plupart (cf  Actes 6,11).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend par cet exemple les réticences et la difficulté qu’Israël connut à accepter le simple message du salut par la foi. Imaginez deux concurrents se préparant à un défi sportif. L’un mettant tous ses efforts, s’entraîne tous les jours. Il arrive, pense-t-il, prêt pour le jour de l’épreuve. L’autre, agissant comme il en a l’habitude, ne fait rien de plus pour se préparer jusqu’au jour fixé. Les deux concurrents se mettent en liste. Le premier, qui s’est préparé, échoue à quelques encablures du but. Le second a à peine le temps de commencer sa course que, déjà, il est disqualifié pour faute. A la fin l’organisateur, voyant l’impossibilité du défi à relever, décide de remettre gracieusement aux deux concurrents la coupe du vainqueur. Lequel, à votre avis, aura le plus de mal à l’accepter ? Pour qui sera-t-elle la meilleure et la plus grande des surprises ? (cf Luc 15,29 à 32)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) Le double aveuglement d’Israël : Rom 10,1 à 13&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;a)  un zèle sans connaissance juste : v 1 à 4&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La souffrance de Paul, à la pensée de la perdition de ses frères israélites, est d’autant plus vive qu’il connaît le zèle qu’ils mettent, en tout cas pour certains, à obéir à la loi. Paul lui-même, avant sa conversion, comme le jeune homme riche de l’Evangile par exemple, faisaient partie de ce nombre : Actes 26,5 ; Phil 3,4 à 6 ; Mat 19,16 à 20. Le problème de la disqualification des juifs pour le salut ne tient donc pas au manque de motivation ou de sérieux qu’ils démontreraient dans l’application de l’obéissance aux règles de la loi, mais à leur méconnaissance de la voie et du chemin que Dieu, en Christ, leur a indiqué pour parvenir à la justice. Paul souligne ici le problème de l’insuffisance du zèle et de la sincérité des efforts fournis pour plaire à Dieu. Nous ne pouvons être agréé par Lui que par le moyen que Lui-même a choisi  dans ce but. Ce n’est pas ce que l’homme pense être bon de faire pour accéder à Lui que Dieu considère, mais la réponse que l’homme donne au moyen qu’Il lui révèle dans ce but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la fin poursuivie est la même, pourquoi tant d’histoires ? Dieu ne peut-Il pas considérer la fin sans regarder au moyen ? Le v 4 et les versets suivants répondent à cette question !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;b) le langage de la loi : un langage contraire à celui de la foi : v 5 à 13&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bien que le but poursuivi par les observateurs de la loi semble le même que les croyants de la foi : accéder à la justice, l’esprit qui est à l’origine des deux démarches diffère fondamentalement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1)  v 5 : la justification que l’on cherche par la loi repose entièrement sur le « faire » de l’homme. Elle met en valeur ses mérites et sert donc, en priorité, sa gloire : Ephés 2,9. Le message que fait entendre l’homme qui met sa confiance dans ses œuvres pour accéder à la justice est donc le suivant : « Si je suis dans Ta présence, Seigneur, si je peux vivre ici dans ton ciel, c’est à moi et à moi seul que je le dois ! » Un tel message, prononcé par un homme habité par le péché, ne saurait avoir cours dans l’éternité.&lt;br /&gt;2)  v 6 et 7 : le langage que tient le croyant justifié par la foi est tout autre. Il repose, non comme précédemment sur le faire de l’homme, mais sur le « tout est accompli » du Christ ! Monter au ciel ou descendre dans l’abîme de la perdition ne repose plus sur la note bonne au mauvaise que l’homme s’attribue au regard de sa propre justice, mais sur le critère unique de notre attitude à l’égard de Christ. Il a tout fait, par Sa mort, pour nous amener à Dieu : 1 Pier 3,18 et, par Sa résurrection, pour nous sortir de la mort : 1 Cor 15,12 à 23. Aussi, c’est à Lui seul que s’élèvera, de la bouche des rachetés, le concert de louanges entonné pour leur salut : Apoc 5,9 à 14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avantages du mode de justification par la foi comparé aux efforts incessants devant être fournis pour être justifié par la loi sont considérables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- v 8 à 10 : le salut n’est plus à chercher dans des hauteurs morales inaccessibles. La Parole qui sauve est venue jusqu’à nous. Elle se trouve donc dans notre proximité la plus immédiate, ne demandant que deux choses pour manifester son efficacité et son pouvoir d’action dans nos vies :&lt;br /&gt;-  la foi du cœur&lt;br /&gt;-  la confession de la bouche&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est en effet du cœur que sort la foi, l’adhésion pleine et entière au Christ pour le salut.  L’expérience de la foi reste cependant incomplète si elle ne s’accompagne pas en même temps d’une confession de la bouche. De même que l’acte de mariage, qui consacre l’union par le cœur de deux personnes, ne peut être validé sans une expression officielle et publique, la foi dans le Christ Sauveur n’a de reconnaissance céleste que dans une prise de position ouverte pour Lui ici-bas : Luc 9,26 ; 12,28-29. Si nous croyons, dit Paul, nous devons parler : 2 Cor 4,13. Comme les deux brigands placés, l’un à la droite et l’autre à la gauche du Christ, il est impossible de faire le choix de mettre en Christ son espérance sans, face au monde, exprimer notre position de façon claire à Son égard : Luc 23,39 à 43 ; voir aussi Luc 23,50 à 54 ; Jean 19,38-39. La confession publique de notre espérance est l’un des premiers fruits de la réalité de la conversion cachée de nos cœurs à Christ : Hébr 10,23 ; 1 Tim 6,12 et 13.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- v 11 à 13 : le salut est désormais accessible à tous, quels que soient son origine, son passé ou sa qualité. Le « quiconque » de ces verset est à rapprocher du « quiconque » de Jean 3,16. L’objet de notre salut se trouvant en dehors de nous-mêmes, aucun autre facteur que l’absence de foi n’est désormais exclusif : Jean 3,15  et 36.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3)  La responsabilité d’Israël : l’incrédulité face au message proclamé : 10,14 à 21&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure ce chapitre consacré au rejet temporaire d’Israël du plan de Dieu, Paul souligne ici l’entière responsabilité de la nation à ce sujet. L’acte d’accusation qu’il dresse comprend deux parties :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;a) v 14 à 15 : la partie défense :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au travers de 4 questions pertinentes, Paul se fait d’abord l’avocat de la cause des perdus. Comment, dit-il :&lt;br /&gt;-  les hommes invoqueraient-il Celui en qui ils ne croient pas ?&lt;br /&gt;-  les hommes pourraient-ils croire en quelqu’un dont ils n’ont pas entendu parler ?&lt;br /&gt;-  les hommes pourraient-il entendre le message qui sauve si personne ne leur en parle ?&lt;br /&gt;-  le message qui sauve pourrait-il être proclamé si personne n’est envoyé ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Paul définit ici les conditions spirituelles obligatoires devant être remplies pour que l’incrédulité, cause majeure de la perdition, ne puisse être tenue comme une excuse valable au jour du jugement. Il faut, pour que quelqu’un soit tenu responsable de son choix de ne pas croire :&lt;br /&gt;-   que le message de l’Evangile lui soit parvenu clairement&lt;br /&gt;-   au travers d’un témoin qualifié et envoyé par Dieu dans ce but&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul souligne ici :&lt;br /&gt;-   ce qu’est la responsabilité principale des croyants dans ce monde : la proclamation de l’Evangile : 1 Cor 9,16&lt;br /&gt;-   l’une des conséquences inattendues de l’accomplissement de cette mission pour le monde : une culpabilité sans circonstances atténuantes au jour du jugement . Nous sommes donc à la fois une odeur de vie pour ceux qui croient, et une odeur de mort pour ceux qui restent incrédules : 2 Cor 2,15-16.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;b) v 16 à 21 : la partie accusation :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux 4 questions de la défense, Paul, devenu accusateur, répond par 4 « Mais » qui établissent la responsabilité inexcusable des incrédules, en particulier parmi son peuple :&lt;br /&gt;-  v 16 : beaucoup ont entendu, mais peu ont cru et obéi à la Parole du Christ, nécessaire à la foi : v 17, qui leur avait été annoncée.&lt;br /&gt;-  v 18 : mais tous ont-ils entendu ? La voix des porteurs de l’Evangile est allée jusqu’au bout du monde (Si cela était vrai du temps de l’apôtre Paul, à combien plus forte raison aujourd’hui).&lt;br /&gt;-  v 19 et 20 : mais Israël l’a-t-il su ? Etait-il au courant du projet de Dieu de sauver même les païens au travers du message de la foi ? Paul répond par deux versets tirés :&lt;br /&gt;- de la loi, par Moïse : Deut 32,21&lt;br /&gt;- des prophètes, par Esaïe : Esaïe 65,1&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Toute la Bible, dès l’origine, semble dire ici Paul, évoque ce projet de Dieu : cf Gen 12,3&lt;br /&gt;-  v 21 : S’il y a un peuple pour lequel Dieu a fait des efforts particuliers pour qu’il soit sauvé, c’est bien Israël. Mais aucun autre peuple que lui n’a fait preuve d’une pareille résistance. Les mains que Dieu tendait pour les sauver, ils les ont pris pour les clouer sur une croix : 1 Thes 2,15-16.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;4)  la portée partielle du rejet d’Israël : 11,1 à 10&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir établi les causes spirituelles de l’exclusion de l’Israël historique du plan de Dieu depuis la venue de Christ, Paul définit ici la véritable portée de ce rejet. Dans ce temps de l’Eglise, Paul souligne les deux aspects particuliers de ce rejet par Dieu du peuple élu. Le rejet est :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;a) non total, mais partiel&lt;/span&gt; : v 1 à 6 : Paul en donne trois preuves :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;une preuve personnelle&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 1 : lui-même est juif. Or, il n’est pas seul, en tant que membre du peuple élu de Dieu, à être entré dans la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Jésus-Christ. La 1ère communauté, forte de 3 000 membres, était entièrement juive :  Actes 2,5 à 11.41. De nombreux sacrificateurs : Actes 6,7 et plusieurs pharisiens également : Actes 15,5 étaient devenus croyants en Jésus-Christ. Qu’un juif zélé pour la loi de Moïse croit en Jésus n’était pas un cas isolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;em&gt;une preuve scripturaire&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 2 à 4 : Paul rappelle ici la réponse faite par Dieu à Elie qui, au temps du roi Achab et de la reine Jézabel, pensait être l’unique à avoir conservé la foi véritable en Dieu : 1 Rois 19,14 à 18. Même dans les temps les plus sombres de l’histoire d’Israël, Dieu a toujours su se conserver, même dans le secret, un reste d’hommes fidèlement attachés à Lui. Ce reste fidèle est l’une des clefs de l’histoire d’Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les jugements de Dieu dans l’histoire ne sont jamais totaux (cf le déluge, Elie, Esdras et Néhémie…). Autrement, le rapport entre ce qui est passé et ce qui est à venir serait perdu. Ce qui survient à leur suite serait différent et indépendant plutôt que continuation et progrès… Une nouvelle vie doit toujours sortir du sein du jugement ; sans cela l’unité du tout ne saurait être conservée et le futur ne saurait être organiquement lié au passé ou au présent. Telle est la signification des hommes pieux dans le monde. Dans le jugement, ils sont les agents de chaque nouveau commencement. Ils témoignent de l’unité du plan de salut de Dieu.  (Erich Sauer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Une preuve actuelle&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 5 et 6 : un reste selon l’élection de la grâce. Ce qui est vrai pour  le passé l’est aussi dans le cas présent. L’Eglise, comme nouveau peuple de Dieu, ne se construit pas en dehors d’Israël, mais sur les racines même de l’arbre ruiné : cf Luc 3,9. Ses fondements ont tous leur origine dans la nation juive : Ephés 2,20. Même la nouvelle Jérusalem portera en elle les noms des douze tribus d’Israël, comme des douze apôtres juifs de l’ Agneau : Apoc 21,11 à 14. L’affirmation, soutenue dans le passé par l’église catholique et dans le présent par les témoins de Jéhovah, selon laquelle le peuple juif a été, depuis la venue du Christ, définitivement mis à l’écart, est donc sans fondement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël est, depuis la venue du Christ, plus que jamais séparé en deux camps : Rom 11,7 à 10. Les uns, ayant reçu la grâce, sont les vrais élus de Dieu : v 6 et 7. Les autres, demeurés obtus, l’ont refusé, et sont devenus sourds et aveugles : v 8.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;b) non définitif, mais temporaire&lt;/span&gt; : v 11 à 24 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La continuité étant le propre de toute l’œuvre de Dieu, le rejet et la mise à l’écart d’Israël en tant que peuple de Dieu ne peuvent être que temporaire. Aussi, avant de parler de l’avenir glorieux qui attend la nation juive, Paul adresse un triple enseignement sur les conséquences qu’a eu son rejet pour les païens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;1er effet : une bénédiction&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 11 à 16 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà en Son temps, Jésus avait prévenu les responsables de la Nation.  Si les juifs, dans leur majorité (surtout les responsables) Le rejettent comme Messie, la porte de la grâce se fermera pour eux et s’ouvrira pour les païens : Mat 21,33 à 43 . Les premiers invités à la table du royaume de Dieu étaient les juifs et les derniers les païens. Mais comme les premiers n’ont pas voulu répondre à l’invitation, ce sont les derniers qui occuperont leur place : Mat 22,1 à 14 ; Luc 13,23 à 30. Le zèle de Paul pour répandre l’Evangile parmi les païens a, entre autres, aussi pour but de provoquer, dit-il, la jalousie de son peuple, ce qui, à maintes reprises, ne manqua pas de se produire : Actes 13,44 à 52.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Un avertissement&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 17 à 21 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait pour les païens d’avoir eu part à l’Evangile ne devrait pas cependant leur faire oublier tout ce qu’ils doivent à Israël. En effet, jusqu’avant la venue de Jésus-Christ, les païens étaient étrangers aux alliances faites entre Dieu et Son peuple : Ephés 2,12. Jésus même, bien qu’Il soit venu en tant que Sauveur du monde, se consacrait en priorité au salut des brebis perdues d’Israël : Mat 10,6 ; 15,24. Israël est et reste ici-bas le « fils » légitime de Dieu : Osée 11,1. Si donc, à cause de son endurcissement : Rom 11,25, une grande partie du peuple originel de Dieu a été mis à l’écart, les païens, objet de Sa grâce, feraient bien :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  de rester humbles face à l’Israël déchu : v 17 et 18. L’olivier naturel : Jér 11,16, ou la vigne qui faisait la joie de Dieu : Esaïe 56,1-2, c’est d’abord Israël. Si les païens profitent des bénédictions d’Abraham (la racine) et sont nourris de la sève de vie qui en découle (le Saint-Esprit), ce n’est purement que grâce pour eux : Gal 3,6 à 9.  La logique, en arboriculture, n’est pas de greffer les branches d’un arbre sauvage sur un arbre sain, mais l’inverse. Mépriser Israël, c’est, pour les païens convertis à Jésus-Christ, s’attaquer à l’arbre qui porte la branche sur laquelle ils sont assis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  de craindre Dieu : v 20 à 21. Car si Dieu n’a pas épargné les membres naturels de Son peuple, à combien plus forte raison n’épargnera-t-Il pas ceux qui, ayant reçu l’Evangile parmi les nations, feront preuve de la même attitude d’orgueil et de suffisance par laquelle Israël a péché contre Lui. Bien que mis à l’écart du plan de Dieu, Israël est le moyen par lequel Dieu teste l’attitude des nations à Son égard. L’éloignement de Dieu, la perte de la conscience de tout ce que les nations christianisées Lui doivent, se traduit inévitablement par l’antisémitisme, une attitude d’hostilité envers le peuple qui ici-bas Le représente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;une conclusion&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 22 à 24 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul tire de l’histoire du rejet d’Israël et de l’intégration des païens comme membres du peuple de Dieu à leur place, une double leçon, valable pour tous, sur la nature de Dieu. Dieu, dit-Il, (et nous ne devons jamais L’oublier) est à la fois un Dieu de bonté et de sévérité : v 22 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  bonté : pour deux raisons majeures :&lt;br /&gt;-  parce que l’homme le plus indigne peut, à l’image des païens, être l’objet de Sa grâce et faire ainsi partie intégrante du peuple de Dieu : v  22b ; Ephés 2,13&lt;br /&gt;-  parce que le fils le plus rebelle, s’il se repend, peut, à l’image d’Israël, retrouver la place qui est la sienne dans la maison et parmi la famille de Dieu : v 23 ; Esaïe 54,5 à 8 ; Jér 3,12 à 15 ; Ezéchiel 18,21 à 23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) sévérité : pour deux raisons majeures :&lt;br /&gt;-   parce que l’homme le plus privilégié peut, à l’image d’Israël ou du croyant en Jésus-Christ, s’enorgueillir, rejeter Dieu et oublier toute la bonté dont il a été l’objet de Sa part : Jérémie 2,4 à 7. Il tombe alors sous le coup de Sa colère : Ezéc 18,24. La sévérité de Dieu devient alors le moyen par lequel Il nous ramène à Lui, nous rappelant tout ce que nous devons à Sa bonté : Hébr 12,5 à 11.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon principale de l’histoire est, comme le montre par ailleurs toute l’Ecriture, qu’il y a en Dieu, le Dieu d’Israël, beaucoup plus de dispositions à faire grâce qu’à punir : Exode 34,6 à 7. Toute l’histoire d’Israël sera la démonstration de la justesse des enseignements contenus dans Son Nom . Notre Dieu est un Dieu lent à la colère et riche en bonté et en fidélité : Ps 86,15 ; 103,8 ; Esaïe 61,2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;C) La restauration d’Israël : la source future d’une bénédiction universelle : Rom 11,25 à 36&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui n’était encore qu’une supposition au v 23 devient, sous la plume de l’apôtre Paul, une certitude au v 25. Paul confirme donc ici l’enseignement qu’il vient de donner plus haut. L’endurcissement d’Israël, sa mise à l’écart du plan de Dieu, est bien partielle et temporaire. L’apôtre qualifie de 4 façons le phénomène de sa réintégration :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1)  elle sera la richesse du monde : Rom 11,12.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles qu’aient été les bénédictions reçues par le monde par la mise à l’écart d’Israël, elles ne sont rien en comparaison du jour où la nation entière se convertira à Jésus-Christ : Zach 12,10. Par la désobéissance de Jonas, seuls quelques marins païens connurent Dieu : Jonas 1,16. Par son obéissance, ce fut une ville entière de 120 000 hommes au moins qui furent sauvés : Jonas 4,11. Un phénomène de même ampleur se produira, lors du retour à Dieu et de la conversion à Christ de toute la nation juive : Zach 8,21 à 23.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) elle est un mystère : Rom 11,25&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un mystère est, dans la Bible, une vérité obscure de la Parole jusqu’au moment où, le temps arrivé pour qu’elle se réalise, elle s’éclaire. la Bible parle ainsi de plusieurs mystères : celui du royaume de Dieu : Marc 4,11, de la volonté de Dieu : Ephés 1,9, de l’enlèvement de l’Eglise : 1 Cor 15,51, de l’iniquité : 2 Thes 2,7, de l’Evangile : Ephés 6,19, de la piété : 1 Tim 3,16, de Babylone : Apoc 17,5… La réintégration d’Israël comme nation dans le plan de Dieu fait ainsi partie des évènements qui ne sont ni planifiables, ni prévisibles par la raison humaine. Elle se produira, dit l’apôtre, le jour où « la totalité des païens devant entrer dans le royaume » (le nombre des croyants d’origine païenne devant se convertir pendant la période de l’Eglise) aura eu lieu. Le fils prodigue ayant rejoint la maison, c’est vers le fils aîné que le père va se tourner pour le faire entrer : Luc 15,29 à 32. Le temps des nations accompli, le temps d’Israël pourra recommencer : Luc 21,24.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3)  elle sera entière : v 26 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors que le rejet d’Israël aura été partiel, sa réintégration sera, quant à elle, entière. Elle se réalisera, selon les promesses de la Parole : Esaïe 59,20-21, au jour même du retour de Jésus : Zach 12,10 à 13,1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;4) elle sera l’expression la plus magnifique de la grâce de Dieu : v 28 à 32&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tous reconnaîtront alors, païens comme juifs, que leur présence dans le royaume de Dieu n’est due ni à leurs mérites, ni à leurs privilèges, mais à l’unique grâce de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Conclusion : Rom 11,33 à 36&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La conclusion de l’apôtre Paul sur l’histoire d’Israël et des nations n’est faite ni de lamentations, ni d’amertume (sentiments qui pourraient être les nôtres en regardant les choses de façon horizontale uniquement). Elle est empreinte, au contraire, d’un triple sentiment :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  étonnement d’abord : v 33 : Dieu dépassera toujours tout ce que la raison humaine et l’intelligence peuvent comprendre&lt;br /&gt;-  petitesse : v 34 et 35 : l’apôtre Paul réalise les limites de sa pensée face à celle de Dieu et la stupidité de l’homme qui veut le mettre en question ou Lui demander explication pour Ses actes&lt;br /&gt;-  adoration enfin : v 36 : De Lui procède tout, par Lui se réalise tout, pour Lui sont toutes choses. Telle sera la conclusion finale de l’histoire ! A Lui soit toute la gloire !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-6467825712714040347?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/analyse-de-romains-91-1136.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-502082016888640593</guid><pubDate>Fri, 01 Aug 2008 14:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-01T17:10:58.686+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 9,1 à 11,36</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;Les sentiments de Paul pour Israël&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint–Esprit: J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi–même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,  et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au–dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;La problématique d'Israël&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël, et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ; mais il est dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité, c’est–à–dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils. Et, de plus, il en fut ainsi de Rébecca, qui conçut du seul Isaac notre père ; car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et qu’ils n’eussent fait ni bien ni mal, –afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, – il fut dit à Rébecca : L’aîné sera assujetti au plus jeune ;13  (9–12) selon qu’il est écrit : J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Esaü. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;La problématique de la souveraineté de Dieu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dirons–nous donc ? Y a–t–il en Dieu de l’injustice ? Loin de là ! Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Car l’Ecriture dit à Pharaon : Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. Tu me diras : Pourquoi blâme–t–il encore ? Car qui est–ce qui résiste à sa volonté ? O homme, toi plutôt, qui es–tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira–t–il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as–tu fait ainsi ? Le potier n’est–il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil ? Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition, et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;La problématique de la grâce&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi nous a–t–il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens, selon qu’il le dit dans Osée : J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien–aimée celle qui n’était pas la bien–aimée ; et là où on leur disait : Vous n’êtes pas mon peuple ! ils seront appelés fils du Dieu vivant. Esaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël : Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé. Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu. Et, comme Esaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe. Que dirons–nous donc ? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi, tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi. Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement, selon qu’il est écrit : Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;La problématique des deux justices&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi : Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel ? c’est en faire descendre Christ ; ou : Qui descendra dans l’abîme ? c’est faire remonter Christ d’entre les morts. Que dit–elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.  Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus.  Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;La nécessité de la mission&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comment donc invoqueront–ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront–ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront–ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura–t–il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Esaïe dit–il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication ? Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Mais je dis : N’ont–ils pas entendu ? Au contraire ! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Mais je dis : Israël ne l’a–t–il pas su ? Moïse le premier dit : J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence. Et Esaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire : J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas. Mais au sujet d’Israël, il dit : J’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Le principe du reste fidèle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je dis donc : Dieu a–t–il rejeté son peuple ? Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez–vous pas ce que l’Ecriture rapporte d’Elie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël : Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels ; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie ? Mais quelle réponse Dieu lui fait–il ? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l’élection de la grâce. Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce ; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.7 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Chute et rétablissement futur d'Israël&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quoi donc ? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, selon qu’il est écrit : Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit :  Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution ! Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir, Et tiens leur dos continuellement courbé ! Je dis donc : Est–ce pour tomber qu’ils ont bronché ? Loin de là ! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils fussent excités à la jalousie. Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera–t–il ainsi quand ils se convertiront tous. Je vous le dis à vous, païens : en tant que je suis apôtre des païens, je glorifie mon ministère,  afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques–uns. Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ?  Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Mais si quelques–unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. Tu diras donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains ; car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché. Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront entés ; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront–ils entés selon leur nature sur leur propre olivier.  Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. En ce qui concerne l’Evangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde, de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde. Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Hymne à la sagesse de Dieu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car34  Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-502082016888640593?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/08/romains-91-1136.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-6935532971608926002</guid><pubDate>Thu, 31 Jul 2008 18:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-31T21:16:37.983+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 6,1 à 8,39</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;EXPOSE SYSTEMATIQUE DU PLAN DE SALUT INDIVIDUEL&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;3ème PARTIE : SANCTIFICATION PAR LE SAINT-ESPRIT&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir établi le fondement du principe de la justification de l’homme par la foi en Jésus-Christ, Paul va répondre dans cette partie à la principale objection s’élevant de la part des adversaires de la grâce. Le salut s’opérant en-dehors de tout mérite humain, la doctrine de la grâce n’est-elle pas un encouragement implicite au pécheur à demeurer dans son péché : Rom 6,1 ? A cette déduction légère et facile, l’apôtre va opposer le second aspect de l’œuvre du salut tel que conçu par Dieu : la sanctification, la délivrance du pécheur par le Saint-Esprit de la puissance du péché qui l’asservissait. A quoi, en effet, servirait-il à Dieu de justifier l’homme de son péché, s’Il ne lui donnait ensuite la force intérieure de le vaincre ? Mais, gloire à Dieu ! Notre salut englobe non seulement notre justification, mais encore notre délivrance et la victoire sur toutes les conséquences que la chute d’Adam avait entraîné dans l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;A) Le principe de la sanctification : l’identification avec Jésus-Christ mort et ressuscité : 6,1 à 13&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1)  La question posée par Paul : v 1&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Elle pose le problème de fond qui est à la base de toutes les luttes que le chrétien justifié peut connaître dans sa vie chrétienne. Quelle relation existe-t-il encore entre le chrétien justifié et le péché qui habite en lui et, dans le passé, le dominait ? Remarquons d’emblée que Paul ne nie pas le fait que le chrétien puisse commettre encore des péchés. Il ne demande pas : « Etant justifié par la foi, le péché demeurera t-il en nous ? » (Oui, nous restons pécheurs), mais « Demeurerons-nous dans le péché ? » Autrement dit , allons-nous continuer à vivre comme auparavant, dans l’obligation de vivre dans le péché ? A cela, l’apôtre oppose un non catégorique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2)  La réponse :&lt;/span&gt; par la foi en Jésus-Christ pour notre justification, nous sommes aussi devenus un avec Lui : v 5 à 10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre foi en Jésus-Christ nous a en effet lié à tel point à Sa Personne que nous sommes devenus un avec Lui. Tout ce qui est vrai de Lui est désormais vrai de nous. Le jour où il est mort, dit Paul, c’est nous et tout ce qui nous habitait qui est mort avec Lui : v 6. Le jour où Il ressuscitait, c’est nous qui, animé d’une vie nouvelle, ressuscitions avec Lui : v 4. W Nee a illustré notre identification avec Jésus-Christ de manière fort simple dans son livre « La vie chrétienne normale ». Prenant un livre dans lequel il glissa un morceau de papier, il dit : « Je prends un morceau de papier. Il a son identité a lui, entièrement indépendante de ce livre. Comme je ne sais qu’en faire pour le moment, je le mets dans le livre. Or, je vais faire quelque chose avec ce livre. Je l’envoie à Shangaï. Ce n’est pas le papier que j’envoie, mais le papier a été mis dans le livre. Qu’arrivera-t-il au papier ? Le livre peut-il aller à Shangaï alors que le papier resterait ici ? Le papier peut-il avoir un sort différent de celui du livre ? Non ! Où ira le livre, le papier ira aussi. Si je laisse tomber le livre dans la rivière, la papier y tombera également, et si je l’en retire promptement, je sauverai aussi le papier. Tout ce qui arrive au livre, arrivera aussi au papier, car il est dans le livre. C’est ainsi que vous êtes par la foi en Jésus-Christ. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’apôtre Paul utilisera quant à lui deux images bien connues des croyants pour illustrer cette vérité spirituelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;l’image du baptême&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 3 et 4 : Il est à la fois :&lt;br /&gt;-  la démonstration de notre mort&lt;br /&gt;-  et celle de notre résurrection&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;l’image de la greffe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 5 : cf Jean 15,1 à 8 :&lt;br /&gt;-   nous sommes devenus un avec Lui dans Sa mort&lt;br /&gt;-   et un avec Lui dans Sa résurrection&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que Paul différencie la justification (ce que Christ a fait pour nous) de la sanctification (produit de l’œuvre du Saint-Esprit en nous), Paul distingue ici le sang de Christ (le prix payé par Lui pour nos péchés) de la croix de Christ (la vie qu’Il a laissé ici-bas, puis qu’Il a retrouvé par Sa résurrection) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  Toute notre justification devant Dieu repose sur le sang innocent versé par le Christ pour l’expiation de nos péchés : 5,9. Le sang a pour premier but de régler la question de nos péchés : 1 Jean 1,7. Le sang concerne ainsi ce que nous avons fait. Il touche à la question de notre position et de notre situation devant Dieu : Exode 12,13 ; Héb 9,11-12. Le sang avait pour but de satisfaire la justice de Dieu. Il est et reste tout au long de la vie chrétienne, le moyen d’accès au croyant à la présence de Dieu : Héb 10,19 et celui de répondre aux accusations de notre conscience et de l’adversaire : Héb 10,22 ; Apoc 12,10-11. Le sang de Christ suffit toujours pour Dieu pour nous déclarer juste : Héb 9,13-14.26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  La sanctification quant à elle est un processus plus profond. Tandis que la justification par le sang de Christ touchait ce que nous avions fait, la sanctification a pour but de traiter ce que nous sommes. Elle s’attaque à la racine même du mal : notre nature mauvaise de laquelle rien de bon ne peut sortir : Rom 7,15 à 18 ; 8,7. Or, pour une telle délivrance, dit Paul, il ne nous faut pas moins que la croix : Rom 6,6 . « Le sang de Christ peut me laver de mes péchés, mais il ne peut me laver de mon  vieil homme. Il faut la croix pour me crucifier, moi. Le sang met de côté les péchés, mais il faut la croix pour mettre de côté le pécheur : W Nee. » Or, déclare Paul, la mort de notre vieil homme n’est pas quelque chose que nous avons à produire. De même que Christ est mort pour nous, le jour où Christ est mort, nous sommes aussi morts avec Lui : Rom 6,6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) Application pratique : Rom 6,11 à 13&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où se trouve dans la vie chrétienne le secret de la victoire sur le péché ? Paul y répond : dans la façon avec laquelle nous nous regardons. Trois verbes importants expriment la position que doit adopter par la foi le croyant pour être victorieux du péché dans sa vie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Savoir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 6,6 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La foi est toute faite d’assurance : 1 Jean 5,10.13.14.18.20 ; 2 Tim 1,12 et d’affirmations : Jean 1,12 ; Gal 2,20 ; Ephés 1,4 à 13. Le premier pas dans la direction de la victoire sur le péché n’est pas de prier pour devenir quelque chose, mais de croire ce que Dieu déclare au sujet de ce que nous sommes devenus. A quelqu’un qui se lamentait sur ses échecs dans la vie chrétienne et qui voulait prier pour que Dieu lui donne plus de Sa force, W Nee répondit par l’image suivante : « Il y avait sur la table près de laquelle nous étions une bouteille thermos. Supposez, dis-je, que cette bouteille puisse prier et qu’elle se mette à demander : « Seigneur, j’aimerais tant être une bouteille thermos. Ne veux-tu pas faire de moi une bouteille thermos ? Seigneur, fais-moi la grâce de devenir une bouteille thermos ! Que diriez-vous d’une telle prière ? Je ne pense pas, répondit le chrétien, que même une bouteille thermos puisse être aussi stupide. Ce serait un non-sens que de demander cela. C’est exactement ce que vous faites, répondit W Nee. » Souvenons-nous que pour nous faire chuter, Satan cherchera à nous masquer la vérité sur ce que nous sommes en Christ. Il n’a aucune arme contre la vérité : Jean 8,31-32.44 ; 2 Cor 13,8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Se considérer comme&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 6,11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans la pratique agir conformément à ce que nous sommes. C’est là, non une question de sentiment ou de sensation, mais d’obéissance. Dieu déclare ainsi que nous sommes morts au péché : v 11, que le péché n’a plus de pouvoir sur nous : v 14. Notre chair et notre cœur peuvent nous faire croire l’inverse de ce qui est. La vérité est ce que Dieu dit que nous sommes, non ce que nous en pensons ou ce que nous ressentons à ce sujet : Psaume 73,26. Nous devons donc adopter à l’égard du péché et de ses appels la même attitude qui fut jadis celle de Joseph face à la femme de son maître : Gen 39,7 à 10 : le refus, la résistance et l’ignorance : Rom 6,12. Nous n’avons plus, nous ne sommes plus, à cause de la nouvelle vie que nous avons en Christ, obligés d’obéir à ses appels. Si le péché a été notre ancien maître, il ne l’est plus aujourd’hui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous pouvons dire que la délivrance du péché est une pensée plus juste que la victoire sur le péché. Les expressions « libérés du péché » et « morts pour le péché » dans Rom 6,7 et 11 impliquent la délivrance d’un pouvoir encore très présent et très réel, et non de quelque chose qui n’existerait plus. Le péché est toujours là, mais nous connaissons la délivrance de son pouvoir dans une mesure qui s’accroît de jour en jour : W Nee. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c)  &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;em&gt;Se donner à Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Rom 6,13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le mot qui, plus que tout autre, définit ce qu’est la consécration : le don de soi. En effet, le fait de savoir que nous sommes morts et ressuscités avec Christ : v 6, ni même de nous considérer comme tels : v 11, ne suffit pas à nous affranchir complètement du péché. Il faut dans la pratique que nos membres qui servaient le péché, se mettent, sous l’impulsion de la nouvelle vie qui nous habite, à servir Dieu. La délivrance du péché ne s’opère ni dans la passivité, ni dans l’inaction, mais dans la prise en main résolue de notre vie nouvelle au service de Dieu. C’est là que s’opère alors les vrais changements, visibles par tous et qui sont la force de notre témoignage : Ephés 4,20 à 5,4. Tous verront alors que, contrairement au passé, nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, mais à Christ : 1 Cor 6,15.19-20.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;B)    Pratique de la sanctification : Rom 6,15 à 7,6&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La seconde question que pose Paul dans ce chapitre a pour but de répondre aux doutes qu’auraient pu formuler des juifs quant à la suffisance de la seule grâce pour garder l’homme du péché : v 15. Sans règle et sans cadre pour définir à l’homme ce qu’il lui est bien de faire ou non, peut-on sérieusement espérer qu’il puisse à lui seul suivre la voie du bien ? C’est, répond Paul, en utilisant deux images descriptives de la relation que nous avons avec Christ, méconnaître la profondeur et la portée du lien qui nous unit à Lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1) 1ère image : celle de l’esclave : Rom 6,16 à 23&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un mot qui, dans ce passage, revient 8 fois sous la plume de l’apôtre : v 16.17.18.19.20.22. En effet, contrairement à ce que pourraient penser des juifs, vivre sous la grâce ne signifie pas vivre dans une liberté telle que nous n’aurions plus de maître. La liberté totale en fait n’existe pas. Nous sommes tous esclaves de quelque chose : soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice : v 16. La condition du chrétien dans ce sens ne diffère pas de celle des autres. Il est toujours l’esclave de ce qui triomphe de lui : 2 Pier 2,19. Il n’a pas plus la capacité qu’auparavant d’user de sa liberté comme il l’entend : Gal 5,17. La seule différence tient dans le fait qu’au lieu de la loi avec ses règles et ses ordonnances, c’est maintenant le Saint-Esprit, avec Sa volonté et Ses désirs, qui s’opposent au mauvais usage de sa liberté (la vie par le Saint-Esprit : thème des chapitres 7 et 8).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien cependant la condition du croyant né de nouveau diffère-t-elle de l’incroyant même religieux :&lt;br /&gt;-  l’obéissance qu’il vit à l’égard de Dieu n’est plus quelque chose de forcé, mais elle vient désormais du cœur : v 17 dans lequel le Saint-Esprit Lui-même a gravé Ses lois et Ses ordonnances : Hébr 8,8-12.&lt;br /&gt;-  le salaire que paie le nouveau maître des croyants n’a rien de commun avec celui que payait l’ancien duquel ils ont été soustraits :&lt;br /&gt;. au lieu de fruits qui font honte : v 21, ils ont part à la sainteté : v 22&lt;br /&gt;. au lieu de la mort : v 21 et 23, ils ont pour fin la vie éternelle : v 22 et 23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2)  2ème image : celle du mariage : Rom 7,1 à 6&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paul utilise ici cette image pour parler, non plus de la relation du croyant avec le péché, mais avec la loi.  La loi, dit Paul, exerce son pouvoir sur un homme tant qu’il vit : v 1. Elle peut donc se permettre d’engager des poursuites envers ceux qui la transgressent tant qu’ils sont vivants : v 2 et 3. Une fois qu’ils sont morts, elle n’a plus de moyen pour exercer des représailles  contre eux. Or, c’est là justement ce que nous sommes. Par la foi en Christ, nous avons été mis à mort : v 4a. Nous sommes donc libres à l’égard de la loi, libres d’appartenir à un autre époux, le Christ vivant et ressuscité, qui nous traite de bien meilleure manière que la loi : v 4b. En effet, notre attachement ancien à la loi ne nous donnait aucune force pour vivre à la hauteur de ses exigences. Au contraire « les passions du péché provoquées par la loi » ne faisaient qu’amplifier nos fautes, donc notre culpabilité et notre condamnation devant Dieu : v 5. Mais maintenant, unis à Christ, nous servons Dieu dans un Esprit nouveau : v 6, non plus avec la force de notre seule chair, mais par la puissance de la vie nouvelle qui résulte de notre union avec le Christ ressuscité : v 4.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;C) Vie du croyant sous la loi : tiraillement et frustration : v 7 à 25&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;la loi de Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : place et rôle : v 7 à 14 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au vu de ce que Paul vient d’affirmer sur ce que provoque en l’homme les exigences de la loi, une question se pose : la loi est-elle mauvaise ? Autrement dit-, est-ce les interdits sous lesquels l’homme est placé qui font qu’il se comporte comme il le fait ? L’anarchie, le fait de vivre sans ordre et sans règle, est-elle donc la solution sociale dont nous avons besoin pour que les péchés nombreux et monstrueux que les hommes commettent cessent ? Paul répond à ces questions de 3 manières :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)   rien dans la loi n’est mauvais : v 7. Vouloir accuser la loi, chargée d’affirmer et de défendre ce qu’est le bien, d’être responsable de ses écarts de conduite est obligatoirement malhonnête. Tous les commandements de la loi sont : v 12 :&lt;br /&gt;- saints : conformes au caractère de Dieu&lt;br /&gt;- justes : conformes au sens moral&lt;br /&gt;- bons : adaptés à ce pourquoi l’homme a été créé&lt;br /&gt;Ce n’est donc pas dans la loi qu’il faut chercher la cause de la bassesse de nos comportements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) la loi n’est pas la source du péché, mais son révélateur : v 7.  Elle est l’occasion qui fait le larron : v 8. La loi, dit ainsi Paul aux galates, a été donné par Dieu à l’humanité comme un gardien et  un précepteur pour la conduire à Christ : Gal 3,23-24. C’est ainsi par elle que Dieu a choisi de faire notre éducation, et de nous révéler à quel point sans Christ  nous sommes incapables de Lui plaire et de produire une justice qui Lui convienne.  La loi, en effet, n’est pas faite pour les justes, mais pour les pécheurs : 1 Tim 1,8 à 11. Ce sont eux qu’elle condamne et fait trembler : cf  Rom 13,4.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) la loi est encore plus qu’un révélateur, elle est un catalyseur : v 8,.11.13. Sa seule présence provoque ainsi en l’homme la démangeaison de faire le contraire de ce qu’elle dit. Elle lui révèle ainsi le vrai visage de son cœur naturel :&lt;br /&gt;-  foncièrement mauvais : v 11 et 13 : la logique voudrait en effet qu’une chose bonne ne produise que de bons effets dans la vie de celui qui la reçoit. Le péché se révèle sous son vrai jour par le fait unique que c’est exposé à ce qu’il y a de meilleur qu’il se montre le plus horrible : cf  Mat 12,24 .33-34&lt;br /&gt;- vendu au péché : v 14. Le péché, dans la vie de l’homme, n’est pas comme il aimerait le faire croire le plus souvent, un accident ponctuel de parcours. L’homme naturel lui est au contraire entièrement voué et acquis. C’est ce que révèle ses réactions instinctives lorsqu’il est exposé aux interdits de la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;témoignage de Paul&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 18 à 25 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir expliqué quel rôle Dieu avait prévu pour la loi dans le processus qui devait conduire l’homme à la foi, Paul relate ici ce qui constitue le témoignage de son expérience dans ce domaine. 3 lois, nous dit-il, combattent en lui et se concurrencent lorsqu’en tant que chrétien il est sollicité à fournir un effort pour faire le bien :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  1ère loi : la loi de Dieu : v 16. 22. 25. Paul redit à son sujet ce qu’il a déjà dit auparavant : c’est une loi qui est bonne. Rien n’attire autant le chrétien sincère et désireux de plaire à Dieu que les commandements de Dieu : Ps 119,12 à 16.18.24.35.47… L’énoncé des commandements de Dieu, véritable programme de vie de Dieu pour le croyant, rencontre ainsi en lui l’écho d’un véritable désir de s’y soumettre et de les accomplir. C’est cet écho intérieur que l’apôtre appelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  la 2ème loi : la loi de l’entendement : v 23.25. Cet entendement qui prend plaisir à la loi de Dieu est la preuve que l’homme intérieur n’est plus le même : v 22 ; cp Rom 3,10 à 18. Il est nouveau, régénéré et aspire de tout son être à vivre la qualité de vie que Dieu lui propose en Christ. La volonté est là, clairement affichée, de faire le bien : v 18. C’est peut-être ici cependant que le chrétien sincère et né de nouveau fait l’expérience la plus douloureuse de sa vie. Il constate en effet que, bien que son entendement prenne plaisir à la loi de Dieu, il reste cependant, lorsqu’il veut faire le bien par lui-même, attaché à une autre loi qui rend vain tous ses efforts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) la 3ème loi : la loi du péché : v 21.23.25. Cette loi, dit Paul, est celle qui anime et commande la chair : v 18. Elle est ainsi si fortement ancrée en nous qu’elle est inséparable de tous les mouvements de l’ancienne nature. Une chose cependant diffère entre la condition de l’incroyant et celle du croyant. L’incroyant, nous l’avons vu, ne se soucie pas d’être approuvé par Dieu. Il vit dans le péché et tout ce qui l’occupe est la satisfaction de ses désirs. Le croyant régénéré ne vit plus dans cet esprit. Il aspire à faire le bien. Le danger est là pour lui cependant de croire, maintenant né de nouveau, qu’il est capable par lui-même de faire le bien. S’il s’y donne, l’apôtre Paul en témoigne : il réalisera que, bien que régénéré, sa nature première n’a pas changé. Le péché, attaché à son être, le rend inapte à traduire toute volonté de faire le bien en actes : v 15,18,19. Il fait ainsi l’expérience qu’une double nature habite en lui :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;-  sa nature nouvelle, en accord avec Dieu, à laquelle son entendement adhère&lt;br /&gt;-  le péché qui lui apparaît non plus comme sa nature, mais comme un corps étranger qui habite en lui : v 17.20.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif de cette expérience est clair. Il est, dit Paul, d’amener le croyant au désespoir complet de lui-même quant à sa capacité de faire le bien pour l’introduire dans une nouvelle vie, celle vécue sous la loi de l’Esprit : Rom 8,2. « Un frère qui cherchait à arriver à la victoire en luttant, raconte W. Nee, me fit un jour cette remarque : Je ne sais pas pourquoi je suis si faible. Je répondis alors : Ce qu’il y a, c’est que vous êtes assez faible pour ne pas accomplir la volonté de Dieu, mais vous n’êtes pas assez faible pour ne pas essayer de la faire. Lorsque vous serez réduit à une faiblesse extrême, et que vous serez persuadé de votre incapacité absolue, alors Dieu fera tout… Un homme qui se noie ne peut être sauvé que lorsqu’il est complètement épuisé et qu’il ne peut plus faire le moindre effort pour se sauver lui-même… Ce n’est que lorsque nous sommes arrivés à la fin de nous-mêmes que Dieu peut enfin prendre le relais. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;D)    La vie nouvelle par le Saint-Esprit : Ch 8,1 à 17 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1) V 1 à 4 : le « maintenant » dans lequel vit le croyant en Jésus-Christ :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paul récapitule et résume dans ces quatre versets tout l’enseignement donné dans les chapitres précédents sur la justification :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)   v 1 : il affirme un fait et une réalité qui s’applique désormais à tout croyant mort et ressuscité avec le Christ. C’est le « maintenant », l’état présent, durable et définitif dans lequel se vit désormais notre relation avec Dieu. C’est le fait aussi le plus conséquent et extraordinaire de l’œuvre accomplie par le Christ en notre faveur. Nous sommes réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils : Rom 5,10. La loi, qui a pour objet de donner un cadre permettant à la justice d’engager des poursuites contre ses transgresseurs, n’a plus d’effet sur nous puisque, morts avec Christ, ce n’est plus sous son régime que nous vivons, mais sous celui de la grâce : Rom 6,14 ; 7,4.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  v 2 : il donne la raison de ce fait. Un seul principe, une seule loi peut régenter la vie d’un homme : soit la loi du péché et de la mort, soit celle de l’Esprit. Comment pouvons-nous savoir quelle est la loi ou le principe sous lequel nous vivons ? W. Nee y répond :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’est ce qu’une loi ? Une loi est la généralisation d’un fait observé, jusqu’à ce que la preuve soit faite qu’il n’y a pas d’exception. Nous pourrions la définir plus simplement comme une chose qui se répète toujours à nouveau dans des conditions semblables. Toutes les fois où elle reparaît, elle reparaît de la même manière. Deux exemples :&lt;br /&gt;-   la loi du code de la route : toute personne qui, en Angleterre, conduit du côté droit de la route sera arrêtée. Pourquoi ? Parce que la loi ainsi faite l’ordonne. Elle n’accorde aucune exception.&lt;br /&gt;-   La loi de la pesanteur : quel que soit l’endroit où je me trouve, si je lâche un objet, il tombe immanquablement à terre ? Pourquoi ? Parce que sur terre nous sommes tous soumis à la même loi. Comment une telle loi peut-elle être annulée ? Que si une autre force (par exemple, ma main qui empêche l’objet de tomber à terre) intervient et rompt le cours normal des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vis sous la loi du péché, je le saurai rapidement. Exposé à une même situation, je réagirai toujours de la même manière : je chuterai. Seule l’introduction d’une autre loi peut briser le cycle infernal et irrémédiable de la loi du péché à laquelle nous sommes naturellement soumis. C’est, dit Paul, ce qui s’est passé pour nous par notre union avec Jésus-Christ. Nous ne sommes plus immanquablement soumis à la loi du péché et de la mort, mais par le Saint-Esprit, dégagés, soustraits, libérés de son pouvoir sur nos vies !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c)  v 3 et 4 : il en donne le pourquoi, la cause. Puisque, par la seule force de notre chair, nous étions incapables d’obéir à la loi, Dieu a fait venir ici-bas son Fils. Il l’a obligé à habiter dans une chair, un corps, semblable au nôtre pour qu’à l’intérieur de ce corps, normalement docile au péché, il triomphe de lui. C’est sur son propre terrain et là où il aurait du être le plus fort que le Christ a battu le péché. Il est entré dans la maison de l’homme fort, lui a pris ses armes, l’a dépouillé et a rendu libre tous ceux qui, par contrainte, étaient ses occupants retenus prisonniers : Marc 3,27 ; Luc 11,21-22. Pour la 1ère fois de l’histoire, la justice requise par la loi a été accomplie dans un homme vivant dans un corps, une enveloppe pourtant naturellement soumis au péché. N’ayant rien à reprocher à Christ, elle ne reprochera rien non plus à tous ceux qui, saisissant la délivrance que le Christ leur offre, se confie en la valeur de ce qu’Il a fait (Sa venue dans ce monde dans un corps humain semblable au leur pour vaincre le péché, puis mourir pour eux et leurs péchés) pour leur salut et leur justification devant Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) V 5 à 8 : Identités séparées :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vivre sous la loi de la chair ou celle de l’Esprit n’est pas théorique. Preuves :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  v 5 : les pratiques, les habitudes et les affections de ceux qui y sont soumis en témoignent. La preuve que quelqu’un appartient à Christ et est passé par une nouvelle naissance doit se voir dans le fait que, dans la pratique, il est effectivement devenu un nouvel homme : 2 Cor 5,17 ; 1 Jean 2,29. L’homme né de nouveau a changé de vie : il n’aime plus, ne dit plus, ne regarde plus, ne pratique plus, ne pense plus aux mêmes chose qu’autrefois. Il ne va plus aux mêmes endroits, n’a plus les mêmes amis, ne lit plus les mêmes livres, etc… Toute la conception, l’orientation et les centres d’intérêt de sa vie ont changé. Si quelqu’un se dit chrétien tout en vivant en pratique comme autrefois, il est un menteur : 1 Jean 1,6 ; 2,4.15 ; 3,6.10 ; 4,20.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  v 6 à 8 : les fruits que portent notre vie à long terme témoignent de la nature de la loi qui la domine : soit celle de la chair, soit celle de l’Esprit.  La chair conduit et tend toujours vers la même direction : la mort, la rupture : rupture de notre relation avec Dieu, avec les autres, avec nous-mêmes. L’Esprit produit quant à Lui toujours les mêmes fruits : la vie, une vie de plus en plus riche et abondante, et la paix, une paix toujours plus profonde avec Dieu, les autres et nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) V 9 à 17 : la vie par le Saint-Esprit :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;1er principe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 9 : s’assurer de la réalité de la nouvelle naissance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans le Saint-Esprit, qui est l’Esprit de Dieu ou de Christ, parler de vie chrétienne est un non-sens. La vie chrétienne n’est possible que si l’on possède l’Esprit de Christ Lui-même en soi. La 1ère chose dont nous devons nous assurer, avant d’exposer quelqu’un aux pratiques et aux exigences de la vie chrétienne, est qu’il est réellement né de nouveau. Qu’il y a bien eu dans cette vie l’autrefois et le maintenant dont nous avons parlé plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;2ème principe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 10 et 11 : une vie en transition :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat du croyant vient de ce qu’il vit, depuis sa nouvelle naissance, dans un état transitoire :&lt;br /&gt;-  maintenant déjà, son esprit est régénéré. Il possède en lui la divine puissance qui lui a donné tout ce qui était nécessaire à la vie et à la piété : 2 Pier 1,3&lt;br /&gt;-  son corps, quant à lui, reste le corps irrégénéré du péché, un corps cependant promis lui aussi à une résurrection future : 1 Cor 15,20 à 23.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;3ème principe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : V 12 et 13 : le chrétien a le choix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à chacun que revient quotidiennement le choix de décider à quelle loi il va se soumettre. S’il cède à la chair, il doit cependant savoir deux choses :&lt;br /&gt;-  il ne le fait plus par obligation, mais par faiblesse. En rien, il n’est redevable à la chair. Il n’a donc aucune obligation à se soumettre à ses désirs et ses sollicitations.&lt;br /&gt;-  les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, le chrétien n’échappe pas, sous prétexte qu’il est régénéré, aux conséquences nuisibles dans sa vie de la vie selon la chair. Les mêmes tristesse, déceptions, la même déchéance restent au bout du chemin de la vie dans le péché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;em&gt;4ème principe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : V 14 à 17 : avoir conscience des bénéfices d’une vie conduite par l’Esprit : Paul en énumère ici au moins 4 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- la certitude d’être considérés par Dieu comme fils : v 14&lt;br /&gt;- la liberté que cette certitude engendre  dans notre relation avec Lui : v 15. Dieu n’est plus pour nous un Juge devant lequel on vit dans la crainte, mais un Père avec qui nous avons une relation d’intimité et de proximité telle qu’Il nous donne la liberté de l’appeler Abba = Papa.&lt;br /&gt;- le témoignage intérieur que cette certitude affirme en nous au fond de notre esprit : v 16. Personne n’a à se convaincre lui-même ou ne doit attendre de recevoir d’un autre le témoignage qu’Il est enfant de Dieu. Celui qui l’est le sait au fond de lui-même. Aussi sûr est-il d’être né sur le plan humain, il sait qu’il est né sur le plan divin : Jean 1,13. Paul va démontrer dans la suite de l’épître que, lié à Christ, rien désormais, ni les puissances, ni les conditions de vie les plus difficiles ne peut nous séparer de Lui : Rom 8,37 à 39&lt;br /&gt;- la certitude de la gloire à venir que cette condition nous réserve : v 17 : le partage avec Christ de l’héritage réservé à tous ceux qui, comme Lui, portent en eux la nature divine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande question et unique question que ce texte doit nous amener à nous poser est la suivante : Sui-je né de nouveau ? Ai-je reçu l’Esprit de Christ ? Suis-je l’enfant légitime ou illégitime de Dieu : Jean 8,41.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;E) Glorification à venir du croyant : Rom 8,18 à 39&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paul conclut cette partie de son épître consacrée à la marche du croyant par l’Esprit par la motivation puissante que représente la perspective de la gloire qui lui est réservée dans les cieux en Jésus-Christ :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1)  v 18 : proportions :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Afin que nous saisissions toute la mesure de la portée de la gloire qui nous attend, Paul se livre à une estimation. Il met dans un plateau de la balance tout le poids des difficultés, souffrances, afflictions que peut connaître le croyant dans cette vie ; de l’autre côté, il place le poids de l’avenir préparé par Dieu pour lui dans l’éternité. Le résultat est sans équivoque : le côté « souffrance » de la vie du croyant (et Dieu sait combien il a été lourd dans la vie de Paul : Actes 9,16) n’a aucune force pour peser et équilibrer le côté « gloire à venir » réservé aux croyants. Paul en donne la raison dans la 2ème épître aux Corinthiens, épître consacrée, plus que toute autre, au catalogue impressionnant des souffrances qu’il a connu dans son ministère d’apôtre : 2 Cor 4,7 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- nos moments de détresse, quels qu’il soient, sont insignifiants par rapport à la somme de joie et de plénitude qui nous attendent en éternité&lt;br /&gt;- nos moment de détresse dans cette vie ne sont que temporaires, momentanées ; notre joie, quant à elle, sera éternelle, infinie, à jamais.&lt;br /&gt;Cette réalité étant au cœur de l’espérance du croyant ne peut que l’amener, avec le reste de la création, à soupirer après le jour de sa manifestation. Trois soupirs, montant de la terre jusqu’au ciel, s’élèvent vers Dieu dans l’attente de la réalisation glorieuse de notre foi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2)  v 19 à 22 : le soupir de la création :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Comme les humains, la création entière souffre, depuis le péché d’Adam, de la vanité à laquelle, contre son gré, on l’a soumise. Que ce soit le règne végétal : pollutions des mers, des rivières, du sous-sol de l’air, déforestation…, ou animal : exploitation, expérimentations, cruautés…, la nature entière paie avec celui qui en a reçu dès l’origine la gérance : Genèse 1,26 à 29 ; 2,15, le prix du péché. Dès après la chute : Gen 3,18 à 19 et jusqu’à la fin de l’histoire, elle manifestera sa désapprobation avec le choix de l’homme et servira à maintes reprises d’outil de Dieu pour l’exécution de Ses jugements : tremblements de terre : Mat 24,7, sécheresses et canicules : Apoc 16,8 et 9, fléaux divers : Joël 1,2 à 4, tempêtes de toutes sortes : Apoc 16,21… La création toute entière soupire, avec de plus en plus d’impatience, après le jour de sa délivrance et du renouvellement qui se produira au jour où Dieu fera entrer tous Ses fils dans Sa gloire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) v 23 à 25 : le soupir des croyants :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au soupir irréfléchi de la nature se superpose le soupir tout chargé de connaissances des enfants de Dieu, se sentant, depuis leur appel, étranger et voyageurs dans le monde : Gal 6,14 ; 1 Pierre 2,11. Tant que nous sommes dans ce corps, dit Paul, notre salut, bien que certain et acquis, reste au stade de l’espérance : 2 Cor 5,4 ; Hébreux 11,1. Plus le temps passe et le corps dépérit, plus notre être entier aspire à sa délivrance et sa régénération : Job 19,25 à 27.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;4) le soupir de l’Esprit en nous : v 26 et 27&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas seulement notre cœur qui soupire après la délivrance, mais l’Esprit que Dieu a mis en nous : Apoc 22,17.  Ecartelé entre le maintenant difficile et le demain glorieux qui nous attend, nous ne savons pas toujours ce qu’il nous convient de demander à Dieu. Nous sommes, dit Paul ailleurs, enfermé dans un dilemme : d’une part, nous avons le désir d’aller vers Christ, ce qui serait, pour nous le meilleur ; de l’autre, à cause de la situation du monde et de la perdition de ceux qui nous entourent, nous sentons qu’il serait plus utile que nous restions encore : Phil 1, 21 à 24. Dans cette tension permanente, le Saint-Esprit nous assiste, lançant vers Dieu à partir de notre âme des signaux en forme de soupirs inexprimables que Dieu reçoit, interprète et auxquels Il répond sous forme d’exaucements pour ce qui est le meilleur dans le cadre de notre situation : renouvellement de forces : Esaïe 40,30-31 ; 41,8 à 11 ou départ vers la patrie céleste : Luc 23,46 ; 2 Tim 4,6 à 8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;5) Nos certitudes spirituelles : v 28 à 39 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour couronner cette partie finale consacrée à la justification du croyant, Paul énumère en forme d’hymne triomphal les nombreuses certitudes spirituelles qui constituent la sécurité dans laquelle le croyant en Christ vit par la foi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a)  v 28 à 30 : la certitude de l’action bienveillante de Dieu dans toutes les étapes et les évènements qui constituent la trame de la vie du croyant en vue du projet céleste qu’Il a pour lui : la ressemblance à Jésus-Christ, Son Fils : 1 Jean 3,2. Paul voit comme un tout déjà réalisé les quatre différentes étapes spirituelles qui, de la prédestination divine à la gloire, jalonnent la vie du croyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b)  v 31 à 39 : la certitude du triomphe de la grâce et de l’amour de Dieu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;è si Dieu est pour nous, qui pourra être contre nous : v 31&lt;br /&gt;. l’Incarnation de Christ y répond : le don par Dieu de Son Fils montre qu’Il ne nous refusera rien, mais qu’Il est prêt, dans Sa grâce, à répondre à tous nos besoins : v 32&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;°Qui peut encore se tenir devant le tribunal de Dieu pour nous accuser : v 33&lt;br /&gt;. l’Expiation du Fils de Dieu y répond : par Lui, c’est Dieu Lui-même, le Juge, qui devient notre Sauveur, nous créditant d’une justice parfaite que nous étions incapables de produire par nos œuvres : v 34&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;°Qui peut encore nous condamner : v 34&lt;br /&gt;. La Résurrection du Christ y répond. Depuis qu’Il est remonté auprès du Père, le Fils est notre avocat face à toutes les accusations que notre conscience ou l’ennemi de nos âmes pourraient formuler contre nous à cause de nos péchés : Jean 2,1-2; 3,20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;°Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Les pires épreuves ou circonstances ? v 35 et 36&lt;br /&gt;. la Royauté de Christ y répond. Depuis que le Christ est assis à la droite de Dieu, tous Ses ennemis sont sous Ses pieds : Héb 1,13; 10,13. Ni la mort, ni la vie, ni aucune puissance, ni aucun gouffre ne peut couper le lien de l’amour qui nous rattache au Christ ressucité et glorifié!&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-6935532971608926002?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/analyse-de-romains-61-839.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-9209030421692668558</guid><pubDate>Thu, 31 Jul 2008 18:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-31T20:54:36.372+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 6,1 à 8,39</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;em&gt;La grâce nous identifie à Jésus-Christ&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dirons–nous donc ? Demeurerions–nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions–nous encore dans le péché ?  Ignorez–vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus–Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.  Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous–mêmes, regardez–vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus–Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez–vous vous–mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Un changement d'esclavage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quoi donc ! Pécherions–nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! Ne savez–vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.18  Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –  Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. –De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez–vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus–Christ notre Seigneur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Nouvelle situation par rapport à la loi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ignorez–vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, –que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Le combat naturel du chrétien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dirons–nous donc ? La loi est–elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.  Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a–t–il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point. Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.  Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est–à–dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus–Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi–même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Marcher selon l'Esprit&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus–Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus–Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,  car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba ! Père ! L’Esprit lui–même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Notre espérance&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.  Aussi la création attend–elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, –non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance  qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous–mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut–on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui–même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.  Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier–né entre plusieurs frères.  Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dirons–nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera–t–il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera–ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,  ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus–Christ notre Seigneur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-9209030421692668558?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-61-839.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-563959271827116329</guid><pubDate>Thu, 31 Jul 2008 15:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-31T18:10:11.072+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 3,21 à 5,21</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;EXPOSE SYSTEMATIQUE DU PLAN DE SALUT INDIVIDUEL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;2ème PARTIE : LA JUSTIFICATION PAR LA FOI EN JESUS-CHRIST&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir prononcé le verdict de Dieu sur les païens comme sur les juifs : 3,10 et 20, l’apôtre Paul développe ici la partie doctrinale qui est au cœur de son message : 1,17 : la justice de Dieu. Il va le traiter en 4 points successifs et complémentaires suivis d’une conclusion :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;1er point&lt;/span&gt; : 3,21 à 26 : le fondement historique de la justice de Dieu : la croix&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;2ème point&lt;/span&gt; : 3,27 à 31 : le moyen d’appropriation de la justice de Dieu : la foi&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;3ème point&lt;/span&gt; : 4,1 à 25 : le fondement biblique de la justice de Dieu : l’exemple d’Abraham&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;4ème point&lt;/span&gt; : 5,1 à 11 : les bienfaits de la justice de Dieu&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt; : 5,12 à 21 : comparaison entre l’œuvre d’Adam et celle de Christ : le péché et la grâce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;A) Le fondement historique de la justice de Dieu : 3,21 à 26&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les caractéristiques de cette justice :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;- Au regard de la loi, une double réalité :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Elle se manifeste sans l’aide, le concours et hors du cadre de la loi : v 21a&lt;br /&gt;Elle est cependant attestée par la loi et les prophètes : v 21b&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’Evangile, dit Paul, nous entrons dans un mode de justification qui rompt complètement avec celui établi par Moïse au travers de la loi. La justice établie par la loi se définit d’une seule manière : l’homme qui la mettra en pratique vivra par elle : Rom 10,5. La justice acquise par la loi repose donc sur un seul et unique principe : la capacité de l’homme à obéir aux exigences morales imposées par Dieu pour Lui plaire. Avec l’Evangile, ce principe est désormais aboli. Ce n’est plus sur la base de nos capacités et de notre obéissance que Dieu nous déclare désormais juste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que nouveau, ce mode de justification n’est cependant pas totalement étranger à la logique de la loi. Les prophètes, constatant l’incapacité de la loi à réformer profondément et durablement les cœurs, n’ont cessé d’en parler. La justice de Dieu, disaient-ils, ne sera satisfaite que le jour où Il établira une nouvelle alliance fondée, non sur les efforts de l’homme pour Lui plaire, mais sur le pardon et la régénération des cœurs par le Saint-Esprit : Jér 31,31 à 34 ; Ezéchiel 36,24 à 27. La loi et les prophètes attestent donc bien la nécessité de cette nouvelle ère dans laquelle les efforts pour être juste ne reposent plus sur l’homme, mais sur l’œuvre de Dieu pour lui et en lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;Sa définition : v 22&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Par la foi : elle est le « nouveau » moyen d’accès à la justice de Dieu : Ephés 2,8&lt;br /&gt;En Jésus-Christ : Il en est l’Objet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la nouvelle alliance repose sur le fait que l’objet de notre justice se trouve totalement hors de nous : en Jésus-Christ. Etant dépouillé de toute capacité propre pour être juste, il ne nous reste plus désormais qu'une seule alternative : croire, c’est-à-dire, se confier, s’en remettre totalement et à 100% en Celui qui, seul, a pu satisfaire toutes les exigences de la justice de Dieu. La réponse à la question : « Comment être juste, sauvé devant Dieu ? » n’est désormais plus : « Fais » mais « Crois » : Jean 6,28-29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- Sa raison : v 23&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Tous ont péché&lt;br /&gt;Et sont privés de la gloire de Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nécessité d’un tel mode de justification provient de l’état dramatique et sans issue dans lequel se trouve toute l’humanité. Si un quelconque espoir de s’en sortir par soi-même devant Dieu existait, il aurait été, de la part de Dieu, inutile de lier la question de notre salut au seul et unique Jésus-Christ : cf Mat 26,39 et 42. On ne peut croire en Jésus-Christ pour une partie de son salut et en soi-même pour une autre. Celui qui se confie en Christ déclare être d’accord ne posséder devant Dieu rien d’autre sur lequel il puisse s’appuyer pour espérer être juste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- Tout en Lui : v 24&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le mode de justification : gratuitement : cf Esaïe 55,1 à 3 ; 1 Pierre 1,18-19&lt;br /&gt;L’origine de la justification : la grâce de Dieu : cf Ephés 2,8 ; Tite 2,11&lt;br /&gt;Le fondement de la justification : la rédemption qui est en Jésus-Christ : cf Apoc 5,9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caractéristique de ce verset est l’absence complète de l’homme (de la part humaine) dans l’œuvre de salut dont il est pourtant le bénéficiaire. Tout est donné, accompli pour lui donc également gratuit. L’homme n’a plus qu’à prendre, se servir et tomber à genoux pour remercier. L’avons-nous fait et le faisons-nous encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- L’Auteur et le coût du projet : v 25a&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Dieu L’a destiné (Jésus-Christ)&lt;br /&gt;Comme moyen d’expiation (ou de propitiation)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée selon laquelle ce n’est que petit à petit que Jésus-Christ comprit la mission de salut à laquelle Dieu l’avait destinée est fausse. C’est dès le fondation du monde et avant Son incarnation que pour Lui s’est prise la décision d’être la victime innocente par laquelle le péché du monde serait ôté : 1 Pier 1,20 ; Héb 10,5 à 7. Le sang de la vie étant le seul moyen par lequel la vie pouvait être rachetée, seule l’offrande volontaire du Fils de Dieu était suffisante pour payer la rançon de notre rachat : Marc 10,45 ; Héb 9,22-23. Jésus le savait et l’a toujours su, même si, en tant qu’homme, cette idée de se substituer à l’homme pécheur pour subir à sa place le feu de la colère divine le glaçait d’horreur et d’effroi : Luc 22,39 à 44.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- Les conséquences de l’œuvre accomplie : v 25b et 26 :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Le temps de l’impunité apparente du péché s’arrête à la croix : v 25b&lt;br /&gt;Dieu montre à tous l’idée qu’Il se fait de la justice&lt;br /&gt;Il sauve le pécheur tout en condamnant le péché&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre accomplie par Christ à la croix met fin à une période : celle de la patience de Dieu et de son apparente tolérance envers le péché. Par Christ, Dieu nous révèle toute la haine et l’horreur qu’Il a pour le péché. Celui-ci réclame vengeance et ne peut subsister dans Sa présence. Le salaire que mérite le péché est bien la mort : Rom 6,23. En Christ se révèle également toute l’étendue de l’amour de Dieu. Il ne veut pas que le pécheur meurt, mais qu’Il vive : Ezéchiel 18,32. En Christ, Dieu réconcilie l’humanité avec Lui : 2 Cor 5,19. Mais plus encore, en Lui, la bonté et la vérité se rencontrent et la justice et la paix s’embrassent : Psaume 85,10-11. Le tourment de Dieu à cause du péché de l’homme a pris fin : le péché est condamné et le pécheur est sauvé ! Profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables et Ses voies incompréhensibles… Tout est de Lui, par Lui et pour Lui ! A Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! : Rom 11,33.36.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;B) Le moyen d’appropriation de la justice de Dieu : la foi : 3,27 à 31&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les caractéristiques de ce moyen :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- Il est exclusif : v 27 et 28&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Tout gloire personnelle est exclue&lt;br /&gt;Aucune œuvre n’entre en ligne de compte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre de salut de l’homme s’opérant entièrement en dehors de lui, tout mérite propre comme tout effort de l’homme pour y contribuer en sont exclus. Le salut nous est offert par grâce ; c’est un don de Dieu. Il n’est point par les œuvres afin que personne ne se glorifie : Ephés ,8-9.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- Il est universel : v 29 et 30 : en Jésus-Christ :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Dieu n’est plus le Dieu unique des juifs&lt;br /&gt;Il l’est aussi désormais des païens&lt;br /&gt;Par le même moyen (la foi) circoncis et incirconcis peuvent être déclarés justes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre de Jésus-Christ réglant définitivement la question du péché, c’est toute la race humaine issue d’Adam, et non seulement le peuple juif, qui est concernée par Son sacrifice. Les anciens privilèges de la nation juive sont donc abolis. Le mur de séparation qui, par la loi et ses ordonnances, séparait les païens et les juifs est renversé : Ephés 2,12 à 16. Il n’y a plus entre les hommes de différence d’origine, de classes, de races ou de sexes : tous ont accès en Jésus-Christ à la même grâce, au même don et au même salut : Gal 3,25 à 28.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;- il est conforme à l’esprit de la loi : v 31.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Voir argumentation v 21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;C) Le fondement biblique de la justice de Dieu : l’exemple d’Abraham : 4,1 à 25&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le grand sujet du chapitre 3 était celui de la justice de Dieu : v 5, 21,22, 26, avec le chapitre 4 Paul aborde celui de la justice de la foi : v 11,13. La justice de Dieu établit le principe, la base sur laquelle Dieu déclare juste un homme pécheur : la grâce, le moyen de la rédemption qui est en Jésus : 3,24 à 26. La justice de la foi traite de la question de l’expérience du croyant, de la façon avec laquelle celui-ci obtient la justice que Dieu lui propose et des conséquences qui en résultent pour sa vie. Abraham est le premier qui, dans l’Ecriture, reçut le témoignage d’avoir été déclaré juste à cause de sa foi : Genèse 15,6. Sous formes de questions et de réponse, c’est à lui donc, à son expérience, que Paul va faire référence pour servir de modèle à tous les croyants bénéficiaires de la même justice obtenue par la foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;1ère question&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 1 : selon quel principe Abraham, notre père selon la chair, a-t-il pu obtenir ce qu’il a reçu de Dieu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Pas par les œuvres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- v 3 : le témoignage de l’Ecriture à ce sujet est formel : Abraham n’a rien fait de particulier pour être déclaré juste. Il a seulement cru ! Sa foi était suffisante.&lt;br /&gt;- v 4 et 5 : il y a une opposition complète de principe entre le mode de justification par la foi et celui obtenu par des œuvres :&lt;br /&gt;. toute œuvre implique une somme d’efforts qui peut être considérée comme un travail. Or le salaire donné pour un travail n’est pas un cadeau, mais un dû : v 4. Si Abraham a été déclaré juste sur la base de ce qu’il a accompli, il peut donc s’en glorifier : v 2. Or le témoignage de Dieu à son sujet ne va pas dans ce sens !&lt;br /&gt;. le langage de la justification par la foi est tout autre. La justification par la foi s’adresse non à des hommes justes ou méritants, mais à des hommes qualifiés d’impies : v 5. Un terme qui sous-entend qu’en considérant leurs vies, Dieu n’a rien pu y trouver qui puisse Lui donner quoi que ce soit comme satisfaction. La justice que Dieu porte au compte d’Abraham comme au nôtre n’a rien à voir avec une contrepartie qui récompenserait notre valeur ou nos efforts.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- v 6 à 8 : un témoignage validé également par l’expérience de David : Psaume 32,1 à 2, considéré avec Abraham comme l’autre figure historique de la gloire d’Israël : Mat 1,1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle si extraordinaire qu’elle fera dire à Spurgeon : « Le Seigneur Jésus n’est pas venu dans ce monde pour chercher la bonté et la justice parmi les hommes, mais pour les leur apporter et en faire don à ceux d’entre eux qui ne s’estiment ni bons ni justes… Un honnête avocat se présentant devant un tribunal où un innocent est accusé faussement, défendra sa cause et cherchera à le justifier des accusations portées contre lui. Le but de l’avocat est, non pas d’essayer de justifier le coupable, mais de justifier l’innocent. Nul sur la terre n’a ni le pouvoir, ni le droit de justifier un coupable. C’est un miracle qui n’appartient qu’à Dieu seul… Je réalise que je suis un monceau d’indignité, une montagne de péché, un amas de corruption en dehors de Son amour tout-puissant. J’ai l’entière assurance d’être justifié par la foi en Jésus-Christ, et regardé comme si j’avais toujours été parfaitement juste ; je suis devenu héritier de Dieu et cohéritier de Christ, et cependant, par nature, je dois me ranger parmi les plus mauvais. » (Tout par grâce, p 12 et 13).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;2ème question&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Quand Abraham a-t-il reçu de Dieu le témoignage de cette justice ? Etait-ce après ou avant qu’il fut circoncis ? v 10. Une question qui en sous-entend une autre qui nous concerne : la justice de la foi obtenue par Abraham est-elle réservée aux juifs ou s’étend-elle à toute la race humaine : v 9 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Avant sa circoncision : v 10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, ce n’est qu’au chapitre 17 de la genèse que Dieu scelle l’alliance officielle qu’Il traite avec Abraham par le rite de la circoncision : Gen 17,9 à 13. C’est à cette occasion également qu’il transforme son nom d’origine Abram en celui d’Abraham, père d’une multitude de nations : 17,5. Or, c’est deux chapitres précédents, alors que Dieu lui fit la promesse d’une postérité, qu’Abram crut à Dieu et que sa foi lui fut comptée comme justice : Gen 15,6. L’interprétation de cette chronologie d’évènements implique pour Paul de nombreuses applications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le signe de la circoncision a été donné à Abraham comme le sceau, la confirmation divine de la justice qu’il avait obtenue auparavant par la foi : v 11. Dans la pensée de Dieu, le rite ne précède jamais l’acte spirituel qu’il symbolise. Il le valide et le confirme extérieurement, mais il ne peut se substituer à la réalité spirituelle et intérieure qu’il recouvre. La même chronologie et signification est applicable au baptême, symbole fort de la nouvelle alliance : Marc 16,16 ; Actes 2, 38 et 41. « Nous nions que les hommes soient justifiés par le baptême, vu qu’ils sont justifiés par la même foi qu’Abraham : Jean Calvin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la promesse de la justification par la foi, antérieure à l’ordonnance de la circoncision, établit par Abraham une double filiation :&lt;br /&gt;. Abraham est le père des incirconcis qui croient : v 11b, état qui était le sien le jour où il a cru&lt;br /&gt;. Abraham est le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais qui marchent sur les traces de la même foi que lui lorsqu’il était incirconcis : v 12&lt;br /&gt;La circoncision n’est par conséquent pas un rite nécessaire à suivre pour faire partie du peuple de la foi et être déclaré juste aux yeux de Dieu. Cette question a été posée dès le début de l’histoire de l’église et tranchée par les apôtres au concile de Jérusalem : Actes 15,1.5.7 à 11.19-20.24 à 29. Paul le confirmera à plusieurs reprises dans ses épîtres : Gal 5,6 ; 6,12-13 ; Col 3,11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la promesse de la justification par la foi, antérieure à l’ordonnance de la circoncision, valide pour tous les croyants toutes les bénédictions qui y sont incluses :&lt;br /&gt;. l’héritage futur du monde : v 13 à 17a : une promesse liée à la naissance d’Isaac et donnée à Abraham en réponse à sa foi : Gen 17,5-6&lt;br /&gt;Or, Paul rappelle dans quel état physique était Abraham et Sara lorsqu’ils eurent leur fils : Rom 4,19. L’accomplissement de la promesse ne put se faire que d’une seule façon :&lt;br /&gt;. non pas à partir des ressources du corps usé d’Abraham et de Sara&lt;br /&gt;. mais une fois de plus sur la base unique de la foi : 4,20 et 21 dans le Dieu&lt;br /&gt;qui donne la vie aux morts : v 17b&lt;br /&gt;et qui parle des choses qui n’existent pas comme si elles existaient déjà : v 17c&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663333;"&gt;&lt;em&gt;Conclusion&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : Qu’a donc obtenu Abraham notre père selon la chair : v 1&lt;br /&gt;- par ses œuvres : rien&lt;br /&gt;- par les rites : rien&lt;br /&gt;- par ses propres ressources : rien&lt;br /&gt;- par la foi : tout : justice, alliance avec Dieu, postérité et héritage du monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La foi qu’a du avoir Abraham en Dieu est la même qu’il nous faut en Christ pour être justifié : 4,23-25 Ce qui était impossible pour lui sans Dieu l’est également pour nous sans Christ : ni justification, ni salut, ni vie chrétienne… Il n’y a ni séparation, ni opposition quant à la façon avec laquelle sont déclarés justes les croyants de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance. La foi dans la parole et les promesses de Dieu est aussi nécessaire pour les uns que pour les autres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;D) Les bienfaits de la justice de Dieu : Ch 5,1 à 11 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1) v1 : 1er bienfait mentionné conséquent à la justice obtenue par la foi (côté de l’homme) et accordée sur la base du sang versé par Christ (côté de Dieu) : v 9 : &lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;la paix avec Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que la paix dont jouissent les justifiés ne repose pas d’abord sur le sentiment qu’ils en ont. Il se peut que, pour un temps, les épreuves, les difficultés, le découragement ou le péché viennent ôter du cœur le sentiment de paix que nous ressentons dans notre relation avec Dieu. La paix de Dieu est quelque chose que nous devons apprendre à garder et à cultiver par une attitude de confiance envers Lui : Phil 4,6-7. La paix avec Dieu se situe sur un autre plan. Elle est d’abord d’ordre juridique avant d’être éprouvé sur le plan des sentiments. Elle est l’expression de la fin de l’état de guerre qui existait entre nous et Lui, la cause de cet état, le péché, ayant été ôtée : Col 1,20 ; Héb 10,11-12 ; 1 Jean 3,5 ; Jean 1,29. Elle est la conséquence de notre réconciliation définitive par Christ avec Lui : 2 Cor 5,18-19. En déclarant l’état de paix entre nous et Lui, Dieu ne nie pas le fait que nous soyons pécheurs. Mais, ayant rendu Christ responsable de notre péché et vu que nous l’ayons admis, Il ne nous en tient plus rigueur. Nous sommes donc déclarés justes à Ses yeux, non à cause de ce que nous sommes, mais à cause de Christ. Cet état de fait nous est définitivement acquis. Le chrétien aux yeux de Dieu n’est pas plus juste le dernier jour de sa vie chrétienne qu’au premier jour où il a cru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) v 2 à 5 :&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt; une espérance vivante&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’espérance n’a pas dans la Bible la même signification que dans le langage humain courant. Elle n’est pas le vague espoir incertain de voir des choses qu’on souhaite s’accomplir ex : 3 Jean 1,14. Au contraire ! Elle est dans la foi :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;. une assurance : Héb 11,1. Les réalités qui en font l’objet ne sont pas encore visibles et totalement accomplies, mais elles sont certaines. Liées à l’œuvre et à la Personne du Christ : Héb 10,19-20 ; 1 Pier 1,3.13.21, elles font l’objet, dans l’attente de leur réalisation, de la part du croyant d’une attente persévérante : Rom 8,20-25.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;. qui s’affermit par le processus de l’épreuve : Rom 5,3 à 5. Jamais, dit Paul, le vent contraire de l’épreuve ou de l’affliction ne déracinera le chrétien de sa foi. Au contraire, l’épreuve engendre la persévérance, la force, au sein de l’opposition, de tenir ferme dans les vérités acquises : Dan 6,10.16.20 ; Héb 6,11,12 ; 10,35 à 39 ; Apoc 1,9 ; 3,10 ; 13,10 ;14,12. La persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve: Mat 24,14 ; Héb 11,33 à 40 et la victoire affermit, rend de plus en plus réelle et vivante l’espérance : Job 19,25 à 27 ; 1 Pier 1,3 à 9.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;. qui a pour essence la conviction de l’amour de Dieu répandu dans le cœur par le Saint-Esprit : v 6. Le fondement de la persévérance et de l’espérance du croyant n’est pas sa force de volonté. C’est la conviction profonde et intime, gravée en lui par le Saint-Esprit, de l’amour dont il est en Christ l’objet de la part de Dieu. Ce qui a pu faire dire à un Job en pleine crise : Job 13,15.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cycle par lequel grandit et s’affermit notre espérance est donc le suivant : &lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;EPREUVE  PERSEVERANCE VICTOIRE ESPERANCE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;3) la certitude de Son amour permanent pour nous&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 6 à 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul en fait la démonstration par ce qu’on appelle un syllogisme, une forme de comparaison :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Dieu, dit il, nous a aimés quand nous en étions totalement indignes : v 6 à 8 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes quant à eux sont incapables d’un tel amour : v 7&lt;br /&gt;Ils aiment rarement jusqu’au sacrifice : v 7a&lt;br /&gt;S’ils le font, c’est pour sauver des gens respectables, pas des criminels : v 7b&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que Dieu a fait au temps marqué : v 6 et 8 :&lt;br /&gt;Il a été prêt à sacrifier Christ : v 6 et 8&lt;br /&gt;Pour des impies, des pécheurs, des gens sans force pour se changer eux-mêmes : v 6 et 8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) Puisque Dieu a fait autant pour nous alors que nous étions Ses ennemis, combien nous manifestera-t-Il davantage Son amour maintenant que nous sommes devenus Ses amis : v 9 à 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous sauvera de la colère à venir : v 9&lt;br /&gt;Il nous sauvera par sa vie en nous : v 10 : thème des chapitres 6 à 8&lt;br /&gt;Il nous fera participer en Jésus-Christ à Sa gloire : v 11&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;E) Comparaison entre l’œuvre d’Adam et celle de Christ : le péché et la grâce : Rom 5,12 à 21&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de son argumentaire sur la justification, thème central, selon Paul, de la bonne nouvelle de l’Evangile : Rom 1,17, l’apôtre compare l’étendue et la portée de la faute d’Adam sur l’humanité avec l’étendue et la portée de l’œuvre de Christ en sa faveur. Le but de cette comparaison a été bien exprimée par Calvin : « Nous ne pouvons pas trouver, a dit le réformateur, un meilleur moyen pour voir bien clairement ce que nous avons en Christ que quand on nous aura montré ce que nous avons perdu en Adam. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;1) Le péché d’Adam et sa portée sur l’humanité :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Adam, chef de la première humanité a, selon Paul, introduit 3 choses dans le monde :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) &lt;span style="color:#006600;"&gt;le péché&lt;/span&gt; : Rom 5,12a :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce péché était à la fois une offense à Dieu : v 15.16.17.18 et une désobéissance consciente à Sa parole et sa volonté : v 19. Entré avec Adam, le péché a contaminé toute l’humanité. L’homme naît donc pécheur à cause de la faute première d’Adam, il ne le devient pas suite à une faute personnelle commise. Personne ne sera condamné par Dieu pour le fait qu’il est né pécheur : Ps 51,7. Nous sommes tous coupables cependant d’avoir ajouté au péché d’Adam nos propres péchés, même si, pensons-nous, ils ne sont pas aussi graves que la transgression commise par notre premier père : Rom 5,12c, 14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons encore, au sujet du péché :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- qu’une seule faute suffit à Adam, pour ouvrir la porte au péché contaminant ensuite toute la race humaine. Porteur du péché, Adam l’a transmis génétiquement à ses descendants, comme les porteurs du Sida le font aujourd’hui pour cette maladie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- que même sans la loi, le péché existe et agit dans l’humanité : v 13. Ce n’est pas la loi, dit Paul, qui crée la faute : c’est le péché qui est en nous. L’utilité de la loi est de nous en rendre conscient, donc de l’imputer (de porter la faute à notre compte) : cf Rom 7,7. La loi n’aide ainsi personne à ne pas pécher. Au contraire, elle ne fait qu’amplifier la faute et rendre davantage l’humanité consciente de sa culpabilité : Rom 5,20. Même sans connaissance de la loi, le péché cependant agit et entraîne l’humanité dans toutes ses conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) &lt;span style="color:#006600;"&gt;Par le péché, la mort&lt;/span&gt; : Rom 5,12b &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La mort accompagne toujours et inévitablement le péché : elle en est le salaire : Rom 6,23a. C’est pourquoi elle a atteint tous les hommes depuis Adam, même ceux qui, avant Moïse, n’avaient pas conscience, par défaut de loi, de la gravité de leurs actes : Rom 5,14. La mort selon la Bible a 3 facettes :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- elle est d’abord, suite au péché, spirituelle : Ephés 2,1. Elle exprime l’état de séparation d’avec Dieu dans lequel nous vivons depuis Adam&lt;br /&gt;- elle est ensuite physique : c’est le retour à l’état de poussière duquel nous avons à l’origine été tiré : Gen 3,19 ; Eccl 12,9 : elle est ici la séparation de la partie matérielle de l’être avec sa partie immatérielle.&lt;br /&gt;- elle sera éternelle : Apoc 20,11 à 15 : elle est la séparation définitive et consciente des êtres non réconciliés avec Dieu de Sa présence et de Son royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) &lt;span style="color:#006600;"&gt;le jugement qui conduit à la condamnation&lt;/span&gt; : Rom 5,16&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le péché a placé Dieu devant un grave dilemme. Sa sainteté comme Sa justice exige obligatoirement le rejet du pécheur et la condamnation du péché. Il ne peut laisser impuni celui qui l’offense et transgresse Sa loi. Son amour cependant Le porte à faire grâce et à rétablir dans Sa communion le pécheur pourtant coupable. Seule l’œuvre de Jésus-Christ satisfera les exigences de la justice et de la sainteté de Dieu et Son désir de communion avec l’homme qu’Il a créé, et peut répondre du même coup à la situation insoluble et désespérée dans laquelle celui-ci se trouve : Rom 3,25-26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;&lt;em&gt;2) l’œuvre de Jésus-Christ et son étendue sur le monde :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jésus-Christ, chef de la seconde humanité (le second Adam : Rom 5,14 ; 1 Cor 15,45) a, par Son œuvre, apporté 3 choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;la grâce de Dieu&lt;/span&gt; : Rom 5,15.17.20.21 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est, dit Paul, la source unique de salut pour l’humanité : Ephés 2,8-9 ; Tite 2,11. Elle est un don gratuit, non achetable ni négociable : v 16 ; Jean 4,10 ; Actes 8,20 ; 10,45 ;11,17 ; Gal 3,18, qui ne peut être que reçu : v 17 ; Jean 1,12 ; Actes 10,43 ; Marc 4,20 par la foi. La grâce de Dieu est la seule réponse adéquate à la situation désespérée et irréparable dans laquelle le péché a plongé l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;la justification&lt;/span&gt; : Rom 5,16.17.18.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul met en évidence sa supériorité sur la condamnation. Elle n’est pas donnée, souligne Paul, comme la condamnation, suite à une seule offense, mais elle intervient après beaucoup : v 16. Tandis qu’une seule offense suffisait pour condamner tous, un seul acte de justice opéré par l’obéissance d’un seul homme suffit à obtenir la justice pour tous : v 18-19. D’Adam coule la source qui a empoisonné l’humanité. De Christ procède le torrent capable de la purifier. Si tous les hommes le voulaient, tous pourraient donc échapper à la mort et être déclarés justes. L’œuvre de Christ est suffisante pour justifier tous, y compris le pire criminel : v 18 ; cf Luc 23,39 à 43&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c) &lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;la vie éternelle&lt;/span&gt; : Rom 5,17.18.21 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est la fin dernière à laquelle, dans Son plan d’amour, Dieu destine l’humanité : Rom 5,22 ;6,23 ; Apoc 22,14.17 ; Jean 3,16.36 ; 1 Jean 5,11-13.20 ; Mat 7,13-14. Seuls ceux dont le nom , écrit par le sang de Christ, figure dans le livre de Vie seront avec Dieu auprès de Lui : Apoc 20,15. Elle se manifeste :&lt;br /&gt;- dans le présent par la nouvelle naissance qui est la résurrection de notre esprit mort : Ephés 2,4-5&lt;br /&gt;- dans le futur par la résurrection physique de notre corps : 1 Cor 15,22-23.35.42-48&lt;br /&gt;- dans l’éternité par l’eau du fleuve de la Vie sortant du trône de Dieu : Apoc 22,1.17 et le fruit de l’Arbre de vie : Apoc 22,2.14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Dieu soit béni pour la portée extraordinaire de l’œuvre accomplie par Christ pour nous !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-563959271827116329?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/analyse-de-romains-321-521.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-516765154185512619</guid><pubDate>Thu, 31 Jul 2008 12:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-31T14:17:12.075+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 3,21 à 5,21</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Justifiés par la foi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus–Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus–Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis–je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu est–il seulement le Dieu des Juifs ? Ne l’est–il pas aussi des païens ? Oui, il l’est aussi des païens, puisqu’il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis. Anéantissons–nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;L'exemple d'Abraham&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dirons–nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres: Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! Ce bonheur n’est–il que pour les circoncis, ou est–il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham. Comment donc lui fut–elle imputée ? Etait–ce après, ou avant sa circoncision ? Il n’était pas encore circoncis, il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu’il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d’être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée, et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit : Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité. Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir.2 C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé; c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Fruit de la justification&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus–Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint–Esprit qui nous a été donné. Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait–on pour un juste ; quelqu’un peut–être mourrait–il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons–nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons–nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus–Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Adam et Jésus-Christ : comparaison&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,… car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus–Christ, ont–ils été abondamment répandus sur beaucoup. Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront–ils dans la vie par Jésus–Christ lui seul. Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus–Christ notre Seigneur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-516765154185512619?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-321-521.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-1857476708252396955</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2008 15:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T07:48:40.040+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Analyse</category><title>Analyse de Romains 1,18 à 3,20</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;EXPOSE SYSTEMATIQUE DU PLAN DE SALUT INDIVIDUEL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#990000;"&gt;1ère PARTIE : LA CONDAMNATION UNIVERSELLE DE L’HUMANITE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir présenté le thème qui est, à ses yeux, au cœur de l’Evangile (le salut), Paul dresse ici les raisons de la colère de Dieu sur :&lt;br /&gt;- les païens, la partie de l’humanité qui n’a pas eu le privilège de la révélation écrite : Ch 1,18 à 32&lt;br /&gt;- ceux qui jugent et se sentent moralement au-dessus de la condition pécheresse des autres : Ch 2,1 à 10&lt;br /&gt;- les juifs, détenteurs de la connaissance de Dieu par la loi : Ch 2,12 à 24, peuple élu et mis à part par la circoncision : Ch 2,25 à 3,8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il conclut cette partie de son exposé en enfermant tous les hommes dans le même verdict : Nul n’est juste : Ch 3,9 à 11 …Nul ne peut se justifier par les œuvres qu’il fait : Ch 3,20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;A) Condamnation des païens : Ch 1, 18 à 32&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#990000;"&gt;1) L’acte d’accusation de Dieu envers les païens :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut comprendre que les juifs, qui ont reçu les oracles de Dieu : Ch 3,1-2, soient condamnés par Celui-ci pour ne pas les avoir suivis. Mais Dieu peut-Il condamner les païens qui n’ont pas eu le privilège de la révélation écrite ? Ne serait-ce pas ici faire entorse à l’équité et à la justice, bases de Son trône : Psaume 89,15 ? Non ! répond ici Paul. Si les causes de la colère de Dieu sont différentes envers les païens que pour les juifs, elles se justifient et sont légitimes pour les raisons suivantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;a) Dieu, bien qu’invisible, est visible à l’œil nu par tous au travers de sa création : v 20&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’univers, la nature qui nous entoure, l’infiniment grand et petit sont suffisants pour nous montrer et attester l’existence d’un Créateur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- parfait : Eccles 1,5 à 8 ; Job 38,4 à 13 et suivants ; Réponse de Job : Job 40,1 à 5&lt;br /&gt;« L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger. » Voltaire, philosophe&lt;br /&gt;« En l’absence d’autre preuve, mon pouce seul me convaincrait de l’existence de Dieu. » Isaac Newton, physicien, mathématicien et astronome&lt;br /&gt;« La probabilité pour que la vie soit le résultat d’un accident est comparable à la probabilité pour qu’un dictionnaire soit le résultat de l’explosion d’une imprimerie. » Edwin Conklin, biologiste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- puissant : Psaume 107,23 à 27 ; 29, 3 à 9 ; 19,2 ; Esaïe 40,12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- divin : beaucoup des attributs de Dieu peuvent ainsi être perçus au travers de la création : beauté : Mat 6,28-29, bonté : Mat 6,26 ; 5,45, sagesse et intelligence : Esaïe 28,24 à 29 ; Prov 30,24 à 28 ; Ps 139,13 à 15 , ordre et harmonie : Gen 8,22 ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature, « ce brillant échantillon de la sagesse divine » est là pour apporter aux hommes le double témoignage permanent de Sa bienveillance envers eux : Actes 14,16-17 et de Sa proximité : Actes 17,22 à 28. Elle est un encouragement qui nous est donné à le chercher, même si ce n’est encore qu’à tâtons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;b) Les hommes sont donc inexcusables de se comporter comme s’Il n’existait pas : v 21.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Refusant cette évidence, les hommes agissent ainsi comme si Dieu :&lt;br /&gt;- ne voyait rien : Psaume 94,6 à 9&lt;br /&gt;- n’entendait pas : Psaume 94,9&lt;br /&gt;- ne savait rien : Psaume 73,11&lt;br /&gt;- ne punissait pas : Psaume 10,2.4.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;c) C’est, non parce qu’il ne la connaîtrait pas, mais consciemment qu’ils retiennent la vérité sur Dieu captive : v 18&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; . Ils étouffent ainsi le témoignage de leur conscience sur Dieu de 2 manières :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. par leur impiété : v 18 : un terme qui s’applique aux dispositions de l’homme envers Dieu. Qu’il le veuille ou non, l’homme reste un être spirituel. Le fait de refuser Dieu ne le délivre pas de son besoin fondamental d’adorer quelqu’un et de rendre un culte à plus grand que lui. C’est pourquoi sans Dieu, l’homme tombe inévitablement dans l’idolâtrie, qui est la divinisation : v 23 :&lt;br /&gt;- de l’homme lui-même : culte de la personnalité, des héros, des dieux du stade, des stars…&lt;br /&gt;- des forces de la nature : cultes grecs, égyptiens, druidiques, hindous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La Bible ne connaît rien d’une religion qui aurait évolué d’un stade primitif à une forme supérieure, du polythéisme (croyance à plusieurs dieux) au monothéisme (foi en un seul Dieu). Elle parle plutôt d’une dégénérescence, d’une décadence à partir d’une connaissance originelle. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. par leur injustice : v 18 : un terme qui se rapporte à la conduite de l’homme envers ses semblables. Refusant Dieu, l’homme revendique la liberté de suivre ses instincts et de se comporter selon les désirs et les penchants naturels de son cœur mauvais. Il adopte ainsi une conduite qui l’amène à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· se dégrader lui-même physiquement : v 24 : excès du manger et du boire : Luc 21,34 ; alcoolisme : Prov 23,29 à 35, tabac (fumer nuit gravement à la santé), drogue…&lt;br /&gt;· changer les règles naturelles fixées par Dieu en matière de sexualité : v 26-27 : homosexualité mais aussi tout autre comportement sexuel déviant.&lt;br /&gt;· se conduire de façon indigne sur le plan social : v 29 à 30. 22 attitudes et comportements antisociaux sont ici mentionnés&lt;br /&gt;· se faire l’apôtre, le promoteur, au nom de la liberté, de tout ce que l’on sait condamné par sa conscience et contraire à Dieu : v 32. L’homme ne se contente pas de tomber dans tous les travers et les vices que suscitent en lui sa nature pécheresse . Il va plus loin en honorant, félicitant et rassurant dans le monde quiconque s’y livre. L’adultère et le menteur sont loués tandis que l’honnête et le fidèle sont ridiculisés. Le mal est appelé bien et le bien mal : Esaïe 5,20.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) le verdict de Dieu :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bien que les païens soient privés de la révélation écrite de Dieu, la colère de Dieu à leur encontre est légitime. Elle s’exprime, dit Paul :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- du ciel : v 18 : puisque c’est contre le ciel que nous péchons : Luc 15,18, il est légitime que ce soit du ciel, séjour de Dieu, que vienne le châtiment pour nos péchés. C’est, à la fin des temps, le Sauveur envoyé du ciel pour les hommes qui sera le Juge qui, du ciel, les châtiera : Apoc 6,1&lt;br /&gt;- par la passivité de Dieu qui, dans un premier temps, ne fait rien pour empêcher les hommes de récolter le salaire que mérite leur égarement : v 27. Dieu livre ainsi les hommes à :&lt;br /&gt;· l’impureté selon les convoitises de leurs cœurs : v 24&lt;br /&gt;· des passions déshonorantes, avilissantes, dégradantes : v 26 Ne voulant pas de son identité d’image de Dieu, l’homme devient l’image de la bête ;&lt;br /&gt;· une mentalité réprouvée : v 28 : ne cherchant pas à être approuvé par Dieu, ils sont réprouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe dans le monde moral une loi établie par Dieu semblable à celle de la pesanteur dans le monde physique. Cette loi indique que celui qui s’engage sur la pente du vice est entraîné de façon irrésistible et avec une rapidité croissante par la force d’attraction de ce vice. Le fait que Dieu livre quelqu’un à tous les débordements de son péché ne signifie pas qu’Il le pousse au mal, mais qu’Il laisse simplement cette loi s’appliquer jusqu’au bout et dans toute sa logique dans sa vie. Seule une puissance d’attraction céleste supérieure peut libérer les hommes de la puissance d’attraction terrestre mauvaise qui les entraîne toujours plus vers le bas. Cette puissance d’attraction céleste a un nom : Jésus-Christ : Jean 12,32.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;B) Condamnation des juifs : Ch 2,1 à 3,8&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir dressé l’acte d’accusation des païens face à la justice de Dieu, l’apôtre Paul va maintenant traiter le cas différent des juifs qui, au regard des païens, se sentaient supérieurs à eux pour 3 raisons :&lt;br /&gt;- par le fait de leur connaissance de la loi : 2,17 à 23&lt;br /&gt;- par la gloire que représente pour eux le fait de porter ce nom : 2,17&lt;br /&gt;- par le privilège que signifiait pour eux la marque de la circoncision : 2,25 à 29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etablir la culpabilité des païens était, pour l’apôtre Paul, chose encore relativement facile. Mais convaincre les juifs que, devant Dieu, leur situation n’était pas meilleure, va demander de sa part une argumentation plus poussée. Paul va le faire de 3 manières :&lt;br /&gt;- en définissant les critères à partir desquels se fera le jugement de Dieu sur chaque homme : 2,1 à 16&lt;br /&gt;- en montrant la responsabilité particulière des juifs par rapport aux païens suite aux privilèges reçus : 2,17 à 29&lt;br /&gt;- en soulignant enfin l’avantage évident que possèdent les juifs sur les païens en tant que peuple élu : 3,1 et 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;a) les critères du jugement de Dieu sur chaque homme : 2,1 à 16&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque homme, quel qu’il soit, dit Paul, a la capacité de juger : v 1. Cette capacité implique chez chacun une certaine notion ou connaissance de ce qui est bien et mal plus ou moins grande selon :&lt;br /&gt;- qu’il a connaissance de la loi de Dieu, expression de Sa volonté morale parfaite : v 17 à 20&lt;br /&gt;- qu’il n’a pour le guider dans ce domaine que la lumière de sa conscience : v 15&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette capacité commune à chacun, l’homme l’utilise de manière active surtout dans un domaine : à l’égard de son prochain. Ainsi il n’est aucun homme, si injuste soit-il, qui ne condamne un autre pour la même raison que celle pour laquelle il est coupable devant Dieu : l’injustice. Cette tendance à voir prioritairement le péché et la responsabilité des autres en ce qui concerne le mal se dessine dès l’origine des temps :&lt;br /&gt;- Adam, dès la chute, répond à la question posée par Dieu au sujet de sa faute, en incriminant Eve : Gen 3,11-12&lt;br /&gt;- Eve poursuit dans la même voie en désignant le serpent comme 1er coupable : Gen 3,13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en tout et partout, malgré le fait évident que tous sont pécheurs, l’acte pour lequel chacun est le moins disposé est le fait de le reconnaître et de l’avouer. La propre justice est ainsi si ancrée en nous que nous sommes prêts, si Dieu nous le demande, à tout perdre, sauf la certitude de ne pas être traité selon nos droits : Job 2,9-10 ; 27,1 à 6 ; 35,1 à 8 ; 40,2 à 3 ; 42,1 à 6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui se croit juste par rapport aux autres doit cependant faire face à plusieurs problèmes de taille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Etant capable de jugement précis sur les autres, il doit pour lui-même s’attendre à un jugement tout aussi précis de Dieu sur sa vie : v 2. Et comme lui à l’égard des autres, Dieu pour se faire utilisera Sa propre mesure pour l’évaluer. Le jugement de Dieu à son égard se fera ainsi :&lt;br /&gt;- selon la vérité : v 3 : y a-t-il dans sa vie parfaite concordance entre connaissance et pratique ?&lt;br /&gt;- selon ses œuvres : v 6 : la persévérance a toujours bien faire est-elle visible : v 7 ? Ou la considération pour le mal entre-t-elle également en ligne de compte dans les actes : v 8 ?&lt;br /&gt;- selon le degré de lumière reçue : la loi ou la conscience : v 12 à 15. « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. » Luc 12,48&lt;br /&gt;- par Jésus-Christ : Il est pour Dieu le mètre étalon humain par excellence avec lequel peut être mesuré et évalué le degré de justice des hommes : Jean 5,22.&lt;br /&gt;- sur la base, non seulement des actions connues, mais de toutes celles qui sont secrètes : Mat 6,1.3-4 ; Ps 64,4 à 6 ; Esaïe 29,15&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Se plaçant dans la position du juste, celui qui juge les autres se condamne à être lui-même son propre avocat pour défendre sa cause devant Dieu. Il méprise ainsi les richesses de la bonté, de la patience et de la longanimité (capacité à supporter ou endurer les fautes des autres) de Dieu qui le poussent et l’invitent à la repentance : Rom 2,4.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la foi : Rom 1,17, la repentance est ainsi nécessaire pour accéder à la justification devant Dieu. Dieu n’agirait pas justement s’Il déclarait juste un pécheur qui ne se repent pas. Ce qui pousse l’homme à la repentance n’est pas seulement le fait pour lui d’être placé devant son péché, mais surtout face aux possibilités immenses de la grâce de Dieu révélées en Jésus-Christ ! « Pourquoi m’agripperai-je tant à ma propre justice si peu sûre alors qu’en Christ une couverture parfaite m’est proposée ? » comprend le pécheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel message doit donc être prêché à ceux qui s’appuient sur leur propre justice pour qu’il accèdent au salut ? Un double message :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;1) Un message de jugement : Rom 2,2-3 ; Mat 23&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Jésus a dénoncé la propre justice sous un autre terme : l’hypocrisie. Il a donné au moins 4 caractéristiques qualifiant la conduite et la fausseté des propres justes :&lt;br /&gt;- les hypocrites enseignent aux autres ce qu’ils ne vivent pas eux-mêmes : Mat 23,3.&lt;br /&gt;- les hypocrites imposent aux autres des fardeaux qu’ils ne portent pas eux-mêmes : Mat 23,4&lt;br /&gt;- les hypocrites sont incapables de faire le bien sans chercher à le faire remarquer : Mat 23,5&lt;br /&gt;- les hypocrites n’ont qu’un but en tête : avoir une position toujours plus élevée aux yeux des hommes : Mat 23, 6-7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;2) Un message de grâce nécessitant une repentance passant par&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;- Gen 3,9 : l’honnêteté envers soi-même et envers Dieu&lt;br /&gt;- Gen 3,12-13 : la confession de sa responsabilité dans le mal pratiqué&lt;br /&gt;- Gen 3,7 : le renoncement à sa propre justice et à tout système visant à se rendre plus présentable que ce que l’on est devant Dieu&lt;br /&gt;- Gen 3,14-15.21 : la foi, l’appropriation personnelle du moyen donné par Dieu en Christ pour être justifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;b) la responsabilité particulière des juifs par rapport aux païens : Rom 2,17 à 29&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir défini les critères selon lesquels se fera le jugement de Dieu sur tout homme, l’apôtre Paul s’attaque aux deux privilèges particuliers des juifs qui les rendaient, par rapport aux païens, fiers du nom qu’ils portaient : v 17 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;1) le privilège d’être le peuple dépositaire de la loi de Dieu :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Incontestablement, ce privilège du peuple juif par rapport aux autres peuples est énorme. Par la loi, en effet, dit Paul, les juifs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ont une connaissance directe de Dieu et de Sa volonté : v 18. Alors que tous les autres peuples devaient Le chercher en tâtonnant : Actes 17,26-27, le peuple juif avait par la loi accès à une définition exacte de la pensée et du caractère de Dieu : v 20b ; Lév 18,2.4.5.6.21.30 ; 19,3,4,10.12.14.16.18… La loi révèle à l’homme non seulement ce que Dieu pense, mais encore ce qu’Il est dans Sa nature et Son caractère : Lév 19,2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- occupent, par cette connaissance, une position supérieure par rapport aux autres : v 19 et 20. Les instructions que leur donnait la loi sur la Personne et la pensée de Dieu faisaient d’eux des gens aptes à être :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;. des conducteurs d’aveugles : en réalité Mat 15,12 à 14; 23,26; Jean 9,39 à 41 n’ayant plus rien à apprendre, ce sont eux qui l’étaient devenus !&lt;br /&gt;. des lumières pour ceux qui sont dans les ténèbres : en réalité Jean 1,9-10; 8,16-26 : ayant refusé de se laisser juger par elle, ils sont devenus pires que les autres !&lt;br /&gt;. des éducateurs pour les insensés : en réalité Mat 23,17.23.24 ayant poussé à son extrême l’art de la polémique sur le détail, ils ont mis de côté l’essentiel de son enseignement&lt;br /&gt;. des maîtres pour les enfants : en réalité Jean 3,9-12, ils n’ont pas compris la B.A-BA de la vie spirituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, ce qui aurait dû être le sujet de gloire du peuple juif : Esaïe 42,21 est finalement devenu, à cause de leurs vies, le sujet principal de honte pour Dieu dans le monde : v 24. Un privilège reçu engendre toujours une responsabilité : celle de vivre à la hauteur du don qui nous a été fait ! C’est dans la vie et la pratique que le témoignage que nous rendons à Dieu devient crédible pour les autres. Veillons à ce que le décalage entre ce que nous professons et ce que nous vivons ne soit pas tel que, d’adorateurs de Dieu que nous prétendons être, nous ne soyons en réalité pour Lui que des blasphémateurs : cf Jac 2,14 à 24; Tite 2,11-12; 1 Jean 2,3-4.9.29 ; 3,14 à 19…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;2) la circoncision : la marque de l’alliance avec Dieu inscrite dans la chair : v 25 à 29 :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est à Abraham, en vertu de l’alliance qu’Il avait faite avec lui et ses descendants, que Dieu donna le signe de la circoncision : Genèse 17,7 à 14. Marque dans la chair, elle affirmait l’appartenance physique d’Abraham et de sa descendance à Dieu et soulignait plus que tout encore leur différence avec les autres peuples : Actes 11,13 ; 1 Sam 17,26 : 1 Chr 10,4. D’où la fierté que la circoncision représentait pour un juif : Phil 3,4-5.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour la loi, Paul souligne cependant qu’au privilège de la circoncision correspond pour chaque juif des obligations :&lt;br /&gt;- celle de la justice de la foi, comme il le fut pour Abraham : Rom 4,11&lt;br /&gt;- celle de la pratique de la loi : Rom 2,25; Gal 5,3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La circoncision, rappelle Paul, telle la bague pour le mariage, n’est qu’un signe extérieur. Seule la réalité qu’il est censé représenter compte. C’est pourquoi Paul dissocie dans son exposé l’homme qui, aux yeux de Dieu, est un vrai Juif d’un faux (comparaison qui, de nos jours, peut être valable pour le baptême, signe extérieur de la nouvelle alliance que nous sommes membres du peuple de Dieu). Le vrai Juif, selon Paul :&lt;br /&gt;- ne se contente pas de l’apparence. Le simple fait d’être circoncis, d’avoir eu part au rite qui, extérieurement et physiquement, fait de lui un membre apparent du peuple de Dieu, ne suffit pas : v 28&lt;br /&gt;- est celui qui vit dans son cœur, à l’intérieur de sa personne, la réalité de son appartenance à Dieu : v 29. Il est circoncis d’une circoncision que la main de l’homme n’a pas faite : Col 2,11, la circoncision du cœur opérée par l’Esprit. C’est pourquoi son cœur bat pour Dieu, l’obéissance à Sa parole, Ses préceptes, Ses commandements : v 27 et 28.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre Juif, c’est-à-dire, membre du peuple élu de Dieu n’est plus, depuis Christ, qu’une question d’origine ou de nature. Ce titre de gloire et d’honneur doit, dans la vie de celui qui le porte, correspondre, contrairement à ce qui se vivait : v 22, à une réalité vécue. Un païen incirconcis, mais qui vit la réalité spirituelle de la circoncision, pourrait ainsi dans l’ordre de Dieu, être amené à juger un juif circoncis dans la chair, mais qui ne vit pas selon l’esprit de l’alliance qui est la raison du rite : v 27. Une question se pose alors : si en Christ la place des païens et des juifs peut être inversée (cp le v 1 et le v 27 qui, après exposé de l’argumentation de Paul, inversent les positions de juges) quel est encore pour un juif naturel l’avantage d’être né ainsi ? C’est par cette interrogation et à d’autres qui lui sont liées que Paul terminera son exposé sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;c) 4 questions liées au statut des juifs par rapport aux païens : 3,1 à 8&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;1ère question&lt;/span&gt; : 3,1 : Quelle est l’avantage des juifs ? Quelle est l’utilité de faire partie du peuple physique de Dieu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Réponse&lt;/span&gt; : v 2 : il est grand, dit Paul, puisque être juif c’est, faire partie du peuple qui a eu le privilège de recevoir depuis toujours la Parole de Dieu. Les juifs ne sont pas comme les païens pour qui Dieu, même avec la plus grande lumière que la raison peut donner, reste le Dieu inconnu : Actes 17,23. Seuls les juifs connaissent réellement Celui qu’ils adorent : Jean 4,22. Certains d’entre eux, dont Moïse à qui a été confié la loi, ont dialogué avec Lui face à face : Nomb 12,6 à 8. Ils ont vu comme aucun autre peuple Sa puissance à l’œuvre : Deut 4,32 à 35. Toute leur histoire est ainsi pétrie de la révélation de Dieu : Deut1,30-31 ; 29,2 à 6, qui de la loi, passe par les prophètes et aboutit au Christ : Rom 9,4-5. C’est donc un avantage considérable de faire partie, ne serait-ce que sur la plan naturel, du peuple juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;2ème question&lt;/span&gt; : v 3 : l’incrédulité des juifs anéantit-elle la fidélité de Dieu à leur égard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Réponse&lt;/span&gt; : v 4 : Loin de là ! Toute l’histoire d’Israël est là pour démontrer que, s’il y a une partie qui est resté fidèle à l’alliance contractée, c’est Dieu et non Israël : Nomb 14,22 ; 2 Rois 8,19 ; 13,23. Cette fidélité, expliquera Paul, plus loin se manifestera dans l’avenir et à la fin des temps par le salut par Christ de toute la nation juive : Rom 11,25 à 29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;3ème question&lt;/span&gt; : v 5 : si l’injustice des juifs met encore plus en valeur la fidélité de Dieu, pourquoi alors les punit-Il encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Réponse&lt;/span&gt; : v 6 : cette question, souligne Paul, n’a rien de spirituel. Elle ne peut être que le fait d’hommes qui ne raisonnent qu’en fonction de la logique humaine. Paul y répond en rappelant les droits qui sont, par nature, ceux de Dieu. Qui sommes-nous pour mettre Dieu en procès et Lui demander des comptes sur Ses façons d’agir ? Dieu est souverain. Il a le droit, s’Il le veut, quand Il le veut et sans qu’Il ait besoin de se justifier pour le faire, de juger Sa création. Chaque péché que nous commettons est et reste une offense à Son égard. Seuls Son pardon et Sa grâce offerts généreusement en Christ nous permet de surseoir à Sa colère : Mat 6,12 ; Jean 3,36. Ce qui doit nous étonner n’est pas que Dieu, dans Sa souveraineté, puisse tirer gloire même de notre péché, mais bien qu’Il fasse preuve de tant de ressources de grâce, de bonté et de fidélité envers nous, hommes pécheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;4ème question&lt;/span&gt; : v 7 et 8 : si Dieu est capable de faire sortir le bien du mal, pourquoi alors ne pas continuer à péché ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Réponse&lt;/span&gt; : v 8 : un tel raisonnement souligne Paul, ne peut être qu’une perversion du concept de la grâce. En effet, la grâce, le pardon que Dieu nous offre, s’Il révèle toute la grandeur de la bonté qui habite Son cœur, n’est pas pour Lui quelque chose de bon marché. Elle lui a coûté ce qu’Il avait de plus précieux, Son Fils unique, éternel, qui faisait toute Son affection : Jean 3,16 ; Luc 3,22. L’assimiler donc à un acte d’indulgence facile pour Lui est tout, sauf l’expression de la réalité qu’elle signifie pour Lui. Ne méprisons pas la grâce qui nous est donnée ! Dieu ne laissera pas Son Fils être crucifié une seconde fois pour nous ! Profitons donc de l’opportunité qui nous est donné d’être pardonné de nos péchés, non pour retourner dans la boue d’où nous avons été tirés, mais pour porter du fruit à sa gloire : Héb 6,4 à 12 ; 2 Pier 2,20 à 22.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;C) Verdict final : condamnation de l’humanité dans son ensemble : Rom 3,9 à 20&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;1) Résumé de l’enseignement de Paul sur la condition des païens et des juifs devant Dieu :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En observant les faits (1,24 à 32), en prenant à témoin la conscience de l’homme (2,15), l’apôtre a établi d’une manière irréfutable la culpabilité et la condamnation de tous les hommes. Pas de circonstances atténuantes, ni pour les uns, ni pour les autres. Tous coupables : tel est le verdict définitif de Dieu, le Juge. Toute bouche est désormais fermée, dit Paul : 3,19. Personne n’a d’argument suffisamment solide à faire valoir pour défendre sa justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;2) Acte d’accusation : 3,9 : il est résumé ici par deux expressions fortes :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;Tous&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : l’humanité entière est incluse, sans distinction d’origine, dans la même sentence. Aucune origine, aucun privilège, aucune éducation ne nous place devant Dieu au-dessus des autres. Aucun savoir, aucune connaissance, aucun rite ni aucun mérite ne nous sauve ou ne nous élève au-dessus du lot commun. La situation est telle qu’elle requiert pour tous le même moyen, la même solution pour être sauvé : Jean 3,16 ; Actes 4,12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) &lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Sont sous l’empire du péché&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : le péché n’est pas seulement une gêne occasionnelle. C’est un tyran dont nous sommes par nature l’esclave : Rom 6,6.12.16. L’œuvre de salut qu’accomplira Christ consistera donc essentiellement à nous apporter la libération du péché : Rom 6,22 ; Gal 5,1. Ce sont ces deux aspects du salut (justification et libération) que Paul cherchera surtout à développer dans la suite de sa lettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;3) Preuves scripturaires : 3,10-18 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour appuyer son argumentation sur l’état de l’homme vu par Dieu, Paul cite 7 textes de l’Ancien Testament descriptifs de sa situation :&lt;br /&gt;- 3,10-12 : Psaume 14,1 à 3 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 3,13a : Psaume 5,10&lt;br /&gt;- 3,13b : Psaume 140,4 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 3,14 : Psaume 10,7&lt;br /&gt;- 3,15 : Proverbes 1,16 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 3,16-17 : Esaïe 59,7-8&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ils mettent en valeur le degré de corruption qui est le nôtre sans Dieu :&lt;br /&gt;- l’intelligence est voilée : 3,11a&lt;br /&gt;- la volonté est faussée : 3,11b : l’homme ne cherche pas sincèrement à renouer contact avec Dieu. S’il le fait, ce n’est que pour se rassurer ou en tirer avantage. Il lui faudra la conviction de l’Esprit pour lui montrer l’étendue et la gravité de sa situation.&lt;br /&gt;- la marche est déviée : 3,11c : l’humanité marche dans des voies tordues et à l’inverse du sens du vrai but.&lt;br /&gt;- les organes de la parole sont utilisés pour nuire : 3,12 à 14 :&lt;br /&gt;- le gosier est un sépulcre ouvert : prêt à accueillir pour la mort ceux qui passent à proximité&lt;br /&gt;- la langue est trompeuse, mensongère&lt;br /&gt;- les lèvres sont envenimées&lt;br /&gt;- la bouche ne sait que blesser et causer le malheur&lt;br /&gt;- les voies de l’homme sont toutes au service de la mort : 3,15 à 17&lt;br /&gt;- les pieds tracent des chemins criminels, semés de ruines et arrosés de larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;4) Verdict : 3,19-20 : il est irréfutable :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;toute bouche est fermée devant Dieu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 19 : personne dans le monde, qu’il ait eu connaissance de la loi ou non, n’a le pouvoir de se défendre, de présenter une argumentation telle qu’elle puisse fournir une base suffisante d’éléments pouvant l’innocenter devant Dieu : Job 5,16. L’idée selon laquelle, au regard de ses œuvres, quelqu’un pourrait se présenter devant Dieu pour fournir une défense lui permettant d’être déclaré juste, est totalement absente de la Bible. Au contraire, ce sont leurs œuvres qui fourniront l’acte d’accusation irréfutable à partir duquel la justice divine condamnera les hommes qui n’auront pas cru : Apoc 20,11 à 15. Si, après avoir entendu Dieu, le juste Job : Job 1,1.9 ; 2,3 ne pouvait que se taire : Job 39,34 à 38 ; 42,3, nous que pourrions-nous dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;tout le monde est reconnu coupable&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; : v 19 : les différences morales que l’on constate sur le plan humain entre les hommes sont toutes gommées. Le pharisien est mis au même rang que la prostituée, le juge que le criminel… : Mat 21,31. Certains des premiers seront les derniers et certains des derniers les premiers : Luc 13,25 à 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;aucune justification n’est possible&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; : v 20 : le rôle essentiel de la loi, dit ici Paul, est, par les normes de conduite qu’elle impose, de faire prendre conscience au pécheur de son péché : cf Rom 7,7-8. Elle ne communique cependant aucune force à celui qui veut y obéir. C’est même , dit Paul, le contraire qui se produit : Rom 7,9 La force doit donc venir d’ailleurs : la foi en Jésus-Christ : Rom 3,20-21. C’est ce que Paul va maintenant développer dans cette partie la plus importante de son épître qui a pour thème : la justification et la libération du pécheur par la foi en Christ !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-1857476708252396955?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/analyse-de-romains-118-320.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-754007065912984646</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2008 14:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-30T16:58:10.852+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte biblique</category><title>Romains 1,18 à 3,20</title><description>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;Etat de péché et de condamnation de l'humanité&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,  car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,  puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux–mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux–mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,29  étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde.  Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;La situation de chaque homme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi–même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses–tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu ? Ou méprises–tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?  Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,  qui rendra à chacun selon ses œuvres ;7  réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité ; mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice.  Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec !  Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec !  Car devant Dieu il n’y a point d’acception de personnes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.  Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.  Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux–mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour.16  C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus–Christ les actions secrètes des hommes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;La situation des Juifs, peuple élu de Dieu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi ; toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité ; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi–même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera–t–elle pas tenue pour circoncision ?2 L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera–t–il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ? Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Eh quoi ! si quelques–uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira–t–elle la fidélité de Dieu ? Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu’on te juge.  Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons–nous ? Dieu est–il injuste quand il déchaîne sa colère ? Je parle à la manière des hommes. Loin de là ! Autrement, comment Dieu jugerait–il le monde ?  Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis–je moi–même encore jugé comme pécheur ?  Et pourquoi ne ferions–nous pas le mal afin qu’il en arrive du bien, comme quelques–uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons ? La condamnation de ces gens est juste.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quoi donc ! sommes–nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul ;  Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul ;  Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leurs langues pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic ;  Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume ; Ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; La destruction et le malheur sont sur leur route ; Ils ne connaissent pas le chemin de la paix ;  La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux. Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.  Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-754007065912984646?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-118-320.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-2548000800125413166</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2008 14:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T07:46:56.738+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte et analyse</category><title>Romains 1,16-17</title><description>&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car je n’ai point honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Analyse :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;A) Définition de l’Evangile : v 16&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#666600;"&gt;1) Son expression :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est une puissance de Dieu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;a) par le message dont il est l’objet&lt;/span&gt; : 1 Cor 1,18 : le message de la croix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La croix apparaît en effet comme l’élément central de la prédication des apôtres : Actes 2,36 ; 4,10 ; 10,39, l’événement par lequel le Saint-Esprit rend les hommes conscients de leur culpabilité et les amène à la foi : Actes 2,37-38. La prédication du Christ crucifié pour et en raison de nos péchés doit donc être et rester au centre de notre message : c’est le cœur même de l’Evangile : 1 Cor 1,22 à 24 ; 15,3. Nous n’avons pas prêché ou annoncé l’Evangile dans son intégralité si nous n’avons pas placé nos auditeurs devant la réalité des causes et des conséquences de la mort de Jésus, le Seigneur, pour eux : Actes 2,36&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;b) par la portée des évènements qu’il relate :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La prédication de la mort par crucifixion du Christ n’aurait aucune puissance si cette mort n’avait pas été suivie par Sa résurrection . C’est la résurrection de Jésus trois jours après Sa mort qui en fait un événement hors du commun et de haute signification spirituelle. Cette résurrection atteste :&lt;br /&gt;· la Divinité de Jésus, le fils de David selon la chair : Rom 1,4 ; Col 2,12&lt;br /&gt;· la culpabilité des hommes responsables de Sa mort : Actes 2,36&lt;br /&gt;· la valeur éternelle pour tous les hommes et pour tous les temps du sacrifice accompli : Héb 7, 26-28&lt;br /&gt;· le caractère définitif et irréversible de la victoire remportée par le Christ : Héb 10,12-13 ; Jean 12,31-32&lt;br /&gt;C’est pourquoi, dans la prédication de l’Evangile, le fait de la mort de Christ est toujours accompagné de celui de Sa résurrection sans lequel il n’aurait ni sens ni valeur : Actes 2,32 ; 4,10 ; 10,39-40 ; 1 Cor 15,3-4 ; 2 Cor 13,4 .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#666600;"&gt;2) Son but :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est une puissance de Dieu pour le salut. Le salut de l’homme est ainsi le sujet central de l’Evangile : Actes 13,26 ; Eph 1,13 , la cause première de la venue du Christ dans ce monde, de Sa mort et de Sa résurrection : Jean 3,16-17 ; 1 Tim 1,15 ; 1 Jean 4,14. Ce salut apporté par Jésus-Christ :&lt;br /&gt;- a sa source unique dans la grâce de Dieu : Tite 2,11 ; Ephés 2,8 : en dehors de toute œuvre ou acte méritoire de l’homme&lt;br /&gt;- a sa base dans le pardon par Dieu en Christ des péchés du monde : Luc 1,77 ; Jean 1,29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le langage biblique, 4 termes expriment l’œuvre du salut accomplie par le Christ pour les hommes pécheurs :&lt;br /&gt;· la propitiation : Rom 3,25 ; 1 Jean 2,2 ; 4,10 : il signifie que Jésus est le recours proposé par Dieu à une humanité coupable et placée sous le coup de Sa colère&lt;br /&gt;· la rédemption : Rom 3,24 ; Eph 12,7 ; Col 1,14 ; Héb 9,12 : le mot biblique rédemption contient l’idée « d’achat » ou de « rachat » soit sous forme d’acquisition, soit sous celle de rançon. Il suggère ainsi le prix qu’a du payer le Fils de Dieu pour qu’ait lieu la libération des pécheurs que nous étions : cf Marc 10,45 ; Apoc 5,9&lt;br /&gt;· la justification : Rom 3,26. C’est le thème même de l’Evangile, le terme le plus souvent utilisé pour nous expliquer en quoi consiste notre salut : Rom 4,25 à 5,1 ; 8,30-33 ; 10,4 ; Gal 2,16. La justification est l’action miséricordieuse de Dieu qui accorde aux pécheurs coupables une justice gratuite en les acquittant au tribunal céleste sans que soit cependant porté le moindre préjudice aux exigences de Ses droits.&lt;br /&gt;· la réconciliation : Rom 5,10 ; 2 Cor 5,18 à 21. La réconciliation est la conséquence directe de la justification. Elle exprime la nouvelle relation personnelle que nous entretenons maintenant avec le Père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il n’y a de salut en aucun autre nom que celui de Jésus-Christ, dira l’apôtre Pierre. Car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés : Actes 4,12. » Comment échapperons-nous donc si nous négligeons un si grand salut ? Héb 2,3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#666600;"&gt;3) les conditions de sa réception :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Même si le Juif était prioritaire à cause de tous les privilèges dont il a été l’objet : Rom 9,4-5, tous les hommes sont concernés et englobés par le plan de salut de Dieu en Christ. L’Evangile doit donc être prêché à toute nation : Mat 28,19 ; Actes 1,8 et même à toute créature : Marc 16,15 ; Col 1,23.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La condition pour y avoir accès est unique pour tous : c’est la foi. Croire est plus que connaître ou savoir : Jac 2,19. C’est adhérer aux vérités et s’approprier personnellement les promesses contenues en Christ et dans l’Evangile : Rom 10,17 ; Actes 10,43 ; 13,39 ;16,31. Croire, c’est accepter, prendre, recevoir sans autre tout ce que, dans Sa richesse, Dieu me donne en Christ : Jean 1,12.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;B) Thème de l’Evangile : v 17&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En Lui se révèle la justice de Dieu. Notons que le premier sujet de l’Evangile n’est pas l’amour, mais la justice de Dieu. L’amour de Dieu existe dans l’Evangile ; il ne révèle seulement toute sa dimension que dans le cadre de Sa justice : Rom 5,6 à 9. Prêcher l’amour de Dieu en Christ sans aborder le problème du péché et de la justice, c’est vider l’Evangile du sujet principal de son contenu. C’est finalement prêcher un faux évangile : 1 Cor 15,1-2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message essentiel que l’Evangile proclame est que l’unité n’est possible entre Dieu et l’homme que sur le fondement de la justice. La justice et l’équité sont la base du règne et du trône de Dieu : Ps 89,15 ; 97,2 ; 45,7. Dieu aime la justice par dessus tout : Ps 45,8, une justice qui, chez Lui, atteint des sommets : Ps 71,19. La grande question qui se posait à Dieu, après l’entrée du péché dans le monde, était la suivante : comment rendre l’homme juste tout en respectant sans les affaiblir les droits de la justice ? Ou comment tout en restant juste, condamner le péché tout en sauvant le pécheur ? L’Evangile nous révèle comment en Christ Dieu à trouver la solution parfaite à ce dilemme : Rom 3,23 à 26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acceptation de ce message suppose cependant deux choses qui vont être le sujet des développements ultérieurs de l’épître :&lt;br /&gt;- la reconnaissance du fait que l’homme est dépourvu de toute justice propre : Rom 2,10 ; Phil 3,8-9 ; Esaïe 64,5&lt;br /&gt;- le refus de chercher dans ses œuvres un moyen de se justifier : Rom 3,27-28 ; Eph 2,8-9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile ne peut être reçu et vécu que d’une seule manière : par la foi et pour la foi. La foi qui est le moyen d’accès à la justice que procure l’Evangile est aussi celui par lequel on en vit par la suite : Gal 3,2 à 5 ; Col 2,6-7 ; Héb 10,38-39. Jésus, l’auteur de la foi qui nous a conduit au salut est aussi Celui qui veut la mener à la perfection : Héb 12,2. Celui qui est au départ de notre foi est et restera Celui qui en sera l’objet jusqu’à la fin : Phil 3,12. A Lui, en qui se trouvent toutes les richesses de la sagesse et de la science, soient tout honneur et gloire : Col 2,3.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-2548000800125413166?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-116-17.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-1651037424357854169</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2008 11:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T07:47:25.736+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte et analyse</category><title>Romains 1,8 à 15</title><description>&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Texte biblique &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Je rends d’abord grâces à mon Dieu par Jésus–Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier. Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Evangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous, demandant continuellement dans mes prières d’avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d’aller vers vous. Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis, ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi. Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j’ai souvent formé le projet d’aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations ; mais j’en ai été empêché jusqu’ici. Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants. Ainsi j’ai un vif désir de vous annoncer aussi l’Evangile, à vous qui êtes à Rome.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Analyse : Relations de Paul avec les chrétiens de Rome&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;A) La prière de Paul pour ses frères : une louange à Dieu&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#993300;"&gt;1) Je rends d’abord grâces… : v 8&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est une habitude chez l’apôtre Paul de toujours commencer les lettres qu’il adresse à ses frères en Christ par ce qui le réjouit dans leurs vies. Ici il loue Dieu pour le témoignage des ses frères de Rome et leur foi réputée dans le monde entier (Rome était alors le centre du monde civilisé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul aura la même attitude envers :&lt;br /&gt;- les corinthiens : 1 Cor 1,4 à 6 malgré les divisions, les péchés et le désordre qui régnaient dans leur assemblée : 1 Cor 1,10 ; 5,1 ; 11,21 ; 14,40&lt;br /&gt;- les éphésiens : Ephés 1,15-16&lt;br /&gt;- les philippiens : Phil 1,3-5&lt;br /&gt;- les colossiens : Col 1,3 à 5&lt;br /&gt;- les thessaloniciens : 1 Thes 1,2-3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule église où il s’en abstiendra sera celle des galates qui s’étaient détournés du fondement de l’Evangile (le salut par la foi en la grâce suffisante de Dieu révélée en Christ) pour ajouter à la foi la nécessité d’observer les ordonnances de la loi : Gal 1,6-7 ; 3,2-3.10 ; 5,4-6. Pour Paul, une déviation doctrinale touchant le cœur du message de l’Evangile est plus grave au sein d’une assemblée que les faiblesses et les péchés des croyants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette coutume de l’apôtre Paul doit aussi devenir la nôtre. C’est un principe nécessaire à suivre si nous voulons, dans l'église, que l'amour fraternel devienne une réalité grandissante. Voir positivement mes frères et sœurs en Christ, c’est :&lt;br /&gt;- être reconnaissant pour chacun d’eux : v 8 : pour vous tous : ceux que j’apprécie et ceux que j’apprécie moins ; ceux avec qui j’accroche et les autres&lt;br /&gt;- estimer ce qui en eux glorifie Dieu et est le résultat de Sa grâce : 1 Cor 1,4 : nous pouvons toujours voir ce qui manque ; mais pensons à ce que serait notre frère sans la grâce !&lt;br /&gt;- leur faire part de ce que j’apprécie en eux : Phil 1,3 à 5.8&lt;br /&gt;L’exhortation fraternelle nécessaire est toujours mieux reçue quand elle a été précédée par les preuves de l’amour et de l’appréciation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#993300;"&gt;2) Je désire vivement vous voir : v 11&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un autre test concernant l’amour fraternel est la réalité de la place qu’occupent mes frères dans mon cœur et mes prières. La manière dont j’intercède pour mes frères est le reflet de la préoccupation que j’ai à leur égard : v 9 et 10. Notons ici les termes employés par Paul pour décrire les sentiments qui animent son cœur pour ses frères de Rome qu’il n’avait pourtant jamais vus : toujours : v 9… continuellement.. ; enfin : v 10… je désire vivement : v 11.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;B) Raisons du désir de Paul d’aller à Rome : elles sont triples :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#993300;"&gt;1) Leur communiquer ce qu’il avait reçu du Seigneur pour les affermir : v 11 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paul connaissait ses dons, son ministère et la mission qu’il avait reçue du Seigneur : Gal 1,16 ; 2,7-9 ; Eph 3,1.8 ; 1 Thes 2,16 ; 1 Tim 2,7 ; 2 Tim 1,11 ; 4,7. Lorsque Dieu nous a qualifié et confirmé dans une place, nous ne devons avoir ni fausse honte, ni orgueil pour occuper cette place que Dieu nous a donné : Actes 15,6-7 ; 1 Cor 4,14 à 16. Nous avons autant besoin de libération de la part de Dieu pour notre timidité que notre vanité dans Son service : 2 Tim 1,6-8 ; 3 Jean 9-10. L’humilité devant Dieu consiste à occuper juste la place qu’Il a prévu pour soi, ni plus, ni moins : Mat 3,13-15… et à savoir s’effacer lorsqu’un plus grand que soi arrive : Jean 1,35-36 ; 3,25-27.30-31 ; Actes 11,25 ; 12,25 : Barnabas et Saul ; Actes 13,46 ; 14,1 : Paul et Barnabas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Chaque fois qu’un certain nombre d’ouvriers du Seigneur se rassemblent, un certain ordre spirituel se met aussitôt en place. L’ouvrier du Seigneur doit savoir qui est au-dessus de lui. Certains n’obéissent pas aux autorités, parce qu’ils en ignorent jusqu’à leur existence. Nous ne devons pas tant nous soucier de ce qui est bon ou mauvais, mais plutôt de l’autorité qui est placée au-dessus de nous. Une fois que nous avons pris connaissance des personnes auxquelles nous devons être soumis, nous trouvons facilement notre place dans le corps. » W. NEE : l’autorité spirituelle : page 22.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#993300;"&gt;2) Etre édifié par ses frères : v 12 :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Aussi ancien dans la foi ou brillant dans la connaissance soit un frère, il peut toujours recevoir et apprendre des autres. Paul avait la vision de l’Eglise comme d’un corps : 1 Cor 12,27. Dans cette perspective, Paul savait :&lt;br /&gt;- que chaque membre avait sa place propre et utile pour l’ensemble : 1 Cor 12,15 à 20&lt;br /&gt;- que chaque membre a besoin de l’autre pour son propre bien : 1 Cor 12,21 :&lt;br /&gt;. personne donc dans la foi n’est suffisant à lui seul&lt;br /&gt;. nous ne nous concurrençons pas, mais nous nous complétons : v 22&lt;br /&gt;. nous ne nous dominons pas, mais nous nous aidons mutuellement&lt;br /&gt;. notre valeur n’est pas dans l’importance du rôle, mais dans l’utilité de notre fonction : v 22 à 24 : pensons au rôle du petit doigt de la main pour le pianiste et du pied pour le coureur&lt;br /&gt;- que chaque membre est lié à l’autre dans ce qu’il vit : v 26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;3) Annoncer l’Evangile à Rome : v 15&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le désir de Paul d’annoncer l’Evangile à Rome avait une double raison :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tant que sauvé, Paul concevait l’évangélisation comme un devoir, une dette d’amour qu’il avait envers tous ses prochains, quelle que soit leur origine : v 14 ; 1 Cor 9,16. L’évangélisation est, à ses yeux , l’accomplissement littéral du second commandement de la loi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même : Matth 22,37 à 39. Cp 2 Rois 7,3 à 9&lt;br /&gt;- En tant qu’apôtre des païens, Paul n’avait qu’une envie : mettre au service de Dieu et de l’Evangile ses dons reçus pour participer à l’évangélisation de la plus grande cité païenne de l’époque : Rome. Ce n’est cependant pas pour rien que Dieu contraria le désir de l’apôtre : v 13. Il l’obligea ainsi à rédiger son épître qui, plus que sa visite à Rome, contribua à l’évangélisation et au salut historique des non-juifs (cf la Réforme). Dieu peut ainsi faire parfois plus par nous au travers d’un non que d’un oui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Lui soit la gloire dans le monde et dans l’Eglise pour tous les siècles ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-1651037424357854169?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-18-15.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-2668442895039916402</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2008 07:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-08-02T07:47:57.399+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Texte et analyse</category><title>Romains 1,1 à 7</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Texte biblique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paul, serviteur de Jésus–Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Evangile de Dieu, qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Ecritures, et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus–Christ notre Seigneur, par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens, parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus–Christ, à tous ceux qui, à Rome, sont bien–aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus–Christ !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Analyse : adresse et salutations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;A) Origine et nature de la vocation de Paul :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1) Paul se présente d’abord comme serviteur de Jésus-Christ. Il se place ainsi par cette présentation au même rang que les autres chrétiens : v1 ; 1 Cor 3,4 à 9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Il se désigne ensuite sous le terme d’apôtre (envoyé, missionnaire). C’est là le rôle particulier qui lui revient parmi tous les serviteurs de Jésus-Christ : Ephés 4,11 à 13 ; 1 Cor 12,28. Paul est serviteur-apôtre comme d’autres sont serviteurs-enseignants ou serviteur-évangéliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Il tient sa vocation d’un appel de Dieu : v 1. ce n’est pas à son initiative personnelle mais à la libre volonté de Dieu que Paul se réfère pour justifier sa vocation : Actes 9,15-16. Chaque ministère comme chaque don dans l’église trouve son origine dans la même cause : la volonté de Dieu. La place de chacun est déterminée non selon une question de convenances ou de goûts personnels, mais selon le dessein personnel de Dieu pour chaque vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Il a été pour cela mis à part pourDieu :&lt;br /&gt;- dès avant sa naissance : Gal 1,13 à 17&lt;br /&gt;- par sa conversion : Actes 9,15 à 16 : Dieu Lui révèle sa vocation&lt;br /&gt;- par l’ordre du Saint-Esprit reçu unanimement par les responsables de l’église locale de laquelle il faisait partie : Actes 13,1 à 4. Dieu révèle ici la vocation de Paul à l’église.&lt;br /&gt;Les 2 derniers points sont les étapes temporelles par lesquelles le dessein éternel de Dieu pour Paul s’est accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Contenu de son apostolat :&lt;br /&gt;Paul n’est pas le propriétaire de son message, mais le héraut chargé de l’annoncer : v1. Sa fonction, dira-t-il plus tard, est comparable à celle d’un ambassadeur : 2 Cor 5,20-21. Il est mandaté par Dieu sur une terre étrangère pour inviter les hommes de cette terre à se réconcilier avec Lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) Destinataires de son apostolat : v 5 : toutes les nations&lt;br /&gt;Le monde entier est la paroisse de Paul. L’Evangile est pour lui une dette qu’il a envers toute l’humanité : v 14. Aussi son annonce n’a-t-elle rien d’une activité facultative. C’est sa raison d’être fondamentale : 1 Cor 9,16&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) But de son apostolat : v 5&lt;br /&gt;Evangéliser ne signifie pas pour lui seulement informer. L’annonce de l’Evangile a atteint son but lorsqu’elle amène les hommes qui l’entendent à se soumettre de nouveau volontairement à Dieu. Le péché étant un acte de rébellion, la conversion ne peut être qu’un acte de soumission : cf Luc 15,12 à 24. L’Evangile s’adresse à l’intelligence : Rom 10,17, mais aussi surtout à la conscience : 2 Cor 4,2 ; 10,3 à 6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;B) Le message de Paul :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1) C’est l’Evangile de Dieu : v 1&lt;br /&gt;Dieu en est l’Inspirateur et le défenseur. L’Evangile raconte l’initiative que Dieu a prise pour sauver les hommes en envoyant Son Fils expier le péché de toute l’humanité : Jean 1,29. L’Evangile est la réponse de Dieu à la recherche de paix de tous les hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Ses preuves : v 2&lt;br /&gt;L’Evangile n’est pas une nouveauté mais l’aboutissement et la réalisation des promesses faites par les prophètes au sujet du Christ dans l’Ancien Testament : Gen 3,15 ; 12,1 à 3 ; Esaïe 7,14 ; Luc 1,67 à 70. Alors que toutes les religions ont vu le jour avec la naissance de leur auteur, l’Evangile prouve son originalité et sa puissance en plongeant ses racines dans l’histoire même de l’humanité. « Avant qu’Abraham fut, Il est déjà : Jean 8,58. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Son objet : une Personne : Jésus-Christ : v 4 : le Fils de Dieu venu en chair :&lt;br /&gt;Sa double nature nous est prouvée :&lt;br /&gt;- par Sa naissance et Son origine humaine : Jésus est fils de David selon la chair : v 3&lt;br /&gt;- par Sa résurrection d’entre les morts, Il est déclaré Fils de Dieu : v 4&lt;br /&gt;Alors que toutes les religions présentent un message ou une doctrine à croire et à pratiquer, tout l’Evangile repose sur ce que Jésus est et a fait. C’est pourquoi, contrairement aux religions, l’Evangile ne peut se passer de Celui qui en est l’objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;C) Les destinataires de la lettre de Paul :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Ils ont été appelés par Jésus-Christ : v 6 et sont devenus des bien-aimés de Dieu : v 7. Ce terme décrit la nouvelle relation qui existe entre Dieu et Ses rachetés : une relation entièrement basée sur l’amour, la bienveillance et l’accueil inconditionnels de Dieu : Rom 8,15 ; Gal 4,6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Ils sont appelés à être saints : v 7 : la sainteté est le but suprême que Dieu s’est fixé pour eux : Rom 6,22 ; 1 Pierre 1,14 à 22&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Paul termine son introduction par la salutation qu’il emploie presque dans toutes ses lettres : grâce et paix : v 7. Deux termes qui décrivent exactement l’ordre dans lequel se vit toute expérience spirituelle avec Lui : la grâce apporte le pardon et la réconciliation et conduit à la paix !&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-2668442895039916402?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/romains-11-7.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-2299272119379736290.post-832389287926132495</guid><pubDate>Tue, 29 Jul 2008 15:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-29T17:52:27.794+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Plan</category><title>Plan de l'épître</title><description>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Plan de l’Epitre de Paul aux Romains&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;A) Introduction :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Ch 1, 1 à 7 : adresses et salutations&lt;br /&gt;- Ch 1, 8 à 15 : relations de Paul avec les chrétiens de Rome&lt;br /&gt;- Ch 1, 16-17 : thème de l’épitre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;B) Exposé systématique du plan de salut individuel : Ch 1,18 à 8,39&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;1) Condamnation universelle : Ch 1,18 à 3,20&lt;br /&gt;- des paiens : Ch 1,18 à 32&lt;br /&gt;- des juifs : Ch 2,1 à 3,8&lt;br /&gt;- du monde entier : Ch 3,9 à 20&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;2) Justification par la foi en Jésus-Christ : Ch 3,21 à 5,21&lt;br /&gt;- Son fondement historique : Ch 3,21 à 28&lt;br /&gt;- Son accord avec le mode de justification de l’Ancienne Alliance : Ch 3,29 à 4,25&lt;br /&gt;- Ses bienfaits pour nous : Ch 5, 1 à 11&lt;br /&gt;- Comparaison entre l’oeuvre d’Adam et celle de Christ, le péché et la grâce : Ch 5,12 à 21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Sanctification par le Saint-Esprit : l’oeuvre d’identification à Jésus-Christ : Ch 6,1 à 8,17&lt;br /&gt;- le croyant et le péché : pratique et principe de la sanctification : Ch 6,1 à 23&lt;br /&gt;- le croyant et la loi : Ch 7,1 à 25&lt;br /&gt;- la victoire sur le péché par la puissance de l’Esprit : Ch 8,1 à 17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Glorification avenir du croyant : Ch 8,18 à 39 :&lt;br /&gt;- Sauvé en espérance : Ch 8,18 à 27&lt;br /&gt;- Sauvé avec certitude : Ch 8,28 à 30&lt;br /&gt;- Hymne triomphal à la gloire de la grâce de Dieu : Ch 8,31 à 39&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;C) Le salut sur la plan collectif et universel : Ch 9,1 à 11,36&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- l’élection d’Israël : ses conditions : Ch 9,1 à 29&lt;br /&gt;- le rejet d’Israël : ses causes : Ch 9,30 à 10,21&lt;br /&gt;- conséquences positives de ce rejet et ses limites : Ch 11,1 à 24&lt;br /&gt;- restauration future d’Israël : Ch 11, 25 à 32&lt;br /&gt;- conclusion : louanges à Dieu : Ch 11,11 à 36&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;D) La vie par la foi : partie pratique : Ch 12,1 à 15,13&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les nouvelles relations du chrétien avec Dieu, les autres et les autorités humaines dans l’attente du retour de Christ : Ch 12,1 à 13,14&lt;br /&gt;- La tolérance chrétienne entre les forts et les faibles à l’exemple de Christ : Ch 14,1 à 15,13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;E) Conclusion : Ch 15,14 à 16,27&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Raisons de l’épitre : Ch 15,14 à 21&lt;br /&gt;- Projets : Ch 15,22 à 32&lt;br /&gt;- Salutations et doxologie finale : Ch 16,1 à 27&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2299272119379736290-832389287926132495?l=ichtus02-romains.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://ichtus02-romains.blogspot.com/2008/07/plan-de-lptre.html</link><author>georgel.gilles@wanadoo.fr (Ichtus02)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>